Comment appliquer votre bonne résolution ?

Cette fois-ci, c’est la bonne ! Vous avez décidé d’appliquer votre/vos bonne(s) résolution(s) ! Bravo, je vous encourage vivement à aller jusqu’au bout et franchir votre propre ligne d’arrivée. Vous êtes enfin résolu à arrêter de fumer, quitter votre dépendance à des produits stupéfiants, perdre quelques kilos, vous lever plus tôt, mettre de l’argent de côté, changer quelques habitudes, rendre visite à votre belle-mère chaque semaine ou que sais-je encore… Suivant votre objectif, vous le savez, le chemin sera plus ou moins long et difficile.

Comment choisir une bonne “bonne résolution” ?

Si vous êtes dans cet état d’esprit de défi mais que vous doutez encore de vos capacités à relever le challenge alors cet article est pour vous ! Lisez attentivement ce qui va suivre car cela pourrait bien vous aider à changer votre vie.

1/ Origines des bonnes résolutions

J’aime bien me pencher sur l’origine des concepts et des traditions, c’est mon côté “Input” (Collectionneur) révélé par le test CliftonStrengths

Les premières occurrences des “bonnes résolutions” remontent à la période antique. Les Babyloniens profitaient de la période de leur nouvel an pour procéder au remboursement de leurs dettes. Ils “remettaient les compteurs à zéro” pour repartir d’un bon pied. Cela semble venir à la fois d’une obligation morale autant que légale. En effet, la Mésopotamie était une société très encadrée par de nombreux textes légaux. Les archéologues ont retrouvé de nombreux textes en écriture cunéiforme qui témoignent de la richesse du droit antique.

Les romains ont repris plus tard cette tradition. Ils l’ont dédié à Janus, le dieu des commencements et des fins. Janus est un dieu de premier rang dans la hiérarchie mythologique. D’ailleurs, les plus vieilles pièces romaines en bronze sont à son effigie. Sa représentation est intéressante. Il a deux fronts, l’un tourné vers le passé et l’autre vers le futur. En lui dédiant le premier mois de l’année, les romains lui ont donné une importance stratégique. Depuis, à cette période, nous faisons le point sur l’année écoulée afin de mieux se projeter dans la suivante. Et d’éviter de faire les mêmes erreurs !

Voici la genèse de cette tradition bien ancrée.

2/ Comment choisir une bonne “bonne résolution” ?

Il ne faut pas se mentir, nous prenons parfois une bonne résolution en sachant pertinemment qu’elle ne passera pas le mois de Janus ! Les raisons sont souvent simples à comprendre. Comme pour les objectifs, votre bonne résolution doit être SMART ! Si vous avez besoin d’un rappel à propos des objectifs SMART, je vous recommande la (re-) lecture de cet article…

De manière encore plus pragmatique, il faut surtout que votre bonne résolution vous motive au plus profond de vous-même. Elle doit résonner en vous. Vous ne pouvez pas tenir une bonne résolution si elle provient uniquement d’une pression extérieure (familiale, sociale, culturelle…). Le spécialiste du développement personnel Steve Pavlina pourrait dire que votre bonne résolution doit vous motiver comme un projet de vacances !

En résumé, vous savez que vous venez de prendre une bonne “bonne résolution” quand :

  • Vous êtes motivé au plus profond de vous-même, comme s’il s’agissait de préparer le voyage de votre vie dans une île paradisiaque.
  • Vous pouvez traiter cette bonne résolution comme un objectif SMART (Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste, Temporel).
  • Cette bonne résolution ne s’ajoute pas à une liste d’objectifs longue comme le bras…

3/ Seul le présent compte…

C’est un peu étrange comme sous-titre mais vous pouvez être un peu effrayé par l’objectif créé par votre bonne résolution. Votre cerveau peut s’emballer à la vue du chemin qui vous sépare de votre ligne d’arrivée. Keep cool, vous allez y arriver puisque maintenant vous êtes sûr d’avoir choisi une bonne “bonne résolution” !

