La créativité au travail : enjeu commercial ou social ?

Vous connaissez la pâte à modeler Play-Doh ? Cela vous rappelle des souvenirs ?

Cette matière a été créée dans les années 30 par la firme américaine Kutol. A l’origine, elle servait à gommer et nettoyer les papiers peints encrassés par les systèmes de chauffage au charbon ou au fioul…

Play-Doh, exemple de la créativité au travail ?

En 1955, avec l’arrivée des tapisseries lavables et l’évolution des modes de chauffage, la société Kutol est au bord du gouffre. Les frères Mac Vickers ne savent plus comment remonter la pente. Un des employés de l’entreprise a une belle-sœur institutrice. En voyant un échantillon de cette pâte de nettoyage, elle imagine immédiatement l’utiliser avec ses élèves. Elle détourne donc l’usage de ce produit pour en faire un jouet pour enfants ! La marque Play-Doh nait peu de temps après.

Le reste de l’histoire est du marketing et du commerce. Le groupe Hasbro détient aujourd’hui la marque pour son plus grand profit. On estime la masse totale de pâte à modeler Play-Doh vendue à travers 75 pays dans le monde à plus de 350 000 tonnes ! De quoi réjouir des générations d’enfants.

Sérendipité et créativité

L’histoire de Play-Doh est un mélange de sérendipité (la pâte pour tapisserie détournée fortuitement de son usage initial) et de créativité. Autant il peut sembler difficile d’encourager la sérendipité, autant la créativité doit être placée au cœur des préoccupations dans l’entreprise.

La créativité n’est pas l’apanage des professionnels dédiés à la création ! Il n’y a pas que les designers, architectes, écrivains ou autres métiers d’Art qui doivent être créatifs. Aujourd’hui, les entreprises utilisent les ressorts de la créativité pour se démarquer, obtenir de nouveaux marchés et accroitre leur compétitivité. Voilà l’enjeu commercial actuel.

C’est quoi la créativité au travail ?

La créativité au travail, comme disent les anglo-saxons, c’est “think out of the box”. Penser différemment puis agir différemment pour obtenir de nouveaux résultats. Dominique Lhuilier, Jean-Philippe Bouilloud, Anne-Lise Ulmann et les autres auteurs de l’ouvrage collectif “La créativité au travail” ont une autre définition. Selon eux, “Travailler n’est pas exécuter.Dans le décalage irréductible entre ce qui est défini comme étant à faire et ce qui est fait, se loge la créativité”.

La créativité se niche donc dans un espace plus ou moins réduit, en fonction des attentes de l’encadrement d’une organisation. D’après une étude menée par Gallup auprès d’un échantillon de travailleurs américains, seulement 29% des sondés sont tout à fait d’accord pour dire qu’on attend d’eux d’être créatif et de penser à de nouvelles manières de faire les choses. On voit bien que même au sein d’une culture professionnelle développée, la créativité au travail n’est pas encore à l’ordre du jour…

Comment développer la créativité au travail ?

Gallup a creusé un peu loin le ressenti des salariés à propos de la créativité et des attentes de leur encadrement. Parmi les salariés qui sont tout à fait d’accord pour dire qu’on attend d’eux d’être créatif, seulement 52% déclarent qu’on leur donne du temps pour le faire…

Comme Steve Jobs l’a dit : “Vous ne pouvez pas imposer la productivité, vous devez fournir les outils nécessaires pour permettre aux gens de donner le meilleur d’eux-mêmes?”

Alors, pour encourager cette créativité au travail, il faut commencer par éliminer tous les obstacles en donnant aux employés le temps, la permission et la liberté d’être créatifs. C’est en agissant ainsi que nous permettons “aux gens de donner le meilleur d’eux-mêmes”, c’est-à-dire la créativité ! Par exemple, les ingénieurs de Google disposent d’un jour par semaine qu’ils consacrent à des recherches sur des projets personnels pour l’entreprise. Le cabinet de conseil Brighthouse de Joey Reiman accorde à son personnel 5 jours par an, en plus des congés, pour “rêvasser” !

Les freins à la créativité au travail

D’après Valérie Voiron (coach et formatrice), il existe 4 blocages principaux pour mettre en œuvre cette politique dans le milieu de travail. Elle les détaille dans un article publié sur le site Studyrama. Pour elle, ces blocages sont plutôt liés à l’humain qu’à l’organisation. Le poids des habitudes (c’est rassurant et confortable), la peur de l’inconnu (facteur de stress), la méconnaissance (ignorance et/ou hésitation) et la critique externe (focalisation sur des causes externes, “fixed mindset“) bloquent la créativité des employés.

Mesurer la créativité

Un autre frein potentiel à la mise en place d’une culture de la créativité au travail est le besoin rationnel de mesurer des résultats. Comme pour la recherche fondamentale, les bénéfices financiers ne sont pas immédiats.

Une des idées avancées par Gallup est de se concentrer sur d’autres indicateurs que la rentabilité à court terme. Par exemple, le nombre d’idées nouvelles ou de pistes de recherche proposées par les employés. Il est indispensable pour une bonne gouvernance de la créativité d’organiser des temps de restitution du travail effectué. Lors de ces regroupements, les idées sont partagées et dynamisent l’ensemble de l’équipe. Une idée encore imparfaite peut bénéficier d’un effet itératif du groupe et être peaufinée plus rapidement.

Accepter l’échec

Développer la créativité au travail, c’est un chemin risqué ! Il n’y a aucune certitude au départ que la démarche sera couronnée de succès. Il parait bien plus “raisonnable” de peaufiner des fiches de poste et d’exiger leur application sans réserve… Pour un temps seulement. Le commerce est intrinsèquement une entreprise risquée ! Que vous vendiez des produits physiques, dématérialisés ou des services vous prenez des risques en les proposant à la vente.

En développant la créativité au travail, la seule certitude est l’échec. Thomas Edison a fait plus de mille essais avant de parvenir à créer le filament de sa première ampoule. C’est avant tout un “serial looser”. Pourtant, il est connu pour ses nombreux succès ! Pour réussir, il faut donc développer sa tolérance à l’échec.

Selon l’institut de sondage américain Gallup, “Les gens sont assez peu enclins à prendre des risques au travail si l’évolution de leur carrière repose sur la démonstration d’un parcours professionnel réussi…” Cela signifie qu’il ne faut aucun accroc, que tout le chemin doit être lisse et impeccable.

Il n’est donc pas surprenant que seulement 18% des travailleurs américains interrogés par l’institut de sondage soient fortement d’accord pour dire qu’ils peuvent prendre des risques au travail qui pourraient aboutir à de nouveaux produits, services ou procédés.

L’aversion pour le risque

Ce danger est réel pour l’avenir de toute entreprise. Avoir peur de prendre des risques pour innover et se démarquer est la limitation la plus sournoise pour toute organisation. On pense se protéger alors que c’est le contraire qui se produit. Dans un monde en perpétuel mouvement, celui qui fait du sur place s’expose. En effet,  le statu-quo ne profite qu’aux concurrents qui continuent d’avancer !

Quand même, il y a des limites à la créativité au travail !…

Collaboration et engagement

Si la créativité au travail présente un risque, la limiter ou la bannir est pire encore. En effet, lorsque les salariés pensent que leurs idées ne seront pas les bienvenues ou que l’échec sera sanctionné alors ils ont tendance à se renfermer sur eux-mêmes…

Les études menées dans plusieurs entreprises américaines prouvent que l’engagement des salariés augmente lorsque la créativité est au cœur de la culture de l’entreprise. Cela signifie plus de collaboration au sein du lieu de travail. Cette culture renforce également le sentiment d’appartenance à une entreprise. Du coup, les salariés sont deux fois moins susceptibles de rechercher un autre travail.

L’effet Kiss-Cool

Mettre en place une culture créative dans l’entreprise apporte un avantage concurrentiel encore mal identifié. Engagement au travail, faible turn-over, image de marque, facilité de recrutement… Une fois en place, cette dynamique se propage vite. Si ses effets profonds sont à mesurer à long terme, les candidats, eux, affluent naturellement vers ces entreprises. Lorsqu’on voit les difficultés de recrutement actuelles dans certains secteurs, ce seul argument devrait convaincre certains leaders !

Enfin, pour terminer, le dernier effet bénéfique de cette politique interne est la fidélisation des clients. Nous nous associons facilement à des marques et des organisations créatives.

La créativité au travail est donc un enjeu majeur pour le développement de nos entreprises. C’est à la fois un atout social, commercial et concurrentiel.

Que les Forces soient avec Vous !

Guillaume Le Penher

Sources :

La créativité au travail, de Gilles Amado, Jean-Philippe Bouilloud, Dominique Lhuilier et Anne-Lise Ulmann. Éditions Érès, 2017

Fostering creativity at work, Ben Wigert and Jennifer Robison, Gallup poll, 2018

 

De quel bois je me coach !

Lorsqu’on parle de coaching en France, la discussion est souvent mitigée. Scepticisme, confusion entre thérapie et développement personnel, profusion des “écoles de coaching”… Cette activité heurte souvent le cartésianisme français. Pourtant, le coaching n’est pas une mode importée des États-Unis et réservée à une élite ! En plus du monde anglo-saxon, nos voisins allemands, suisses ou néerlandais ont bien compris l’importance de cette pratique. Face aux enjeux de plus en plus complexes du monde actuel, pensez-vous encore que l’éducation que vous avez reçue vous suffise pour définir vos buts et les atteindre ? Non, un coach n’est pas destiné qu’aux athlètes de haut niveau !

Avec votre coach, vous allez faire des étincelles !

1/ Presque tout le monde a besoin d’un coach…

Si votre vie est parfaite, que vous avez développé votre plein potentiel et que vous ne souhaitez pas aller encore plus loin, alors vous pouvez abandonner la lecture de cet article. Cela vous fera gagner un temps précieux !

