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Misez sur leurs Talents !

Il y a quelques mois, j’ai été contacté par un collègue américain qui est également coach certifié par l’institut Gallup depuis 15 ans. Il me demandait de participer au lancement du livre coécrit avec sa femme Analyn : Play to their Strengths”. (traduit ici par “Misez sur leurs Talents”)

C’est avec grand plaisir que j’ai rejoins l’équipe internationale du lancement car la lecture de ce livre m’a donné plein de nouvelles clés. Brandon et Analyn Miller y présente leur chemin familial avec simplicité et honnêteté. J’ai donc décidé de vous faire cette fiche de lecture pour aider ceux d’entre vous qui ne lisent pas en anglais et donner envie aux autre de lire “Play to their Strengths” (Misez sur leurs Talents)…

Une expérience familiale riche

Brandon et Analyn Miller se sont mariés jeunes. A 22 ans, ils ont déjà 3 enfants. Aujourd’hui, ils sont parents de 7 enfants et ont un petit-fils. Au début des années 2000, Brandon devient coach certifié par Gallup. Il aide depuis les entreprises à créer des lieux de travail motivants en basant leur stratégie sur les forces de leurs employés.

Sa découverte du test CliftonStrengths et son expérience de coach transforme sa vision des choses autant que sa vie familiale. Avec sa femme, ils commencent alors à se concentrer sur les talents naturels de chacun de leurs enfants. Ils notent alors des différences fondamentales : celui qui s’endort en quelques instants, celle qui fait la foire pendant 3 heures, celle qui cherche les émotions fortes sur scène ou celui qui préfère le calme et les habitudes bien réglées…

A partir de là, leur vie familiale passe d’une organisation pyramidale traditionnelle à tout autre chose. C’est ce changement qu’ils partagent avec nous dans leur livre.

Une autre originalité de “Play to their Strengths” (Misez sur leurs Talents) est de proposer un livret d’actions (Playbook) à la fin de chacun des 13 chapitres. Ces exercices nous permettent de réfléchir à notre propre situation familiale et de la faire évoluer (pourquoi pas ?) vers une approche plus sereine et positive.

Des Talents aux Forces

Comme pour les adultes, tout commence avec l’identification des talents naturels des enfants. C’est un premier changement de paradigme parfois difficile à effectuer. En effet, nous avons été trop habitués à nous concentrer sur les faiblesses. Hors, c’est dans le champs de nos talents naturels que nous avons le plus grand potentiel de développement !

Analyn et Brandon nous donnent des clés pour distinguer le plus tôt possible les penchants naturels de chaque enfant. Ils racontent ainsi cette histoire du chef d’orchestre Benjamin Zander. Benjamin Zander a compris depuis longtemps qu’il ne produit aucune note. Son rôle est de révéler le talent des musiciens. Alors il guette chez eux “les yeux qui brillent”, révélateurs de l’émotion puissante mêlé au plaisir de jouer.

les yeux qui brillent
Les yeux qui brillent

Les auteurs nous invitent donc à guetter “les yeux qui brillent” chez nos enfants. Nous obtenons ainsi de précieuses indications sur leurs centres d’intérêts et leur “câblage” interne. Notre rôle de parent est d’encourager l’émergence puis le perfectionnement de ces talents. Avec de la pratique et des connaissances de plus en plus pointues, nos enfants les transformeront en véritables Forces.

Un émerveillement intact

Les auteurs ne se présentent pas en experts de la parentalité. Ils souhaitent simplement partager leur expérience. Leurs débuts n’ont pas été simples. Ils reconnaissent beaucoup d’erreurs avec leurs premières filles.

Ils se souviennent aussi avec émotion de la naissance de chacun de leurs 7 enfants. Pour tous les parents, ces instants sont uniques et chargés d’une émotion souvent indescriptible. Avec le temps, cet émerveillement laisse la place à des sentiments plus tranchés, plus froids. “Il me manipule, elle le fait exprès…”. Vous voyez le genre si vous avez des enfants de plus de 3 ans…

Une des idées d’Analyn et Brandon Miller est d’échanger la frustration contre la fascination. Il nous exhorte à garder notre émerveillement originel à la venue de nos enfants… même dans les moments plus difficiles.