Votre volonté ne peut s’exercer que dans le présent. Vous êtes Ici et Maintenant. Vous ne pouvez plus changer le passé que Janus regarde encore. Personne ne peut prédire son futur. Vous ne pouvez agir consciemment sur celui-ci qu’avec ces seuls facteurs : vos décisions et vos actes ici et maintenant. Dans la tempête, le barreur ne scrute pas l’horizon mais seulement la prochaine vague et la rafale suivante…

Pour avancer avec le nouveau cap défini par votre bonne résolution, reposez-vous également sur vos Forces. Si vous avez passé le test CliftonStrengths (anciennement StrengthsFinder), vous avez un avantage de taille. En connaissant vos manières naturelles de vous comporter, d’agir et de réfléchir vous disposez alors de plus de connaissances personnelles pour atteindre votre objectif. Relisez votre rapport dans les moments de doute afin de reprendre de la confiance. Vous trouverez également dans cette approche basée sur vos Forces et Talents naturels des techniques pour vous motiver ou vous organiser au quotidien.

4/ Le bon état d’esprit pour votre bonne résolution

J’ai déjà parlé plusieurs fois sur ce blog de l’excellent travail de Carol S. Dweck et de ses élèves sur la définition des 2 états d’esprit : “Fixe” et de “Croissance”. Vous pouvez aller plus loin sur ce sujet passionnant avec cet article que j’ai publié il y a quelque temps.

Pour identifier le type de mentalité que vous avez plus tendance à utiliser, vous pouvez vous poser ce type de questions :

  • Ai-je tendance à prendre une bonne résolution ou ai-je plutôt tendance à éviter d’en prendre de peur d’échouer ?
  • Lorsque je me suis engagé dans une bonne résolution, est-ce que j’abandonne plutôt facilement lorsqu’un obstacle se présente ou est-ce que je persévère ?
  • Est-ce que je donne le meilleur de moi-même ?
  • Est-ce utile de faire mon maximum ou un résultat moindre me suffit ?

Répondez honnêtement à ces questions. Les personnes qui développent un état d’esprit de croissance :

  1. se fixent des challenges
  2. n’ont pas peur d’échouer car cela constitue toujours une leçon utile
  3. donnent toujours le meilleur d’elles-mêmes
  4. font des efforts constants pour s’améliorer

Un état d’esprit de croissance vous aidera à réaliser votre bonne résolution. Si vous vous rendez compte que vous penchez un peu du côté de l’état d’esprit fixe, j’ai deux bonnes nouvelles pour vous ! La première est que vous pouvez passer à un état d’esprit de croissance si vous le décidez. La seconde est que cela constitue une excellente bonne résolution ! 😉

5/ On n’est pas à Las Vegas !

Prendre une bonne résolution, ce n’est pas comme aller au casino ! On a beaucoup plus de chance d’atteindre notre but dans le premier cas que de faire sauter la banque ! Et puis, si vous échouez, comme cela m’arrive aussi, faites-le avec panache…

En effet, au casino, chaque essai est indépendant des autres. Lorsque vous perdez votre première mise, vous n’avez pas plus de chance de remporter la seconde. En ce qui concerne la vraie vie, il en va tout autrement. Si vous échouez dans votre engagement face à vous-même en abandonnant une bonne résolution, vous ne repartez pas de zéro. Chaque échec vous apporte son lot d’enseignements. Vous reprenez le tabac après un premier arrêt ? Votre déception est inversement proportionnelle à votre estime de vous-même. J’ai déjà vécu ce moment difficile. Je me suis pourtant débarrassé définitivement de cette mauvaise habitude au bout de la troisième fois. Il m’aura quand même fallu des années pour mûrir ma décision et atteindre mon but. Chaque nouvel essai se nourrit de l’expérience accumulée et des connaissances glanées entre temps. Je ne repartais donc pas de zéro à chaque fois…

Sur la scène de l’Opéra Comique à Paris…

Dans ma vie d’artiste avec ma femme, nous avons également connu beaucoup d’échecs. Combien de concours avons-nous perdu ? Combien de ventes nous ont échappé ? Pourtant, nous sommes lauréats de plusieurs fondations prestigieuses. Nous avons exposé et vendu nos sculptures jusqu’en Chine et en Corée du Sud. Certaines de nos pièces sont dans des musées, des collections privées ou même, voyagent à bord de paquebots de luxe autour des pôles ! Tout cela n’est pas arrivé en une année. Il a fallu beaucoup de travail, d’essais et d’échecs pour finalement atteindre ce résultat. Chaque concours raté nous a apporté une partie de la solution. C’est souvent très difficile à vivre mais il faut persévérer !

6/ 2 conseils d’un expert…

Steve Pavlina dont je parlais plus tôt dans cet article donne un conseil qui me semble très précieux : “Développez votre tolérance à l’échec !”. Nous sommes dans une société qui ne valorise que la victoire et pourtant il n’y a aucune honte à échouer ! Cette focalisation sur la victoire est paralysante pour beaucoup d’entre nous. Ne nous laissons pas leurrer par les résultats flamboyants. En effet, ils ne font que cacher de multiples échecs ! Ils doivent en réalité beaucoup au développement d’une mentalité de croissance.