Par contre, si comme moi vous pensez que vous pouvez aller encore plus loin dans votre connaissance personnelle et votre développement alors, vous pourriez vous adjoindre l’aide d’un coach… Même si vous n’avez pas prévu de participer aux prochains Jeux Olympiques !

Je pense que la meilleure illustration de cette nécessité de coaching est la “supervision”. En effet, chez Gallup et ailleurs, les coachs sont eux-mêmes régulièrement coachés. J’en ai déjà parlé dans ce blog lorsque je suis allé il y a quelque temps à Londres pour jouer aux Lego… Vous pouvez relire cet article ici.

2/ C’est quoi un coach ?

Selon Google, il y a plusieurs sens :

  1. (vieilli) Automobile à 2 portes et 4 places…
  2. Personne chargée de l’entrainement d’un sportif, d’une équipe.
  3. Professionnel qui accompagne une personne, une équipe pour l’aider à développer ses aptitudes, à atteindre ses objectifs.

Finalement la première définition me plait bien… Le coach est donc un véhicule pour vous amener d’un point A à un point B ! Il vous aide à cheminer. Il vous apporte un moment hors du temps pour vous pencher sur vous-même et prendre du recul (mais pas en marche arrière…). L’autre utilité de ce véhicule “coach” est de vous aider à régler votre GPS. Ainsi vous êtes plus sûr d’atteindre votre objectif en empruntant le chemin optimal.

3/ Comment choisir votre modèle de coach ?

C’est vrai qu’aujourd’hui, c’est un peu l’industrie du coach ! Alors, comment choisir le vôtre ? Berline, citadine ou all roads ? Le coaching est avant tout une aventure humaine. Vous devez donc vous sentir à l’aise avec la personne que vous choisissez ! Nous sommes là pour passer un bon moment. L’atmosphère doit être propice au dialogue et à l’écoute active.

Il y a également un élément à prendre en compte : l’engagement. Choisiriez-vous plutôt un coach qui affiche 100 fois une heure de coaching au compteur ou plutôt 100 heures d’expérience ? Cela fait toute la différence !

Le coaching est d’abord une activité de seconde partie de vie. Je pense qu’il faut un minimum d’expérience de vie afin de pouvoir se connaitre en profondeur et aider efficacement quelqu’un d’autre. Comme c’est un secteur qui n’est pas encore clairement réglementé, tout le monde peut se prétendre “coach”. Il existe heureusement des formations et des méthodes claires et éprouvées.

4/ Pourquoi choisir un coach certifié par Gallup ?

Choisir un coach certifié Gallup Strengths Coach, c’est l’assurance d’obtenir un accompagnement de qualité. En effet, notre formation se déroule en 3 temps. D’abord, une semaine de formation en groupe d’une dizaine de personnes maximum. Pour ma part, j’ai participé à cette première phase à Delhi, en Inde (je vous dévoile 4 choses que j’y ai appris dans cet article). Avec mes collègues indiens, japonais et allemand, nous avons d’abord décortiqué nos propres “filtres”. En effet, nous portons tous un regard différent sur le monde et en tirons des conclusions personnelles. Ce prisme qui est propre à chacun constitue le fondement de la vision de chaque coach. En prendre conscience est primordial.

Ensuite, nous devons coacher au moins 6 personnes afin de mettre en pratique nos connaissances fraichement acquises. J’ai vraiment adoré cette période car on peaufine petit-à-petit nos entretiens. J’ai senti que je gagnais à la fois en confiance et en pertinence au contact de mes coachés. Étant issu de la sphère artistique, j’aime apporter une certaine créativité et de l’humour lors des échanges.

Pour finaliser cette séquence de formation, un examen en ligne sanctionne le niveau de connaissance. Pendant près de 2 heures, nous devons valider notre compréhension des outils mis à disposition ainsi que la philosophie globale du coaching basé sur les Forces. J’ai fait l’ensemble de ce cursus en anglais car il n’y a pas de formation dispensée en français à l’heure actuelle.

Passé cette étape, je suis devenu officiellement “Gallup Certified Strengths Coach” !… Pour une période de 2 ans uniquement ! Je dois renouveler ma certification après un nouvel examen biannuel. Entre temps, je suis convié régulièrement à des séances de supervision (coaching de coach). Je peux ainsi discuter avec des pairs plus expérimentés sur mes méthodes et les problématiques que je rencontre au cours de ma pratique. Nous formons une réelle communauté mondiale dont le but est de vous révéler vos Forces et vous aider à les développer.

5/ Strengths coaching : Stratégie en 11 points

Gallup a élaboré une stratégie afin de permettre au coaché d’être pleinement engagé dans les échanges. Le coaching c’est aussi une affaire de confiance. Lorsque vous faites appel à moi, voici les 11 points qui me guident :

  1. Vous écouter activement : je focalise toute mon attention sur vous afin de déterminer vos besoins et vos attentes. C’est la base.
  2. Garder une attitude positive : je mets tout en œuvre pour créer un climat de coopération amicale avec une attitude serviable.
  3. Rester objectif : je m’engage être pleinement réceptif, sans jugement. Je me retiens de sauter trop rapidement à une conclusion.
  4. Prenez votre temps : je vous assure de ma patience afin de laisser mûrir les idées plus complexes ou plus difficiles à extérioriser dans votre esprit. Je sais que les personnes dotées du thème de la “Prudence” (Deliberative) doivent peser chacun de leurs mots avant de les livrer…
  5. Être souple : je m’adapte à vos demandes et vos besoins. Vos buts sont mes objectifs.
  6. Être disponible : je reste à votre écoute entre deux conversations si vous avez besoin. Je suis disponible par mail ou pour un court appel téléphonique convenu ensemble.
  7. Être honnête : je me positionne comme votre partenaire fiable et constant. J’aime que les choses soient claires. Mes questions et commentaires sont transparents.
  8. Je fais toujours ce que je dis : 15 années au service de mes clients dans l’Art et l’artisanat ont forgé mon caractère ! Lorsque je m’engage, c’est du solide. Pour moi, c’est une valeur primordiale.
  9. Quand je ne suis pas sûr, je me renseigne : j’ai appris au fil du temps à connaitre mes propres limites et faiblesses. Alors, quand je ne suis pas sûr de la meilleure réponse à vous apporter, je consulte ma communauté internationale.
  10. Rester ouvert : pas 24h/24, 7j/7 😉 ! Je vous offre mon ouverture d’esprit issue de mes nombreux voyages en immersion totale dans des cultures lointaines depuis mon adolescence (Afrique, Asie, Amazonie…). Après avoir mangé du rat de Gambie ou des vers de palmier et dormi dans un hamac au bord du fleuve Maroni (Guyane) ou sur un lit Kang (chauffé au charbon de bois) au pied de la muraille de Chine, je vous assure de toute mon ouverture d’esprit !
  11. Vous convaincre de l’intérêt de faire votre propre “Révolution des Forces” : mon rôle est de vous aider à comprendre la puissance qui se cache dans vos manières innées de penser, de vous comporter et de ressentir les choses. Commencez par vos Talents, finissez par vos Forces !

6/ Coaching versus Thérapie :

Je vais très bien, je vous remercie !

L’une des attaques fréquentes contre le coaching et les coachs en France est la croyance selon laquelle le coaching serait destiné aux personnes souffrant de “Burn-Out”… La bonne blague ! Le coach serait alors une sorte de thérapeute qui soignerait l’âme de personnes en grande détresse physique et morale…

J’y vois 2 attitudes polluantes chez les colporteurs de cette croyance. La première attitude est celle de dire : “moi, je vais bien, je ne suis pas en dépression alors je n’ai pas besoin d’être coaché”. Sous-entendu, le coaching, c’est pour les faibles. Ceux qui ont craqué. Cela laisse entrevoir une attitude morale de toute puissance qui limite le développement (cela me fait penser au “fixed-mindset” de Carol Dweck dont je parle dans cet article)

La seconde attitude est de confier aux coachs un rôle qui n’est pas le leur. Aider à lutter contre la dépression est quelque chose d’extrêmement difficile qu’il ne s’agit pas de prendre à la légère. Seuls les psychologues, les psychiatres et les autres professions médicales sont habilitées à soigner ce genre de pathologies.

En clair, le coaché n’est pas malade ! Au contraire, il va même très bien puisqu’il cherche à se développer ! Quant au coach, ce n’est pas un thérapeute. Il écoute, motive, accompagne et donne des techniques pour fixer et atteindre des objectifs variés.

7/ Seul le coaché peut avancer…

J’ai une mauvaise nouvelle pour ceux d’entre vous qui sont tentés par un accompagnement avec un coach. VOUS allez devoir faire le chemin vous-même ! Comme je viens de vous l’indiquer juste avant, le coaching, ce n’est pas une thérapie mais un coup de pouce.

Pour illustrer cette idée, voici la petite histoire du fermier qui pouvait comprendre le langage des animaux :

“Un soir qu’il s’attardait dans la cour de la ferme pour écouter ce que disaient ses bêtes, il entendit le bœuf se plaindre à l’âne de la dureté de son sort

_Je tire la charrue du matin au soir. Peu importe combien il fait chaud ou que mes pattes soient fatiguées, ou bien que l’attelage m’irrite le cou, je dois tout de même travailler ! Mais toi, tu es une créature de loisirs. Tu es paré d’une couverture colorée et tu ne fais rien d’autre que de mener notre maître là où il désire aller. Quand il ne va nulle part, tu te reposes et tu broutes l’herbe verte toute la journée.

L’âne, en dépit de ses sabots agressifs, était d’un bon naturel et sympathisait avec le bœuf.

_Mon bon ami, répondit-il, tu travailles très dur et je voudrais alléger ton sort. Donc, je vais te raconter comment tu peux gagner une journée de repos. Le matin, quand l’esclave vient te chercher pour labourer, couche-toi sur le sol et beugle sans arrêt pour qu’il rapporte que tu es malade et que tu ne peux pas travailler.