Garder cet état d’esprit implique selon les auteurs de passer à un mode de communication (les mots sont des pansements ou des armes…) et de gestion de la discipline plus ouvert (autoritarisme stérile). L’approche par les forces aide à garder en mémoire le positif. En se concentrant sur ce qui va bien plutôt que mal, la frustration est plus faible.

A ce propos, il nous rappelle les mots de L.R Knost dans son livre “Gentle Parent“:

Une chose à retenir est que la parentalité ce n’est pas régler des problèmes. Il s’agit de faire grandir une personne (…). Travailler avec nos enfants plutôt que contre eux créé une dynamique de coopération et de travail d’équipe plutôt qu’un climat de confrontation et d’opposition propice aux conflits…

Les auteurs sont passés de la frustration à la fascination en devenant proactifs grâce à la perspective que leur donne la vision des forces de leurs enfants.

Vivre en mode “Découverte”

Analyn et Brandon nous engagent à rester actifs en tant que parents en s’intéressant sincèrement à nos enfants. Pour cela, nous devons prendre du recul et évaluer les situations avec honnêteté.

Les Miller ont appris par expérience que leurs enfants voient très clair dans leur jeu. Lorsqu’ils sont jeunes parents, ils soudoient leurs enfants avec des confiseries ou des divertissements pour modifier leur comportement. Lorsqu’ils changent de style parental, ils se concentrent en premier lieu sur le “pourquoi” derrière leur approche. Il s’agit alors d’encourager les comportements positifs chez leurs enfants. Il est important aussi de voir les différences entre chacun d’eux.

Pour nous aider à définir nos “pourquoi”, les auteurs nous recommandent le livre de Simon Sinek “Start with Why” (disponible en français).

vivre en mode découverte

Honorer les Forces

Un jour, David, l’un de leurs fils, revient de l’école avec un message éloquent dans son carnet :

« J’espère vous faciliter les choses en vous signalant les déficits de votre fils, afin que vous puissiez l’aider à les dépasser. »

Cette note met en évidence la différence d’approche du développement personnel entre les Miller et ce professeur. Analyn et Brandon s’inspirent de Donald O. Clifton, le père de la psychologie des forces :

« Que se passerait-il si nous étudions ce qui va bien chez les gens au lieu de ce qui ne va pas ? »

Donald O. Clifton

En 2003, Brandon découvre l’approche sur les forces, au travers du livre de Donald Clifton et Mark Buckingham « Découvrez vos points forts ». Il adopte alors dans son entreprise ce modèle basé sur les forces.

Analyn est surprise par les changements qui se manifestent chez Brandon. Ce qu’il apprend professionnellement le change personnellement comme mari et père. Il commence à utiliser ces concepts pour mieux guider les enfants. Puis, peu après, Analyn et Brandon œuvrent ensemble pour observer et cultiver le « super » en eux et leurs enfants. Une des forces d’Analyn est sa capacité à se connecter avec ses clients dans l’immobilier. Par contre, elle a du mal à gérer les transactions. Lorsqu’elle découvre sa force, elle décide d’embaucher un coordinateur pour s’occuper des transactions et des détails. Cela lui libère du temps pour mettre en valeur son point fort. Conséquence directe, son chiffre d’affaire triple en 1 an.

Mensonges et faiblesses

Un autre point intéressant du livre “Play to their strengths” (Misez sur leurs Talents) est de nous aider à démystifier les mensonges habituels de la société. Être bon en tout, se concentrer sur nos faiblesses, avec un dur labeur nous obtiendrons à coup sûr une belle performance… Voilà autant de schémas très répandus et contre-productifs.

Ce genre d’idées encore véhiculées sont majoritairement fausses. Markus Buckingham pense à ce sujet que si nous pouvons passer 75% du temps à faire des activités qui nous font nous sentir forts alors nous pourrons gérer les 25% qui nous font nous sentir faibles.