La vie est une fresque dont vous décidez seul des couleurs et des motifs…

Pavlina dit également une autre chose remarquable : “La motivation commence la course mais c’est l’autodiscipline qui franchit la ligne d’arrivée”. Pour appliquer votre bonne résolution, vous devrez donc trouver une solide motivation afin de démarrer. Ensuite, c’est le développement de votre volonté, de votre autodiscipline qui est votre pilier. Le pouvoir de la volonté est un des sujets du développement personnel qui me passionne le plus… Peut-être car je pense en avoir manqué régulièrement à certaines périodes de ma vie ! Je vous recommande chaudement la lecture du livre de Roy Baumeister et John Tierney dont je parle dans cet article.

7/ A vous de jouer !

Bonne année à tous !

Comme nous ne sommes pas non plus là pour exiger l’impossible de nous-même en permanence, restons joueurs ! Votre bonne résolution est un objectif personnel qui doit repousser un peu vos limites actuelles. Allez-y mollo ! On ne peut pas tout changer radicalement en quelques semaines. Laissez-vous un peu de temps ou votre volonté sera terrassée par l’ampleur de votre chantier ! Pour moi, le plus important dans ce processus de bonne résolution est de s’approcher un peu plus de notre vraie personnalité, d’être plus en accord avec nos valeurs. En diminuant nos conflits intérieurs, nous gagnons en équilibre et en sérénité. Quel que soit le niveau de persévérance, renforcer ses bases est toujours une victoire !

Et si vous avez besoin de plein d’autres ressources motivantes pour vous aider à devenir meilleur, je vous recommande le blog d’Olivier Roland ! Cet article fait d’ailleurs partie de l’évènement interblogueurs qu’il organise. Pour ma part, je viens de lire l’article sur l’intérêt de se lever tôt. Je vous livre du coup ma bonne résolution : je veux continuer de me lever tôt pour pouvoir écrire mes articles avant de démarrer ma journée de travail ! J’ai essayé ce rythme pendant quelques semaines et je suis bien décidé à le poursuivre… après les vacances bien sûr 😉

Que les Forces soient avec Vous !

Guillaume Le Penher

 

Quel est réellement votre “état d’esprit” ?

Lorsque j’ai récemment écris l’article intitulé “Les 3 livres qui ont changé ma vie”, ma trilogie était parfaite… Jusqu’à ce jour où mon collègue et ami Stephan Schulte m’a offert “Mindset : a new psychology of success”… Depuis, il m’est impossible de voir les choses sous le même angle !

MINDSET

“Mindset”, c’est notre état d’esprit, notre mentalité. L’auteure de ce livre, Carol S. DWECK, Ph.D, s’appuie sur de longues recherches en psychologie menée entre autre à l’université de Stanford en Californie. Elle s’est penchée dès ses premiers travaux sur la manière dont les enfants faisaient face à un problème difficile. A l’aide de puzzle plus ou moins compliqués, elle scrutait leurs réactions. Sa surprise fut totale quant elle comprit la profonde différence entre ceux qui appréciaient le challenge et ceux qui se lassaient ou évitaient la difficulté !

Comme elle l’explique dans un très bel anglais (qui fut aussi un challenge pour moi !), la réponse tenait en un seul mot : Mindset ! Voici tout l’enjeu de ce livre passionnant.

D’après vous, combien de “Mindsets”, d’états d’esprit différent, a-t’elle identifié au cours de son travail ?… La réponse est simple, seulement 2 ! Le “Fixed Mindset” et le “Growth Mindset”.

Pour ceux d’entre vous qui ne sont pas vraiment “English Friendly”, on pourrait traduire ces expressions par “état d’esprit fixe” et “mentalité de croissance ou développement”.

Activité cérébrale face à un problème. Publié par Chad Chandler, Stanford. Department of Psychology

Seulement 2 mentalités…

Pourquoi est-ce si important de connaitre et de comprendre les différences entre ces 2 états d’esprit ?

Pour répondre à cette question, je vais faire un parallèle avec le chemin des “Forces”. Que vous passiez le test de GALLUP ou celui du VIA INSTITUTE, vous obtenez un profil de talents bruts qui vous est propre. En appliquant le raisonnement développé par Carol S. DWECK, nous sommes face à 2 types de comportement face aux résultats.