Alors, le bœuf écouta le conseil de l’âne et le matin suivant, l’esclave alla vers le fermier et lui dit que le bœuf était malade et qu’il ne pourrait pas tirer la charrue.

_En ce cas-là, dit le fermier, attelle l’âne pour le remplacer parce que le labourage doit être fait.

Toute la journée, l’âne, qui avait seulement voulu aider son ami, fut contraint de faire le travail du bœuf. Quand arriva le soir et qu’il fut détaché de la charrue, son cœur était amer, ses pattes étaient fatiguées et son cou lui faisait mal parce que l’attelage l’avait irrité.

Le fermier resta dans la grange pour écouter. Le bœuf commença le premier.

_Tu es un bon ami. Grâce à ton sage conseil, j’ai joui d’une journée de repos.

_Et moi, rétorqua l’âne, je suis comme plusieurs autres cœurs tendres qui commencent par aider un ami et finissent par accomplir le travail à sa place. Dorénavant, tu tireras ta propre charrue parce que j’ai entendu le maître dire à l’esclave d’aller quérir le boucher si tu étais encore malade. J’espère qu’il le fera car tu es un compagnon paresseux. Ils ne se parlèrent plus jamais. Là s’est arrêtée leur amitié…”

La morale de cette fable est décrite dans le livre “l’Homme le plus riche de Babylone” de George Samuel Clason (vous pouvez acheter ce monument littéraire de la gestion financière sur Amazon en suivant ce lien). Je vous la livre telle quelle : Si tu désires aider ton ami, fais-le de façon à ce que les tâches de celui-ci ne te reviennent pas…

En clair, vous allez devoir faire le travail vous-même. En tant que coach, je peux vous aider à ouvrir les portes mais pas à conduire. Le chauffeur, la chauffeuse, c’est vous !

A vous de jouer !

8/Qui peut être coaché ?

Il y a une aussi une bonne nouvelle ! Le coaching basé sur les Forces se base sur votre manière de PENSER, d’AGIR et de RESSENTIR les choses. Ça tombe bien car ce sont justement 3 éléments de votre vie sous votre contrôle !

Le coaching s’adresse à l’individu, au manager et aux groupes. Selon le public, les techniques nécessitent une adaptation. Les méthodes enseignées par Gallup à ses coachs certifiés sont conçues pour répondre tant au développement personnel de la personne qu’à la conduite du changement du management dans les entreprises. Le coach travaille alors en symbiose avec le manager en suivant les objectifs de celui-ci.

9/ Impact

En choisissant le bon coach et en vous impliquant dans votre propre développement, vous prenez votre vie en main ! Avec un minimum de persévérance, vos résultats seront à coup sûr spectaculaires. Vous deviendrez un “meilleur vous-même” au lieu de tenter de ressembler à un modèle. Votre monde s’élargira grâce à la connaissance personnelle que vous aurez acquis. Fermez les yeux quelques instants et imaginez avec précision cette nouvelle vie… Visualisez vos réussites, vos succès, vos victoires et les sensations qu’ils vous procurent.

Alors, comment vous sentez-vous maintenant ?…

Que les forces soient avec vous !

Guillaume Le Penher

Mes 3 habitudes pour une vie plus zen !

C’est quoi une vie plus Zen ?

Tout d’abord le mot “zen” est issu d’une branche du bouddhisme japonais. Le bouddhisme Mahayana met l’accent sur la méditation en posture assise dite “zazen”. Les moines qui suivaient les préceptes zen dans le Japon médiéval vivaient pauvrement et pratiquaient des activités manuelles. L’enseignement était dispensé directement de Maitre à élève, en dehors des dogmes traditionnels. Chaque geste de la vie quotidienne comme boire le thé ou tirer à l’arc, était transformé en rituel. Ces rituels sans cesse améliorés devaient les conduire à l’état “d’illumination zen” qui apporte la compréhension de la place de chacun dans l’Univers… Le terme est donc d’abord religieux et métaphysique. En occident, nous avons plutôt retenu les valeurs du dépouillement et de la pratique méditative. On peut aussi en retirer la pratique de rituels qui s’apparente d’une certaine manière à des habitudes.

La plénitude des paysages naturels invite à l’apaisement.

Le Graal ultime pour beaucoup d’entre nous, c’est donc d’arriver à une vie plus zen. Mais qu’entend-on par là ? Les définitions sont nombreuses bien sûr. Pour moi, une vie zen, c’est une vie équilibrée, où l’on respecte ses valeurs et son être. C’est aussi une vie où l’on atteint ses objectifs sans stresser excessivement. A long terme, les bénéfices d’une vie plus zen sont nombreux : santé, bonheur, relations sociales, productivité… Nous avons tous à y gagner personnellement et collectivement.

J’en étais là de mes digressions lorsque j’ai reçu le message d’Olivier Roland du blog Habitudes Zen qui m’invite à participer à un événement interblogueurs… Olivier me demande de partager mes 3 habitudes pour avoir une vie plus zen ! Comme je ne peux résister à l’invitation plus longtemps, je vais vous divulguer mes 3 astuces pour vous aider, vous aussi, à avoir une vie plus zen.

Connais-toi et tu seras plus zen !

La première étape vers une vie plus zen, selon moi, passe par la connaissance de soi. J’ai remarqué que beaucoup de personnes essaient de ressembler à quelqu’un d’autre au lieu de vivre pleinement leur propre vie. La pression sociale est forte et tente de nous faire accepter un rôle qui n’est pas celui qui nous convient au plus profond de nous-même. Les “bonnes” études, le “bon” job et au final, il en résulte une insatisfaction et un stress énorme. Cette situation affecte énormément notre santé.

Pour apprendre à se connaitre et avoir une vision positive de soi-même, rien de tel qu’un test comme le CliftonStrengths de Gallup (payant) ou le VIA Character strenghts (gratuit) ! En quelques dizaines de minutes, vous allez démarrer une aventure incroyable ! Vous partez explorer un monde parfois inconnu mais tellement parlant : VOUS-MÊME ! Ne vous arrêtez surtout pas à la lecture de vos résultats car c’est à partir de ce moment que tout devient intéressant. Lorsque vous recevez votre rapport CliftonStrengths, certains sont tentés de se contempler dans un miroir en se déclarant à eux-même : “je suis comme-ci ou j’ai telle qualité selon Gallup”.  Cette attitude est incompatible avec la quête d’une vie plus zen car cela encourage un état d’esprit fixe (fixed mindset)… J’ai déjà parlé des études de Carol Dweck dans un article précédent qui relatent l’opposition entre l’état d’esprit fixe et celui de croissance. (Vous pouvez regarder cette vidéo Ted à ce propos, elle est traduite en français…)

Utiliser ses talents naturels vous rend plus zen

Découvrir puis utiliser consciemment et intentionnellement ses talents naturels est le chemin le plus court vers l’excellence. C’est également un raccourci vers la zen attitude. Être dans ses compétences tout en sortant de sa zone de confort. En développant vos forces (seul ou avec l’aide d’un coach), vous atteignez plus facilement vos objectifs. Voilà ce qui ressort de plus de quarante ans de recherches initiées par Donald Clifton. On assiste depuis quelques années à une vraie rupture en utilisant un mode de développement basé sur les forces et non plus sur les lacunes !

En apprenant à connaitre vos réactions, votre mode de pensée ainsi que votre comportement naturel, vous réduisez considérablement votre niveau de stress. Maintenant que vous avez conscience de vos forces, pour être vraiment au top, il vous faut travailler un autre point crucial…

Une volonté d’airain pour une vie plus zen !

J’en parle souvent dans ce blog et je ne m’en lasse pas ! Depuis que j’ai lu les études de Roy Baumeister sur les mécanismes de la volonté, ce thème me passionne. La volonté est comme un muscle alors il faut l’exercer. Muscler votre volonté permet d’améliorer votre organisation, d’augmenter votre efficacité et vous apporte de nombreux bénéfices pour votre santé...

Seulement, il ne s’agit pas de croire que la force de la volonté est infaillible. Non. Il faut éviter le claquage et l’aider autant qu’elle nous aide à réaliser nos rêves. Pour cela, il faut mettre des stratégies gagnantes en place.

Gare à l’épuisement de la volonté !

Comme nous disposons chaque jour d’un stock de volonté défini, il convient de l’utiliser avec parcimonie. Chaque décision nous coûte. Si vous faites un régime alimentaire et que vous passez une journée complète à flâner à Bruxelles devant les stands de gaufres belges, il y a de fortes chances pour que vous craquiez à un moment donné. Si vous venez d’arrêter de fumer et que vous passez vos soirées avec des amis qui enchainent les cigarettes, votre volonté va être mise à mal… Jusqu’à la bouffée qui fera baisser votre estime personnelle.

Autre exemple, vous devez vous rendre au restaurant avec des amis ce soir alors que vous vous êtes promis de ne pas faire d’écart. L’idée alors est de vous préparer mentalement à l’avance. Ce soir, vous allez privilégier les légumes et le poisson. Pas d’excès de sauce, un dessert frugal. Point. Voilà votre mantra pour la journée car vous l’avez décidé. Ainsi, vous préservez votre stock de volonté en définissant à l’avance votre comportement. Cela évite de devoir faire un effort trop important sur le moment.

Une volonté d’organisation

S’organiser au quotidien est parfois un challenge, c’est vrai. La vie de famille, la vie professionnelle, la vie sociale se télescopent et perturbent notre recherche de zénitude. Nous devons donc réagir en conséquence pour garder le focus sur nos objectifs. Encore une fois, la connaissance de soi apportée par des tests comme le CliftonStrengths de Gallup me semble primordiale. Ainsi, nous connaissons également mieux nos travers et nos biais naturels. Une tendance à la procrastination, une recherche de la perfection contre-productive ou au contraire un penchant pour le “vite fait”… Nous avons tous en nous au moins un schéma de ce type. En avoir conscience permet de lutter contre cette tendance naturelle.