“Si vous passez votre vie à essayer d’être bon en tout, vous inhibez vos chances d’exceller à quoi que ce soit…”

Tom Rath

Préparer l’avenir

Quel que soit le type d’éducation que nous ayons reçu, nous pouvons décider à tout moment de changer nos méthodes. Brandon Miller est ainsi passé d’un système de “commande et contrôle” à une parentalité basée sur les Forces.

Notre rôle de parents est bien de préparer nos enfants à vivre sans nous, le plus heureux et épanouis possible. Nous pouvons les aider, les guider dans cette voie en les aidant à mieux connaitre leurs fondements positifs. Voici l’enjeu de cette psychologie des Talents. Décelons le plus tôt possible leurs “yeux qui brillent”.

En Nouvelle-Zélande, une étude du Dr Mary Reckmeyer portant sur 1000 enfants pendant 23 ans a démontré que les traits de personnalité d’un enfant de 3 ans sont très proches de ceux qu’il aura à 26 ans ! Il s’agit d’une stabilité remarquable.

Misez sur leurs Talents !

A la lecture de ce livre, je ne peux m’empêcher de réfléchir à l’impact que peut avoir une “Révolution des Forces” (pour reprendre le titre d’un des premiers articles de ce blog). Imaginez une génération d’enfants éduquée avec respect et amour, en intégrant toutes les nouvelles connaissances issues des neurosciences sur le développement du cerveau. Imaginez que nous décelions au plus tôt leurs Talents naturels, que nous encouragions leur “Super” au quotidien…

Un talent à l’œuvre : l’altruisme

Certes, nous ferions bien quelques erreurs en chemin, la vie n’est jamais parfaite mais l’impact sur la société toute entière serait plus puissant que celui de la scolarisation massive au XXème siècle ! Chacun aurait pour mission de vie d’offrir le meilleur de lui-même : ses Forces !

Alors, probablement, nous échangerions durablement la frustration pour l’émerveillement. Grâce à ce livre, je vais faire un pas de plus dans cette voie. Et si vous êtes parent, alors, vous aussi, misez sur leurs Talents… Merci Analyn ! Merci Brandon !

Que les Forces soient avec Vous

Guillaume Le Penher

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La Formule Secrète du Bonheur

“Je me suis mis à être un peu gai, parce qu’on m’a dit que cela est bon pour la santé !”

Voltaire
Lettre à l’Abbé Trublet, 27 avril 1761

Définition théorique du bonheur

Le bonheur est une notion clé pour l’humanité et pour chacun d’entre nous. Selon Wikipédia : “c’est un état émotionnel agréable, équilibré et durable dans lequel se trouve quelqu’un qui estime être parvenu à la satisfaction des aspirations et désirs qu’il juge importants.”

Dans cette définition, on nous dit que le bonheur est un état durable. Pourtant, il est souvent fugace ! Je pense plutôt que la recherche du bonheur est une quête permanente. Une autre difficulté est de trouver un équilibre, de ne pas dépasser un point de bascule invisible. Nous voulons “nager dans le bonheur” mais pas s’y noyer ! Car la notion de bonheur, pour les biologistes est associée à la production de sérotonine. Surnommée “l’hormone du bonheur”, la sérotonine régule nos émotions et joue un rôle dans la qualité de notre sommeil. Notre self-control dépend d’un niveau équilibré de sérotonine dans notre cerveau. Grâce à cet équilibre, nous avons plus tendance à éviter de prendre des risques pour maintenir une situation heureuse.

Trop de sérotonine et c’est le “flash”, comme lors de la prise de psychotropes. S’ensuit une élimination du produit par le corps et c’est la “descente”, une chute de sérotonine et de dopamine dans le cerveau. Ces mécanismes sont très bien décrits dans cette série d’article de MAAD Digital.

Le bonheur est donc un état personnel identifié par des facteurs biologiques et que la philosophie explore depuis des siècles.