  1. État d’esprit fixe  (Fixed Mindset) : “Voici mes résultats ! Je suis donc Analytique, je suis Focus, je suis empathique, etc. Ce sont des dons que j’ai reçus à la naissance, je ne peux pas y faire grand-chose.” La conséquence directe est une vision statique et factuelle.
  2. Mentalité de croissance (Growth Mindset) : “OK ! Voici mes résultats. Maintenant, que puis-je faire avec ? Comment cela peut-il m’aider à me développer ?…” Ici, la vision est dynamique.

Vous commencez à entrevoir les conséquences dans tous les secteurs de la vie…

FIXED MINDSET

A travers de nombreux exemples, Carol S. DWECK développe sa vision des choses avec franchise ! Elle aussi, elle a pu avoir des comportements issus de l’état d’esprit fixe. En toute honnêteté, je dois moi aussi vous dire que j’ai souvent pensé de cette manière par le passé ! Il paraitrait selon certaines sources que ce soit encore le cas parfois… C’est d’ailleurs bien pratique pour éviter les questions sensibles ou avoir des certitudes immuables sur certains sujets 😉 ! “C’est comme ça !” Cette mentalité m’apportait aussi de la confiance en moi…

Lors de ma séance de supervision de coach de Gallup à Londres, j’ai pu analyser cela en profondeur. A l’aide des connaissances apportées par ce livre et grâce à mes collègues coachs européens, j’ai établi un parallèle saisissant entre ma relative perte de confiance en moi et l’évolution de ma mentalité du “fixe” vers le “développement”.

Il y a deux précisions capitales que Carol S. DWECK apporte. D’une part, rien n’est figé ! Nous pouvons tous changer notre état d’esprit. D’autre part, nous ne sommes généralement pas tout l’un ou l’autre. Les deux états d’esprit peuvent cohabiter. Prendre conscience de l’existence même de ces différentes mentalités nous place déjà sur le chemin de l’évolution.

Si vous prenez du temps pour lire mes articles, quelque chose me dit que vous êtes aussi sur ce chemin positif…

Des conséquences en cascade

Une grande part de ce livre détaille des exemples précis dédiés aux parents, aux professeurs, aux étudiants ou aux coachs. Tous les secteurs de notre vie sont impactés par notre état d’esprit. Ces nombreux exemples nous aident à mieux analyser comportements et réactions.

Publié par Chad Chandler, Stanford University.

De l’échec scolaire aux violences conjugales, on peut trouver derrière ces situations les conséquences délétères d’une mentalité fixe… Pour encourager l’état d’esprit de développement chez nos enfants Carol S. DWECK nous livre par exemple de précieux conseils.

Si mon fils me dit qu’il est un champion de tennis, je peux lui répondre que les champions sont ceux qui travaille le plus dur (par opposition aux “dons du ciel”…) et qu’il peut devenir un champion ! Ou si ma fille me dit qu’elle s’ennuie en cours de Breton, que c’est trop facile, je lui demande comment elle pourrait apprendre et travailler plus, la pousser à inventer des solutions créatives. Ce genre de rhétorique encourage les enfants à faire face aux challenges et aimer cela, quitte à apprendre encore plus d’un échec !

Quels indices ?

Et vous ? Partagez-vous quelques-unes des assertions ci-dessous ? Êtes-vous plutôt “Growth” ou “Fixed” ? Soyez sincères !

    1. Le monde doit changer, pas moi, je suis déjà au max !
    2. Le monde est aveugle : il ne se rend pas compte de mes talents. C’est trop injuste !
    3. L’intelligence et les talents sont innés. Certains en ont beaucoup, d’autres peu. Il y a peu de chance que ça change…
    4. Je suis nul en math !
    5. Après un échec ou un rejet, je me sens souvent amer, jugé ou revanchard
    6. Je me sens souvent mal à l’aise et j’ai peur d’être jugé en société.
    7. Je déteste recevoir des leçons ! je sais ce que j’ai à faire !
    8. Celle-là, c’est vraiment une tête : Elle est hyper intelligente !
    9. C’est trop dur, je vais lâcher l’affaire:(
    10. J’aime pas trop les challenges… La compète, c’est pas pour moi !
    11. Pfff ! Même si je bosse à fond, je ne parlerai jamais anglais correctement. Cela ne sert à rien d’essayer.
    12. De toute façon, c’est toujours les autres qui gagnent les concours. Et puis c’est souvent les mêmes…
    13. Et puis quoi encore ? Vous n’allez quand même pas me critiquer, non ? De toute façon je ne m’excuserai pas, c’est une question de principe !