Mettre en place des stratégies d’organisation quotidienne nous aide à préserver notre stock de volonté. Il en existe des centaines, à vous de trouver celles qui vous correspondent. Ces stratégies visent à créer des routines productives qui évitent le recours à la volonté par une prise de décision. Par exemple, cela peut être une séance de méditation, un réveil avancé d’une heure, une marche dans les bois ou un footing, utiliser la méthode Pomodoro de travail hyper-concentré, définir les Tâches les Plus Importantes de la journée…

Une volonté de changement

Avoir plus de volonté, c’est aussi plus de force pour changer nos mauvaises habitudes et les substituer par de meilleures. Et ça commence aujourd’hui ! C’est formidable, non ?

Prenez un peu de temps pour lister vos routines et choisissez celles que vous voulez modifier si vous pensez qu’elles impactent négativement la réalisation de vos objectifs. Dans cette liste, j’avais listé il y a 3 ans ce type d’habitudes négatives :

  1. arrêter de fumer
  2. ne plus démarrer la journée par mon shoot “d’info du monde en perdition”
  3. passer plus de temps en famille
  4. boire moins de vin et de bière (même bio ;))…

Cette liste n’est pas exhaustive mais je pense que vous avez saisi le principe. Alors, bien sûr, je n’ai pas tout changé du jour au lendemain. Je n’ai malheureusement pas de recette miracle à vous offrir ! D’ailleurs, comme ce n’est pas magique, je travaille encore sur la 4ème habitude…

L’idée au contraire est d’y aller progressivement. Chaque étape est importante. Exercer votre volonté de manière focalisée est plus efficace. Chaque fois que vous modifiez durablement une habitude, vous créez une nouvelle norme. A force de répéter le changement, il devient le quotidien. Parvenu à ce stade, vous pouvez maintenant exercer votre volonté sur une autre habitude que vous souhaitez changer. Vous allez voir, c’est aussi simple que cela ! Et surtout, ne vous dites pas que c’est impossible car vous envoyez alors des messages d’échec à votre cerveau !

L’intelligence de la volonté

Grâce à votre volonté, vous vous permettez d’être en meilleure santé car vous développez des modes de vie plus sains. Vos meilleures habitudes vous apportent plus de sérénité, vous apaisent en vous gratifiant d’une meilleure image de vous-même. Votre stress est réduit. Mais savez-vous que la volonté impacte directement un autre facteur que nous désirons tous : le succès !

En effet, des études ont mis en évidence la corrélation entre le niveau de volonté et la réussite. A quotient intellectuel équivalent, les personnes qui ont développé un niveau de volonté supérieur obtiennent plus de succès que les autres ! Voilà encore un argument de plus en faveur de l’exercice de la volonté…

Maintenant que vous êtes au top de votre connaissance personnelle et que vous avez mis en place des habitudes saines grâce à votre volonté d’airain, savez-vous quelle autre action il vous faut mettre en place ?…

La puissance des arbres pour une vie plus zen
Une petite balade en forêt ?…

Des objectifs clairs pour une vie plus zen !

Les moines du bouddhisme Mahayana avaient un objectif clair : atteindre l’illumination zen, l’état de Bouddha. Sans objectifs clairement définis, tout ce que je vous conseille précédemment n’a que peu d’intérêt… Ces moines pratiquaient également le tir à l’arc. Dans cette discipline, on a choisi la cible (le but) à votre place mais cela ne vous dispense pas de viser avant de tirer. Il y a donc 3 phases distinctes :

  1. Choisir sa cible, son but
  2. Viser cet objectif
  3. Décocher votre flèche

Pendant ces 3 phases, vous devez rester concentré. Votre connaissance personnelle et votre volonté d’airain sont vos précieux alliés. Il existe un autre outil qui va vous aider dans votre quête : la méthode SMART !

Plus zen avec la méthode SMART

Comme me l’a enseigné Olivier Roland (qui n’est pas l’inventeur de la méthode SMART mais qui la popularise dans ses formations), elle permet d’être “focalisé comme un laser sur sa réussite”. Il nous rappelle également la citation de Sénèque : “il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va”.

Smart est l’acronyme de :

  •  Spécifique
  • Mesurable
  • Atteignable / Accessible
  • Réaliste
  • Temporellement défini

Objectif Spécifique : définir simplement et clairement l’objectif. Par exemple, “arrêter de fumer”. Si vous dites ici “je veux une vie plus zen”, l’objectif est trop flou. Il y a peu de chance que vous puissiez le définir de cette manière. Il s’agit plutôt d’un rêve. Soyez objectif et précis. Dites par exemple “je veux réduire mon niveau de stress en arrêtant la nicotine (qui entretient la tension)”.

Objectif Mesurable : il s’agit simplement de définir l’outil de mesure qui vous permettra instantanément de savoir si vous êtes sur le bon chemin. Dans le cas de l’arrêt du tabac vous pouvez vous dire que vous allez d’abord diviser par 2 votre consommation pour effectuer un premier palier.

Objectif Atteignable / Accessible : assurez-vous que vous avez les moyens pour atteindre votre objectif. Vous vous sentez prêt à faire le pas vers l’arrêt du tabac. Votre motivation est forte et vous avez déjà pensé aux situations dans lesquelles vous savez que pourriez “craquer”. Vous avez déjà défini votre réaction dans de tels cas. Votre objectif est à portée de poumon.

Objectif Réaliste : autant la question précédente concerne vos propres moyens autant celle-ci est liée à votre environnement. Si vous voulez arrêter le tabac alors que vous travaillez dans un bar enfumé (avant les lois bannissant l’herbe à Nicot de ces établissements bien sûr !) votre objectif est sans doute peu réaliste…

Objectif Temporellement défini : il s’agit simplement d’indiquer une date de réalisation de votre objectif. par exemple, j’arrête de fumer d’ici 2 mois.

Voilà, avec cette méthodologie, vous allez pouvoir définir vos objectifs de manière précise et terriblement efficace ! Cela va vous épargner bien des soucis. Votre vie plus zen vous tend maintenant les bras !

En résumé

Vous connaissez maintenant mes 3 habitudes pour avoir une vie plus zen. Je ne vais pas vous dire que je les applique à la lettre en permanence. Je m’améliore chaque jour et c’est vraiment cela qui compte : conserver un bon état d’esprit ! Il ne faut pas non plus se montrer trop dogmatique et inflexible. Un écart est toujours acceptable s’il ne devient pas une habitude.

Grâce à votre connaissance personnelle, votre volonté et vos objectifs SMART vous allez gagner en sérénité. Votre niveau de stress va baisser de manière inversement proportionnelle à votre courbe du bonheur ! Votre santé va s’améliorer et vous atteindrez des niveaux d’achèvement que vous pensiez inatteignables auparavant.

Pour aller encore plus loin, je ne peux que vous encourager à lire cet article du blog “Habitudes Zen”. Vous y découvrirez les “36 leçons que j’ai apprises sur les habitudes” de Leo Babauta. C’est une mine d’infos inspirantes !

Et si vous avez encore un doute à propos de ce que je viens de vous dire, alors le mieux est de tester sur vous-même. On a encore jamais trouvé une solution plus pragmatique !

Que les Forces soient avec vous !

Guillaume Le Penher

 

4 choses apprises à Delhi sur le Talent…

Une semaine intensive !

Je reviens de Delhi, l’incroyable et bouillonnante capitale indienne. Pendant ce voyage, j’ai participé à une semaine de formation au coaching des forces dispensée par la société américaine Gallup. Gallup est la société qui diffuse et gère le test en ligne StrengthsFinder 2.0. Je vous l’ai déjà dit, ce test a changé ma vie personnelle et professionnelle (ainsi que celle de ma femme ;)).

Il y a quelques mois, j’ai pris les choses en mains et me suis inscrit à cette session appelée Accelerated Strenghts Coaching Course. J’attendais depuis plusieurs semaines cette échéance avec un mélange d’impatience et d’inquiétude. Depuis ma rencontre en janvier dernier avec le Pdg de Gallup, Jim Clifton, je ne pouvais plus reculer ! “If you don’t change the world, no one else is going to !” (Si tu ne changes pas le monde, personne d’autre ne le fera…) m’avait-il dit.

Après cette semaine d’apprentissage intense et passionnant, je souhaite partager avec vous quelques-unes des notions importantes pour connaitre et développer nos forces. Comment différencier un Talent d’une Force ? Un talent est-il toujours positif ? Comment sont classé les 34 thème du StrengthsFinder ? Et enfin, quel impact ce classement a-t-il ? Je vous apporte dans cet article les réponses que nous avons forgées pendant cette semaine de formation indienne…

Quelle différence entre un Talent et une Force ?

La première de ses notions importantes est d’ordre sémantique. Elle est capitale. Connaissez-vous la différence entre un Talent et une Force ?

Vikas, un de nos 2 formateurs à Delhi a une bonne métaphore pour nous faire comprendre la notion de Talent. Prenez une parcelle de terre et observez-la. A certains endroits, l’herbe est plus grasse. D’autres parties concentrent une plus grande diversité de plantes tandis qu’à proximité le sol semble quasi nu, stérile. Vous avez identifié les “zones de fertilité”. A l’échelle de notre cerveau, ce sont nos zones de Talent. Le Talent est donc fertile ! Il est finalement logique qu’il assure de bonnes récoltes à qui sait le cultiver…

Avec de l’entrainement, des compétences, de l’expérience et des connaissances nous développons une Force. Nos Forces nous permettent d’atteindre avec régularité des résultats quasi-parfaits. Lorsque nous faisons certaines choses avec compétences et que nous obtenons de bons résultats, utilisons-nous nos Forces ? Pas exactement… Cela dépend si vous y prenez plaisir ! Pour le savoir, c’est simple : avez-vous envie de recommencer cette activité ? Oubliez-vous le temps qui passe quand vous êtes concentré sur cette tâche ? Si oui, vous êtes dans vos Forces !