Le Bonheur est le chemin

Petite philosophie du bonheur

Les premières traces de ce questionnement du bonheur nous ramènent comme souvent en Grèce ancienne. Pour les Eudémonistes, le bonheur est le but de la vie. Bah oui, tout simplement ! Mais le bonheur n’est pas la quête effrénée du plaisir. Les Eudémonistes laissent cela aux Épicuriens et aux Hédonistes… Si vous arrivez à placer ça dans un diner mondain, vous allez marquer des points sans pour autant atteindre le Nirvana 😉

A en croire le succès du livre de Frédéric Lenoir sur Spinoza, la philosophie du bonheur exerce encore un pouvoir immense sur nous. Récemment l’apparition en France d’un terme comme “Hygge” (prononcez hoo-gah) a titillé ma curiosité. Remontant au XVIII ème siècle, il pourrait se traduire par “intimité“. Il recouvre désormais le domaine des petits bonheurs simples des la vie. Malgré des siècles de réflexion, la formule secrète du bonheur semble pourtant insaisissable… Surtout vu de l’Hexagone !

Le Bonheur, c’était mieux avant…

Cela fait bien 30 ans que la France est championne du monde… du pessimisme ! En 2019, 70% des français se déclaraient pessimistes quant à l’avenir de leur pays. Pourtant, en privé, les français se déclarent heureux à 77% ! La France aime les paradoxes. Nous revendiquons notre gastronomie et Mc Donald’s engrange ici ses meilleurs profits. Nous avons une protection sociale proche des pays scandinaves et l’optimisme d’un yéménite…

le bonheur demain
Une indispensable sculpture à la tronçonneuse ! Le départ du bidasse. Effectivement, le bonheur sera pour demain voire après-demain (si tout se passe bien !).

La raison de ce pessimisme semble naitre d’un sentiment partagé d’injustice et d’inégalité qui a énormément augmenté dans l’intervalle. En effet, selon une étude de l’Institut Montaigne, près de la moitié des français ont des fins de mois difficiles. L’Express rapporte que 37% de la population interrogée a été à découvert de manière chronique au cours de l’année écoulé. A contrario, seulement 19% affirment avoir une capacité d’épargne. L’analyse de l’Institut Montaigne au niveau régional laisse apparaitre une situation très contrasté.

Dans les classement internationaux, le pays est à la 23ème place pour le niveau de bonheur de ses habitants. Loin derrière le Costa-Rica, derrière les Émirats Arabes Unis et Malte et juste derrière le Mexique…

De l’importance d’être heureux

Pourquoi est-ce si important d’être heureux ? Quel est l’impact global du bonheur ?

La rédaction de l’indispensable site Doctissimo a compilé des méta-études sur les effets du bonheur sur la santé. Les gens heureux vivent plus longtemps, en meilleure santé physique et mentale. De plus, ils cicatrisent mieux après une opération. Le bonheur augmente également la tolérance à la douleur ou à une maladie chronique. L’impact économique du bonheur est incalculable mais bien réel.

Rappelons-nous également que plus nous sommes heureux, plus notre niveau de sérotonine dans le cerveau est élevé et stable. Cette constance améliore notre self-control et donc notre impulsivité. Grâce à ce niveau équilibré de sérotonine, nous sommes moins agressifs. Peace, Love and Happiness !

Alors, tout cela est bien beau mais comment fait-on pour être heureux ? Y’a t’il une formule secrète du bonheur ?

La Formule secrète du Bonheur

Quelle que soit la génération, lorsqu’on nous interroge sur ce qui ferait notre bonheur, les réponses restent quasi-immuables. Argent, célébrité, travail…

Mais si l’on écoute l’excellent TED X de Robert Waldinger, on découvre une autre voie. D’après ce psychiatre américain, la formule secrète est simple !

Robert Waldinger est le 4ème responsable de recherche à poursuivre la plus longue étude sur le bonheur des adultes. Depuis 1938, 724 hommes sont suivis par les chercheurs. 60 d’entre eux sont encore en vie, à plus de 90 ans.