Définitions

On pourrait étendre encore cette liste mais je pense que vous avez saisi le principe ! J’y ai glissé quelques pépites me concernant encore il y a quelque temps (impossible que ça m’arrive à nouveau ;)). Ce sont des paroles qui reflètent un esprit fixe. Voici la description complète des deux états d’esprit résumée dans un schéma très clair à la fin du livre :

Graphique de Nigel Holmes
  • Dans la mentalité fixe

    Lintelligence est figée, statique. Cela conduit à vouloir également paraitre intelligent et par conséquent avoir tendance à : éviter les challengesêtre défensif ou abandonner facilement face à un obstacle ; ne pas valoriser les efforts, penser qu’ils sont inutiles ; refuser ou ignorer les critiques et les retours négatifs ; se sentir menacé ou jaloux du succès des autres… Le résultat est qu’on ne développe pas notre plein potentiel, que nous talonnons plus vite dans nos compétences.

  • Dans la mentalité de croissance

    L’intelligence est en perpétuel développement. Le moteur principal est le désir d’apprendre. En conséquence, nous avons tendance à : aimer les défis, repousser sans cesse nos limites ; never give up, never surrender, se battre jusqu’au bout ; penser que l’effort est le chemin qui mène à l’excellence ; que l’on apprend toujours des échecs et des critiques ; que le succès des autres est aussi inspirant qu’instructif… En résultat, nous atteignons les plus hauts niveaux d’accomplissements.

Quelques personnalités

Au fil du livre, Carol S. DWECK nous parle des vies de personnalités politiques, économiques ou sportives tout autant que de son propre cas ou bien de parfaits inconnus… Parmi tous ces caractères, je retiendrai chez les esprits “fixes” le champion de tennis John Mac Enroe. On peut être champion un temps et être “fixe”. Ces défaites n’étaient pas de sa faute car il se considérait lui-même comme très talentueux. Non, il fallait y voir une mauvaise digestion, un arbitrage calamiteux, une raquette en dessous de son talent ou un vestiaire trop modeste…

En restant dans le domaine sportif, chez les “growth” on peut citer Serena et Venus Williams ou Michael Jordan. Ou même Tiger Wood qui prouve qu’après des frasques sexuelles, des opérations successives au dos et une longue traversée du désert il est encore capable de redevenir un champion (même si je ne comprends pas grand-chose au golf…:/)… Bien sur, il y a un autre facteur : la volonté ! J’ai déjà abordé le sujet passionnant de la volonté dans cet article qui résume le livre de John Tierney et Roy F. Baumeister.

Changer !

La volonté elle-même est sujette à deux interprétations selon notre état d’esprit. En avoir ou pas ? Carol S. DWECK nous dit que “la volonté a besoin d’aide” ! Comme un alcoolique, nous devons absolument nous désintoxiquer car nous avons souvent baigné depuis notre tendre enfance dans un état d’esprit fixe. Nous “sommes des être humains inachevés et notre propre clé pour comprendre comment faire mieux la prochaine fois” nous dit l’auteure.

Changer notre état d’esprit, ce n’est pas comme lorsque nous sommes malade nous explique-t-elle. On n’arrête pas le traitement dès lors qu’on pense que les symptômes ont disparu ! Ce changement ne se fait malheureusement pas en mettant en place quelques petites astuces glanées ça et là ! Nous devons pour cela adopter une vision des choses en totale contradiction parfois avec nos habitudes. Passer de “juger et être jugé” à apprendre et aider à apprendre”. Cela demande du temps, des efforts et un soutien mutuel. Faire cela à deux est toujours plus efficace.

Et puis, toujours sous les conseils de Mme Dweck et des dizaines de chercheurs qui ont travaillé au fil du temps avec elle, posons des questions qui nous pousse à développer notre mentalité :

  • Quels sont les possibilités d’apprentissage et de développement aujourd’hui ? Pour moi-même, pour les autres autour de moi ?
  • Où quand et comment vais-je démarrer mon prochain plan ?
  • Comment puis-je continuer à me développer ?…

Allez, je m’y mets ! Et vous ?…

“Que les Forces soient avec Vous !”

Guillaume Le Penher

PS : J’ai entre-temps trouvé la traduction française par Jean-Baptiste Dayez que vous pouvez commander ici.

Si vous ne voulez pas lire le livre et que vous souhaitez en savoir plus, regardez le diaporama de Chad Chandler.