Vous avez un Talent et vous utilisez une Force. “Start with talent finish with strength” : commencez avec un talent et finissez avec une force !

Un talent est neutre !

Maintenant que nous savons différencier un talent et une force, il y a un autre point surprenant : un talent est neutre ! Dans le vocabulaire courant, le talent a généralement une charge positive. Dans notre cas, il est neutre. Il n’est pas ni-ni, il serait plutôt positif ET négatif.

Un talent est simplement une manière naturelle de penser, d’agir et d’être. Chez Gallup, ils enseignent que chaque talent possède son “balcon” et son “sous-sol”. Comme une pièce de monnaie, il y a un côté pile et un côté face. Cette dualité est importante à comprendre quand vous recevez votre profil après le passage du test. Chaque thème de votre top 5 ou top 10 peut avoir cette ambiguïté. Vous pouvez même être affecté négativement par un talent précis.

Par exemple, mon premier thème est Achiever. Certains traduisent ce thème par “Performant”. On pourrait aussi dire parfois “Travaillinomane” tant ce talent peut être envahissant. Que penser d’une qualité qui vous fait travailler chaque jour que vous vivez sans grand espoir de répit ? Pourtant c’est un talent assez répandu et très précieux dans de nombreux domaines. Il permet à ses détenteurs de “faire le job” jusqu’au bout !

“Responsability” (engagé) est aussi un talent parfois lourd à porter. Ceux qui possèdent ce thème peuvent se sentir harcelés par leur petite voix intérieure. Elle ne les lâche que lorsque la mission est accomplie en totalité. Prendre conscience de ces côtés obscurs nous met déjà dans un autre état d’esprit. Cette connaissance accrue de notre personnalité est extrêmement bénéfique pour gérer nos émotions et nos relations sociales.

matériel de formation

C’est pas mon domaine !…

Les 34 thèmes décrits dans le test StrengthsFinder se rapportent à 4 domaines :

  1. Exécution : Les personnes talentueuses dans ce domaine sont des “faiseurs”. Qu’ils suivent strictement les procédures ou qu’ils fassent preuve d’autonomie, leur but est d’atteindre un résultat tangible.
  2. Influence : Les forces de l’influence sont liées aux capacités à communiquer, à prendre la parole ou à développer le groupe / la personne.
  3. Construction des relations : Ce domaine est celui des capacités à créer du lien, à le développer jusqu’à rendre le groupe plus fort que la somme de ses parties.
  4. Pensée stratégique : C’est le domaine des idées, de l’analyse, de la réflexion intellectuelle pour éclairer la prise de décision.

Chaque personne possède une séquence de thème unique (la probabilité d’avoir 2 thèmes identiques, dans le même ordre est très faible). Nos thèmes se répartissent très différemment d’une personne à l’autre. Pour comprendre notre type de personnalité, il est conseillé de prendre nos 10 premiers thèmes et de les répartir en fonction des 4 domaines cités. Certains auront des thèmes dans chaque domaine tandis que d’autres auront 2 domaines vides. Personnellement, ma distribution est la suivante 3/3/1/3.

Quel est l’impact de cette répartition ?

Il nous apporte des informations sur notre manière d’être face à une tâche bien sûr. Il nous renseigne surtout sur notre contribution au groupe. Ce groupe peut être le foyer / le couple ou bien l’association / la communauté dans laquelle on s’engage. C’est aussi l’équipe de travail. Bref, tous les endroits où nous sommes en interaction. Il est donc vital, je pense, de savoir comment nous nous situons dans cette interaction. Avons-nous besoin de faire ? Sommes-nous rassurés par des règles claires ? Préférons-nous réfléchir et envisager toutes les options avant de démarrer ? Sommes-nous à l’aise pour prendre la parole et motiver un groupe ?…

Ce classement ne présume en rien de vos compétences ! Il y a cette histoire d’un excellent manager qui découvre ses résultats StrengthsFinder… Il est vraiment pas content du tout quand il découvre qu’il n’a aucun thème dans son Top 10 relatif à l’Influence ! Lui, le manager talentueux ! Impossible ! En étudiant la répartition de ses talents avec son coach, l’énigme est résolue. Ce manager avait des thèmes très bien employés (Forces) dans les 3 autres domaines. Il nouait des relations profondes avec les personnes sous ses ordres. Sa pensée stratégique était puissante et claire. Son niveau d’exécution donnait un exemple motivant. Résultat son leadership était excellent avec aucun thème d’influence prédominant.

Ce que nous enseigne cet exemple, c’est que nous avons tous une façon unique d’atteindre nos objectifs. Il existe heureusement plusieurs voies différentes pour parvenir au même résultat. Le test StrengthsFinder ne nous colle pas des étiquettes, il nous donne des clés pour comprendre notre rapport au monde.

attestation de fin de stage

Conclusion

Comprendre la différence entre Talent et Force, la dualité inhérente à chaque thème, la classification des thèmes et son impact met en lumière nos résultats. Cette compréhension est le premier pas vers l’action ! Comprendre puis revendiquer et enfin agir, voilà le chemin des Forces. Baser notre vie sur ces principes c’est être en harmonie profonde avec nous-même ! Souvenez-vous de l’image puissante de la parcelle de terre fertile et faites-vous confiance !

Que les Forces soient avec Vous !

Guillaume Le Penher

PS : je voudrais signaler l’excellent travail de traduction des thèmes du StrengthsFinder par Sandrine et David du blog LimeUp. Ils font partie des premières références en France à avoir diffusé des informations à propos du test StrengthsFinder. Je les en remercie. https://limeup.me/strengthsfinder-francais-traduction/

 

 

Ma meilleure astuce pour combler ses lacunes !

il y a une faute d’orthographe dans cette photo, saurez-vous la trouver ?

Peut mieux faire !

Pendant de (trop) nombreuses années, j’ai étudié mes faiblesses. D’ailleurs depuis l’école, mes bulletins scolaires reflétaient principalement mes lacunes : “Peut mieux faire !”, “L’attention s’est relâchée au 3ème trimestre”, “Guillaume doit travailler plus en mathématiques”,” Il faut apprendre tes verbes irréguliers”etc. Vous aussi vous avez certainement déjà eu ce type de commentaires désabusés. Vous réussissiez par ailleurs dans une autre matière ? Les encouragements et félicitations étaient expédiés en un ou deux mots.

Dans la vie active, rebelote ! Le patron, le manager, le chef se focalisent sur nos faiblesses. Ils les étudient, les mesurent, les comparent. Il y a dans cette attitude toute la frustration de la société ! J’y vais un peu fort mais n’est-ce pas là un syndrome largement partagé ? Quel que soit le pays étudié, la majorité de la population pense qu’il faut connaitre en priorité ses faiblesses et concentrer ses efforts dessus.

Se développer sur ses lacunes ?

Il y a, comme toujours, une expression en anglais pour exprimer ce schéma : deficit-based development model. On pourrait traduire cette expression par : “modèle de développement basé sur les lacunes”. Ça vous dit quelque chose ? Oui ! Nous sommes façonnés psychologiquement depuis notre plus tendre enfance par ce modèle. Toute notre éducation se base dessus depuis des années, décennies, siècles… Toujours ? Bien sûr il y a des exceptions ! Certains ont la chance d’avoir des parents qui les encouragent à devenir eux-mêmes, à suivre une voie unique. Certains professeurs insufflent de l’espoir à leurs élèves, j’en reparlerai un peu plus loin.

La question majeure est donc : ce modèle basé sur les lacunes est-il efficace ? Pensez-vous par exemple qu’un dyslexique gagnera la prochaine dictée de Bernard Pivot parce qu’il aura suivi un entrainement quotidien à l’orthographe et à la grammaire de 8 heures ? Il y a peu de chances. Si vous êtes très faible en mathématiques, croyez-vous qu’en ayant des cours particuliers tous les soirs vous atteindrez le niveau du premier de la classe ? Je ne parle même pas du niveau d’un scientifique de haut vol…

Isaac Newton et Hussein Bolt

On peut aussi prendre d’autres exemples amusants et improbables. Si Isaac Newton et Hussein Bolt s’alignaient ensemble sur la ligne de départ du 100m, qui l’emporterait ? Hussein Bolt bien sûr ! Même sans sa perruque et avec des années d’entrainement, le génial Newton ne pourra jamais rattraper le rapide Hussein ! Dans la nature, nous intégrons pleinement la spécialisation de chaque espèce animale ou végétale. On n’attend jamais d’un cerisier qu’il produise des prunes ou d’une poule qu’elle nage comme une truite. Nous développons tous des aptitudes différentes. Cette diversité est la richesse de l’humanité, son patrimoine immatériel. Voilà une source d’émerveillement constant : les artistes, les scientifiques, les sportifs, les gens qui sauvent ou qui aident leur prochain, les entrepreneurs, les humoristes, les gestionnaires, les dilettantes, les rêveurs… Nous apportons tous une nuance de couleur sur cette planète !

De la couleur et des nuances…

Mon propos n’est pas de décourager tous les efforts d’amélioration des faiblesses. Au contraire, il faut travailler assez pour éviter que ces faiblesses ne se transforment en frein. Il faut les gérer afin qu’elles ne soient pas pénalisantes dans notre vie sociale, familiale et professionnelle. Pas plus, pas moins.

Vos lacunes sont innées !…

Tout cela est encore une histoire de neurosciences tellement à la mode depuis quelques années. La progression des connaissances en matière de fonctionnement et de construction du cerveau nous apporte un nouvel éclairage. Notre comportement ainsi que nos capacités sont liés à notre réseau synaptique. En gros, c’est notre Web interne : un immense maillage constitué d’autoroutes, de nationales, de départementales et de voie communales peu empruntées. Ce réseau n’est pas figé, il est perpétuellement en travaux mais un chemin communal a peu de chance de se transformer au fil du temps en 4-voies. La trame globale se met en place dès le deuxième mois du fœtus. En réalité, tout n’est pas inné car on sait que le cerveau se structure réellement entre 3 et 10 ans.

Le réseau est parfois un peu saturé…

Revenons un instant à ce modèle de développement basé sur les faiblesses, si commun à l’école comme dans les entreprises. Mary Reckmeyer est une spécialiste américaine du développement et de l’éducation des jeunes enfants. Elle dirige le centre Gallup pour la pédagogie basée sur les forces. Elle aide les enfants et leurs parents à connaitre leurs forces et en faire la base de leur développement et de leurs relations. Pendant son doctorat, elle a conduit de nombreuses interview de collégiens, de lycéens ainsi que d’adolescents et de jeunes adultes en grande difficulté. Dans son livre “Strenghts-based parenting” publié chez Gallup press, elle relate les limites et les effets négatifs du modèle centré sur les faiblesses.

Par exemple, une étude aux États-Unis publiée en 2004 s’est attachée à comprendre les effets de cette méthode sur un panel de jeunes suivis par la justice après une première condamnation. Les résultats sont sans appel : ceux qui avaient suivi des programmes d’éducation basés sur leurs faiblesses avaient plus récidivé que ceux à qui on n’avait rien proposé en accompagnement !

Là, on va dans le mur !

Les entretiens que Mary Reckmeyer a conduit pour son doctorat vont dans le même sens. En interrogeant des jeunes détenus de 18 à 24 ans, elle a vite compris qu’ils étaient tous très conscients de leurs défauts mais pas du tout de leurs qualités. Ils comprenaient bien que les chemins qu’ils empruntaient étaient mauvais mais manquaient totalement de ressources personnelles pour en prendre un autre ou agir différemment.

…Vos Talents aussi !

Dès l’enfance, nous développons des aptitudes particulières dans certains domaines. Ce développement est connexe à nos expériences  et nos succès passés. Nous tirons de ce phénomène notre estime de soi ainsi que notre confiance personnelle. Lorsque nous sommes dans une de nos “zones de Talent”, nous oublions le temps qui passe car nous pouvons rester concentré pendant des heures. Vous voyez de quoi je parle ? Alors, vous êtes en train d’identifier un de vos Talents Naturels !

Si vous consacrez régulièrement du temps à cette activité qui vous “prend la tête” au bon sens du terme, alors vous développerez votre connaissance et votre habilité. De cet investissement lié à votre Talent Naturel naitra une Force. Cette Force vous permet de “délivrer constamment une performance quasi parfaite” selon la terminologie de Gallup. En clair, vous serez nettement au-dessus du lot dans ce domaine précis !

on se sent comme sur un petit nuage…

Cette compréhension du mécanisme naturel d’acquisition de savoir ou de compétence permet de comprendre pourquoi on excelle dans certains domaines et pas dans d’autres. Il est très rare que l’on soit “moyen” partout. Et même dans ce cas, vous pouvez vous féliciter de votre  constance ! En acceptant cet état de fait, nous pouvons désormais nous concentrer sur nos zones d’excellence. Le deuxième effet Kiss-cool, c’est qu’elles sont également nos zones de confort ! Au lieu de batailler éternellement contre les mêmes travers et de perdre une bonne dose de confiance en soi, nous progressons plus facilement. De plus, nous atteignons des niveaux de compétence élevés dans la joie et la bonne humeur. Qui dit mieux ?

Ma meilleure astuce ?

Ma meilleure astuce pour combler mes lacunes est donc largement inspirée de la Loi de Pareto appelé aussi principe 80/20 ! Ce principe est empirique mais utilisé et vérifié dans de nombreux domaines. Même dans mon potager ! 80% des fèves que j’ai récoltées l’année dernière provenaient de 20 de mes cosses… Le rapport peu même être encore plus déséquilibré.

Appliqué à mes compétences je peux appliquer ce rapport : si 80% de mes résultats proviennent de mes Forces, alors je ne vais pas consacrer plus de 20% de mes ressources à combler mes lacunes !

Chez Gallup, tous les chercheurs sont d’accord pour dire que quelque soit votre investissement personnel pour combler vos lacunes, le meilleur résultat que vous pourrez espérer est la médiocrité ! Alors que si vous placez vos efforts dans vos Talents, votre retour sera bien plus important et gratifiant. Une lacune n’est pas l’inverse d’une force. Cela ne se répare pas comme un pneu crevé !

Investissez dans vos Forces et vous serez comme une truite dans un ruisseau ! N’oubliez jamais que vos Forces, c’est ce que vous faites de mieux !

Que les Forces soient avec vous !

Guillaume Le Penher

Histoires de Forces : La DISCIPLINE

Sculpture au temple Shaolin

LES MYTHIQUES MOINES SHAOLIN

Amis des Forces, bonjour !

J’imagine que vous connaissez tous les célèbres moines Shaolin !

Alors, bienvenue pour cette nouvelle vidéo dans l’un de leurs temples situé à 2 heures de route au sud de Luoyang. Ce temple a souvent été pris pour cible pendant les guerres. Le dernier incendie ravageur date de 1928.

A l’entrée du temple de Shaolin

C’est le moine indien Damo (appelé aussi Bodhidharma) qui a inventé toute une série d’exercices inspirés de divers animaux et insectes. Son but était simplement de permettre aux moines de garder la forme. Par la suite, les mouvements défensifs maitrisés par les moines leur permettaient de voyager sur les routes sans craindre les attaques de voleurs.

Le cinéma a ensuite immortalisé le Kung-Fu notamment grâce à Jackie Chan, connu dans le monde entier.

Pour parvenir à de telles prouesses physiques, les moines Shaolin doivent s’entrainer pendant des années ! Ces moines doivent clairement faire preuve d’une volonté et d’une DISCIPLINE de fer.

LE THÈME DE LA DISCIPLINE

Ceux d’entre vous qui sont exceptionnellement talentueux dans le thème de la DISCIPLINE recherchent l’ordre et la routine. Vous souhaitez constamment garder le contrôle même face au désordre continuel de la vie.

Une coursive du temple de Shaolin

Votre comportement doit être interprété comme une manière efficace de préserver votre productivité dans un monde plein de distractions. Ce thème vous aide certainement à acquérir des habitudes de vie saines, comme les moines Shaolin.

Frise dragons sur un escalier du temple de Shaolin

Bravo à vous et soyez fiers !

C’était Guillaume, du blog “Des Forces pour la Vie” en reportage dans les temples Shaolin des montagnes du  Henan en Chine !

Que les Forces soient avec vous !

Guillaume Le Penher

PS : Cet article est la transcription de cette vidéo publiée sur la chaine YouTube “Des Forces pour la Vie !”. C’est le moment de vous abonner !

Comment accéder au test StrenghtsFinder ?

Comment accéder au test StrenghtsFinder ?

Quand on est pas un pro en anglais (fluent comme ils disent là-bas…), on peut être un peu intimidé par le site de Gallup. Certains d’entre vous ont rebroussé chemin et laissé de côté la perspective de découvrir leurs talents à cause de la barrière linguistique… C’est trop dommage !

Suite à mes premiers articles, j’ai eu quelques retours de personnes qui me demandaient comment faire pour surmonter cette épreuve. Ne vous inquiétez pas, c’est très simple. D’ailleurs une partie du site StrenghtsFinder est traduite de la langue de Shakespeare à la langue de Molière !

Du coup, plutôt que de répondre à chacun en mode privé, j’ai préféré faire un petit “tuto” pour vous guider jusqu’à la page de lancement du test. Bon, je vais être clair avec vous, mon tuto est loin d’être brillant ! Il va me falloir pratiquer encore plus camtasia, logic pro et toute la ribambelle de logiciels fun qui me servent à bidouiller les vidéos. Partant de là, je ne peux que m’améliorer.

Un tuto en ligne !

 

Cette vidéo est également disponible sur la page Facebook “des Forces pour la Vie !” ainsi que la chaine Youtube. Vous pourrez par la même occasion liker la page “Des Forces pour la Vie” et vous abonner à la chaine afin de ne rien rater de ce qui s’y dit !

Asseyez-vous confortablement et faites le test !

J’espère vraiment que cette vidéo aidera ceux qui n’osaient pas encore se lancer sur le site. Maintenant, vous n’avez plus d’excuses pour retarder l’échéance : lancez-vous ! Prenez cette demi-heure, éteignez votre téléphone, assurez votre concentration et… C’est parti !

Des Forces pour la Vie !

Que vous soyez en reconversion professionnelle, en train de choisir un métier ou des études, en recherche d’harmonie personnelle ou familiale, en quête d’une meilleure connaissance de vous-même ou bien que vous cherchiez à vous reconstruire suite à un burn-out, ce test est le levier qu’il vous faut !

Rejoignez la communauté des 18 millions de personnes qui ont déjà découvert leurs talents. Vous ne porterez plus le même regard sur vos amis, vos collègues, votre conjoint… et sur votre propre personne. Et si le coeur vous en dit, postez vos forces en commentaire en bas de cet article ou sur la page Facebook

Que les forces soient avec vous !

Guillaume Le Penher

Pourquoi tout le monde ne pense pas comme moi ?…

Pourquoi tout le monde ne pense pas comme moi ?

 

1/ Ce serait pourtant plus simple…

On a tous des moments où l’on aimerait que les autres pensent comme nous… C’est vrai, cela nous simplifierait bien la vie ! Plus besoin de se justifier auprès d’un client, de son patron, d’un chef ou même de son conjoint.  Nous serions immédiatement compris sans s’expliquer pendant des heures. Voilà qui serait beaucoup plus confortable. La communication serait donc plus facile, plus rapide et plus claire ! Une douce uniformité baignerait tous  nos rapports sociaux. Fini les sous-entendus et les filtres déformants. Place à la nouvelle norme : la mienne !

Et oui mais la vie est ainsi faite… Et puis, en réfléchissant un peu on comprend très vite que cette apparente simplification des relations est une impasse voir même un boulevard pour un nouveau totalitarisme. Voyons cela d’un peu plus près.

2/ Yucatán

de Motolinía, Toribio de Benavente

Amérique centrale, 1541. Dans ses récits, le moine franciscain Toribio de Benavente fait la chronique des premières missions d’évangélisation au Mexique. Il raconte notamment une anecdote qui tient plutôt de la farce : le débarquement des premiers conquistadores, assoiffés de pillage et attirés par l’or des Mayas. En arrivant dans la province mexicaine qui porte depuis le nom de “Yucatán”, ils interpellent la population locale qui, bien sûr, ne parle pas le Castillan. Ces pillards veulent savoir où ils viennent de poser le pied. Désemparés, les Mayas leur répliquent quelque chose qui sera interprété plus tard comme “Yucatán !”. Selon Toribio de Benavente, la réponse des autochtones ne faisait pas allusion à un quelconque nom de lieu mais à une incompréhension : “Nous ne vous comprenons pas !“…

Certains historiens contestent cette origine du nom “Yucatán”. Il en existe une autre basée sur l’aridité du lieu mais qui est bien trop sérieuse et pragmatique pour être intéressante ! Néanmoins, cette version de Toribio me semble symptomatique des différents engendrés par la communication. Elle illustre la formidable confiance de ces conquistadores persuadés d’être instantanément compris où qu’ils soient !

3/ Sans Filtres ?

Cette histoire mexicaine nous dévoile en creux plusieurs des filtres qui nuisent à notre communication : la langue, la culture, l’éducation ou la religion. Il en existe finalement autant que d’humains. Comme pour les fractions en mathématiques, nous sommes parfois à la recherche du plus petit dénominateur commun. Cette quête mène invariablement à la fragmentation, à l’exclusion, à la relégation ou à la stigmatisation. Les exemples sont si nombreux et constants qu’ils deviendrait lénifiant d’en établir la liste exhaustive…

Nous avons tous plus ou moins conscience de la puissance destructrice de nos filtres négatifs. Ils nous empêchent de jouir pleinement de la vie. Ces filtres sont notre aliénation quotidienne tout en nous rassurant aussi parfois. Ils sont comme une paire de lunettes teintées à travers lesquelles nous serions les seuls à pouvoir y voir clair. Nous interprétons en permanence d’une manière unique l’ensemble des événements de notre vie. Cela engendre une complexité incroyable car nous ne partageons avec les autres que très rarement les règles de notre jeu personnel.

A votre écoute !

Toutes les sociétés sont fascinées par ces clivages permanents. Nos médias en sont remplis. Finalement, avec cet état d’esprit, tout est sujet à débat, à controverse et à divisions. Je ne fais malheureusement pas exception à ce mouvement. Pourtant, j’ai trouvé une autre voie qui m’aide à faire un pas de côté. Non, pas la Voie du Tao, même si mes nombreux voyages en Chine m’y ont sensibilisé. Je veux plutôt parler du mouvement des “Forces” issues de nos Talents Naturels !

4/ Lunettes roses

Dans le livre StrenghtsQuest, Edward Anderson, un des pères du test StrenghtsFinder, raconte une expérience intéressante. Pour présenter le test à une cohorte d’étudiants réunis dans un amphi, il a eu une idée excellente. Il souhaitait marquer l’esprit des étudiants durablement afin qu’ils comprennent l’importance de connaitre les talents des autres AUTANT que les siens propres. Tout en faisant son exposé, il passa dans les rangs et distribua à chacun une paire de lunettes. Pas une vulgaire paire de lunette en plastique, non ! Des lunettes magiques qui permettaient de “voir” les forces des autres…

Avec les Forces, on peut voir la vie en rose !

C’était sa métaphore pour pousser ces étudiants à recadrer le regard qu’ils portaient sur leurs camarades. En tout, plus de 100 000 étudiants ont été accompagnés dans différents programmes par Gallup. Connaitre ses Talents permet de poser un regard positif sur soi-même. Mais chaque Talent possède aussi son “côté obscur”. Par exemple le talent de Self-Assurance (confiance en soir) peut parfois être vu comme de l’arrogance dans certaines situations.

Les expériences de Gallup montrent que par la connaissances des talents de chacun, les relations gagnent en respect et en compréhension mutuelle. On perçoit plus positivement des comportements qui nous irritaient avant. Les oppositions qui avaient tendance à dégénérer en conflit par le passé sont dorénavant ressenties comme l’opportunité de trouver un terrain d’entente…

5/ La force des Forces !

Ce qui est vrai pour les étudiants accompagnés par Gallup l’est aussi pour les équipes salariées, les bénévoles d’organisations non-gouvernementales et… les couples !

Sophie et moi, nous tirons un bénéfice au quotidien de ce test et des connaissances qu’ils nous apporte. Connaitre le thème de son/sa partenaire et l’aider à développer ses talents naturels permet de poser un nouveau regard sur lui/elle. Ce changement d’angle a des conséquences puissantes dans l’amélioration des relations. Par exemple, mon premier thème “Achiever” (réalisateur) est un peu envahissant. Il me pousse à réaliser CHAQUE JOUR des actions qui me portent vers mes buts. Je dis bien chaque jour. Vous pensez bien que vivre avec une personne qui a besoin viscéralement de travailler tous les jours, week-end et vacances compris n’est pas facile. Avant le test, je ne m’expliquais pas vraiment ce phénomène. Au mieux, j’y voyais la marque de la Passion. Sophie quant à elle, interprétait parfois cela comme une fuite, se demandant si j’étais vraiment heureux. Vous pouvez imaginer l’effet positif apporté par la révélation de nos thèmes ! Finalement nous y voyions plus clair tous les deux.

De son côté, Sophie “subit” un peu son premier thème : “Responsability” (responsable). Si vous cherchez quelqu’un qui se sentira investit d’une mission jusqu’à son dernier souffle d’énergie, vous venez de la trouver ! Ce thème est très puissant et exigeant. Le fait d’en prendre conscience permet aussi d’essayer de le temporiser en favorisant le thème suivant “Learner” (apprenante). Nous en discutons ensemble et cherchons des stratégies alternatives. Nous le débusquons aussi dans ses réactions. Du coup, on se permet d’en rigoler un peu pour lui ôter une partie de la charge dramatique qu’il peut contenir !

 

6/ Un outil de cohésion et de communication

Vous comprenez maintenant la puissante révolution qu’une connaissance généralisée de nos talents naturels peut apporter à tous les niveaux de la société. C’est le Grand Chantier que Don Clifton, Edward Anderson, Tom Rath, Jim Clifton et bien d’autres ont lancé il y a à peine 20 ans. Depuis, plus de 18 millions de personnes ont déjà pris part à ce mouvement. En France, nous n’en sommes qu’au balbutiement. Nous pouvons, chacun à notre place, faire une part de ce changement. En prenant conscience de nos forces, nous renforçons la part d’humanité qui est en nous. Nous nous tournons vers les autres plus naturellement. Leurs réactions nous semblent plus familières et bienveillantes. Sans faire preuve d’angélisme, nous progressons ainsi vers un monde plus connecté socialement.

Finalement, je ne regrette pas que vous ne pensiez pas comme moi ! Ce serait tellement triste. Le débat est le sel de la communication. Et je ne suis pas au régime. Alors, si vous n’êtes pas d’accord avec moi, si vous trouvez que je suis complétement à côté de la plaque, faites vos commentaires en dessous de cet article !

“Que les Forces soient avec vous !”

Guillaume Le Penher

MANIFESTO !

MANIFESTO !

Optimistes de toute la francophonie, unissons-nous !

Une intention forte pour un long chemin !

1/ Mais qu’est-ce que tu racontes là ?

Manifesto (du latin manifestus) : ici écrit dans sa forme italienne d’origine. Selon Wikipedia (qui peut se tromper…), les premières occurrences en Français datent du XIIème siècle ! Il était alors apparenté au vocabulaire théologique pour désigner la manifestation de Dieu ou de sa volonté. Il a pris ensuite un second sens avec l’essor du commerce. C’était alors la liste des marchandises embarquées sur un navire et soumises aux taxes douanières…

“Manifesto” a pris une dimensions plus politique à partir du XVIIème siècle, dans le sens de “déclaration publique”. Le plus connu est certainement le “Manifeste du Parti Communiste” publié le 21 février 1848 par Karl Marx et Friedrich Engels. Le mouvement des Surréalistes a également eu le sien…

 

2/ Une information capitale !

Voici toutefois une information que vous ne trouverez pas encore dans Wikipedia (car Wikipedia ne sait pas tout !) : mon “Manifeste pour le développement de nos Forces” a été publié le 11 avril 2018 sur ce blog ! En quelques principes simples, il a depuis révolutionné non seulement la blogosphère mais aussi toute la francophonie ! Incroyable ! Et vous étiez là pour le lire, vous êtes formidables !

“Je veux un monde meilleur” citation anonyme…

3/ Et si je faisais un blog ?…

Il faudrait que ce soit comme une GRANDE BOITE A OUTILS ! Quelque chose de fonctionnel et d’ordonné (tout l’inverse de mon atelier quoi…). On y trouverait des bons tournevis pour fixer notre volonté, du dégrippant pour mettre de l’huile dans nos rouages et puis aussi des presses pour plaquer nos rêves sur le support de notre réalité. J’y mettrais quelques râpes pour façonner notre futur ainsi que quelques feuilles de papier de verre afin de polir notre ouvrage. Cette caisse resterait tout le temps ouverte aux quatre vents, prête à accueillir chaque nouvel apprenti…

Ce blog, je le vois comme un lieu d’échanges et de partages. Un lieu extrêmement POSITIF où l’on se focaliserait sur nos Forces car elles seules peuvent nous aider à améliorer nos lacunes ! Je mettrais toute mon ardeur et mon cœur à écrire des articles qui stimuleraient la réflexion, qui susciteraient l’envie de se dépasser et qui nous donneraient de la Force (ne négligeons pas la puissance de l’autosuggestion !)…

Et comme je suis aussi un peu artiste, je voudrais que ce soit beau, serein et… DIFFÉRENT ! Je n’y mettrais jamais de photo d’agence. Refusons l’uniformisation ! Je posterais uniquement des photos personnelles, glanées ici, juste à côté ou très loin là-bas. Elles seraient le reflet de la diversité du monde, des combinaisons uniques de la nature, de l’architecture et de l’imprévu. Je serais libre d’y mettre des commentaires décalés, voire loufoques parce que la vie, c’est ça aussi !…

Comme un nuage soutenant une voûte de pierre…

4/ Des Forces pour la Vie…

Ce blog, il s’appellerait : “Des Forces pour la Vie” car il en faut, des forces, pour aller jusqu’au bout de nos rêves. Ces Forces deviendraient inépuisables car nous les cultiverions grâce à ce blog…

Mais pour les cultiver, il faut déjà les connaitre. Alors, je recommanderais l’utilisation du Clifton StrenghtsFinder. Je vous expliquerais inlassablement comment ce test a changé ma vie et celle de mes proches (ma femme et mes enfants d’abord) et pourquoi la vie est plus forte quand on la base sur nos talents naturels…

Je m’engagerais à traduire et adapter le test Clifton StrenghtsExplorer. Dès 10 ans, les jeunes francophones pourraient alors prendre connaissance de leurs talents. Ils auraient des clés pour mieux comprendre leurs mécanismes naturels d’apprentissage. Cela leur donneraient de la confiance pour bâtir leurs projets d’études, leurs relations sociales et familiales…

Ce blog serait une place formidable pour créer ensemble une communauté motivée, positive et engagée pour un changement de focus. Connaitre ses forces et celles des autres est un formidable vecteur d’ouverture, de compréhension et de tolérance. Il ne s’agirait pas uniquement de performance mais de développer un nouveau paradigme : LA RÉVOLUTION DES FORCES

5/ Ma vision idéale…

Je vous ai livré ici ma vision idéale, mon ambition pour ce blog. Voici le fondement de mon engagement. Pour atteindre cet objectif, je continuerais perpétuellement à lire, me former et étudier le développement des forces. De ma forêt à Delhi, de Londres aux États-Unis, je voyagerais pour synthétiser et vous rapporter le meilleur des connaissances sur le sujet. En tant que coach, je serais à votre écoute coûte que coûte pour vous accompagner !

Et pour réussir, après avoir publié ce manifesto : J’AI BESOIN DE VOUS ! J’ai besoin de vos commentaires, de vos remarques, de vos suggestions et même de vos critiques. Ce blog est là pour vous. Sans vous, c’est comme chanter dans ma salle de bain… Ah oui mais là quand même, par respect pour le public, il vaut mieux en rester à ce stade !

Alors, cher Lecteur, abonne-toi, partage (si tu aimes bien sûr !) et commente !

Que les Forces soient avec toi !

Guillaume Le Penher

Le 11 avril 2018

 

 

Mais comment en suis-je arrivé là ?

Mais comment en suis-je arrivé là ?

Dans cet article, je vais partager avec vous la genèse de cette aventure qui m’a conduit à démarrer ce blog des Forces. C’est une histoire extraordinairement banale qui mélange passion, burn-out, reconversion et… encore passion !

 

« Bon qu’à ça !… »

« Tirez les leçons des erreurs des autres car vous ne vivrez pas assez longtemps pour pouvoir les faire toutes vous-même. » Eleanor Roosevelt

Pendant 15 ans, j’ai travaillé d’arrache-pied pour développer notre « petite entreprise » comme disait Alain Bashung. Avec Sophie, ma partenaire à la ville comme à l’atelier, nous ne ménageons jamais nos efforts pour servir nos clients à temps et avec la régularité qu’ils viennent chercher chez nous. Notre double clientèle s’est développée correctement, amenant toujours plus d’activité…

Chaque jour, nous faisons le grand écart entre la production de miroirs pour la photographie dentaire et notre création artistique de sculptures alliant le bois et le verre ! Deux mondes complètement différents qui nous apportent équilibre mental et financier.

Nous avons même savouré plusieurs fois de beaux succès comme devenir lauréats de Fondations prestigieuses (Banque Populaire et Ernst & Young). Nos productions artistiques autant qu’artisanales sont exposées et vendues dans de nombreux pays : Angleterre, Pays-Bas, Belgique, Autriche, Italie, Pologne, Espagne… Et même jusqu’en Chine et en Corée ! L’export représente toujours une bonne part de ce que nous produisons.

sculpture le penher
Square Garden #3 visible au Shanghai Museum of Glass

Et puis un jour, au retour d’une visite d’un client en Toscane, l’inattendu s’est produit. Alors qu’une semaine de travail intense nous attendait à l’atelier, mon corps a calé. Je me suis réveillé tout bloqué : dos, nuque, coude. La machine était grippée. Une grande montée d’angoisse a commencé à naitre en moi.

 

Complétement brûlé…

Le diagnostic était simple : burn-out physique. Un état préliminaire à la dépression. Puis tout s’est enchainé : arrêt de travail, questions sur l’avenir, inquiétude… A ce moment-là, j’ai pris toute la mesure de la fragilité du travailleur indépendant.

Un constat s’est alors très vite imposé. Nous ne pouvions plus travailler sur le même modèle. Il fallait d’autant plus ralentir que Sophie avait elle-aussi eu une grosse alerte avec une première poussée de sclérose en plaque un an avant… La santé nous rappelait à l’ordre tous les deux de la manière la plus franche.

J’ai commencé à réfléchir, à me demander comment je pouvais me réinventer. Et je pensais à la réplique de Winston Churchill quand on l’interrogeait sur son parcours en politique : « Bon qu’à ça !… ». Heureusement, il n’y a pas de fatalité dans la vie. Je ne pouvais pas me définir socialement uniquement par mon CAP ébéniste et ma formation à l’art du verre obtenus près de 20 ans avant !

 

Lire, grandir…

Je me suis mis dès le début de mon arrêt de travail à engloutir des ouvrages de développement personnel, espérant y trouver des pistes pour mon/notre avenir. L’un des premiers fut « La semaine de 4 heures » de Tim Ferriss. L’idée même de passer de plus de 60 heures de travail à 4 par semaine me semblait si lointaine. Pourtant, j’avais atteint mes limites physiques. Toutes les pistes étaient donc bonnes à explorer !

Ce livre a été d’emblée un vrai choc ! Les concepts développés par Tim Ferriss m’ont passionné. Il démontre que l’on peut vivre de sa passion en optimisant son temps de travail au minimum… Exactement l’inverse de ce que j’avais fait pendant 15 ans !

Des livres délivrent…

A partir de là, c’était comme tirer le fil d’une pelote. Un livre en entrainait un autre, une nouvelle constellation de savoirs s’organisait devant mes yeux ! Depuis, je n’arrive plus à lire de romans ou de BD. Même la presse que je lisais avec délice hier me laisse maintenant de glace. Tout mon focus est concentré sur l’acquisition de nouvelles connaissances.

 

Et se tester…

J’étais alors dans un état d’esprit d’ouverture totale. En tombant par recommandation sur le test Clifton StrenghtsFinder, je me suis quand même demandé ce qu’un tel outil pouvait m’apporter. Certainement un reliquat de ma « vieille » pensée, avant que tous ces livres ne m’élargissent mon champ des possibles…

Ma curiosité a vite effacé mon scepticisme. J’ai donc payé les 89$ afin d’obtenir l’ensemble des 34 thèmes de mon profil (depuis, le prix du test est passé à 50$). J’ai répondu aux 177 paires d’affirmations (en français). Quelques instants plus tard, j’ai reçu dans ma boite mail les résultats…

ma tête quand j’ai reçu les résultats du test…

En découvrant mon Top 5, je n’ai pas été totalement surpris. Par contre, la définition des Talents Naturels ainsi que les guides d’actions à mener pour les développer m’ont propulsé dans un autre univers ! J’avais accès à un socle de définition de ma personnalité, à un vocabulaire positif et précis qui est d’une incroyable puissance. Je n’ai pas peur de dire que ce test a transformé ma perception des autres autant que de moi-même. Découvert à un moment crucial dans ma vie, il m’ouvrait un nouvel horizon de développement : travailler sur mes propres forces, améliorer ce que je suis au plus profond de moi-même pour faire émerger un être meilleur…

Puis partager !

J’ai interpelé Sophie pour qu’elle bénéficie également de cet outil formidable. Le résultat de son test nous a apporté un éclairage précis sur sa personnalité. Cela m’a permis de décrypter certaines de ses attitudes qui pouvaient encore m’interroger après 17 ans de vie commune. Cette expérience nous a encore plus rapproché par la connaissance mutuelle qu’il engendre. Nous pensions bien nous connaître et nous avons pourtant encore passé un nouveau palier dans notre relation.

Vivre en développant ses Forces

Depuis, il ne se passe pas un jour sans que nous ne parlions de nos forces, de leur interaction, de leur côté obscur parfois. J’ai lu quasiment tous les livres de Gallup press en anglais pour comprendre comment les développer au maximum. Et j’ai commencé ce blog, « Des Forces pour la Vie », afin de partager ce que j’apprends avec vous. Alors, naturellement, grâce à mon Input et mon Focus, je creuse mon sillon, inlassablement.

Des Forces et alors ?…

Mon défi pour les années à venir est lancé : je veux devenir coach des Forces ! Aider les jeunes à réussir leurs études en se basant sur leurs Forces, accompagner les adultes à se recentrer sur leur thème afin de se reconvertir sereinement. Apporter des connaissances aux managers, aux salariés, aux équipes, aux sportifs et à tous ceux qui souhaitent avoir une vie plus satisfaisante et plus équilibrée, qui les mène à la réussite de leurs projets !

“Que les Forces soient avec vous !”

Guillaume Le Penher