Ces hommes venaient de 2 groupes sociaux très éloignés : des étudiants de deuxième année d’Harvard et des adolescents pauvres de Boston. Tous les 2 ans, ils se soumettent à différents tests (questionnaires généraux, examens médicaux…). Leur entourage (femme et enfant) est également sollicité.

Outre les conséquences positives du bonheur sur le corps et le cerveau, les chercheurs ont isolé un facteur récurrent du bonheur : les relations. En effet, les individus en meilleure santé sont aussi les plus engagés socialement. Ce n’est pas le nombre d’amis sur Facebook mais la qualité des liens qui conditionne ce résultat. Lien marital, familial ou plus large, l’essentiel est d’investir du temps dans ces relations.

Le bonheur, c’est prévisible !

Deux autres éléments ressortent de cette étude au long cours. Tout d’abord la prédictibilité du niveau de bonheur à 80 ans. En étudiant la qualité des relations sociales à 50 ans, les chercheurs d’Harvard peuvent prédire de manière fiable le futur niveau de bien-être de l’octogénaire !

Cela rejoint d’une certaine manière les propos de Charles Martin-Krumm et d’Ilona Boniwell dans leur livre “Pour des ados motivés”. Ces deux spécialistes de la psychologie positive citent le travail de Sonja Lyubomirsky. Selon cette psychologue américaine, 50% du niveau de bonheur d’un individu est d’origine génétique. Les circonstances de la vie ne représentent que 10% du total. Cela explique sans doute pourquoi les gagnants du Loto retournent rapidement à leur niveau de bien-être initial. Même les paraplégiques et tétraplégiques reviennent quasiment au niveau de bien-être antérieur à leurs blessures !

Le malheur aussi, parfois…

Toujours selon Charles Martin-Krumm et Ilona Boniwell, certaines conditions sont plus rédhibitoires au bonheur. Certaines circonstances de la vie impactent durablement notre bien-être. En tête de ces limites au bonheur viennent le veuvage, l’injustice ou la solitude.

Avec l’injustice, nous retrouvons une des inquiétudes principales des français. Cette injustice a largement nourrie le mouvement des Gilets Jaunes.

La solitude est plus inattendue quant à ses effets ravageurs. Dans son TED X, Robert Waldinger nous dit que la solitude subie est un poison pour le cerveau. Il nous révèle également que 20% des américains se sentent seuls ! Il ne s’agit pas que de personnes isolées. Effectivement, cela concerne aussi des personnes entourées de relations toxiques. Cette solitude est un facteur de dégénérescence précoce du cerveau et de mort prématurée. L’Humain est un animal sociable.

Mais au fait, dans le calcul de Sonja Lyubomirsky sur le niveau de bonheur, il nous manque 40% ?

C’est loin le Bonheur ?

A nous de jouer !

Que représentent ces 40% restants ?

Ils représentent toute la partie sur laquelle nous avons un impact : les activités intentionnelles. Ce sont nos efforts et nos engagements afin d’élever notre niveau de bien-être. Pour caricaturer, on peut choisir de se dire que notre vie est à moitié nulle ou à moitié géniale !

Il faut également distinguer le niveau de bonheur du bien-être. Le bonheur est plus complexe et métaphysique. En outre, de nombreuses études ont apporté la preuve que le niveau de bonheur n’avait que peu de lien avec la fortune d’une personne. Passé les échelons primordiaux de la hiérarchie des besoins de Maslow (un toit, de l’eau et de la nourriture, la sécurité…), l’argent perd rapidement son effet de levier.

Toujours selon Charles Martin-Krumm et Ilona Boniwell, “notre bien-être dépend beaucoup plus de nos attitudes, des choses que nous décidons de remarquer et de prendre en compte, de nos intentions et de nos pratiques délibérées”.

La balle est donc dans notre camp. Ces deux auteurs parlent de développer des compétences nécessaires au bonheur. Par notre action positive, nous pouvons doncchanger notre manière de ressentir et de penser. Donc, on ne pourra plus dire comme Cali “C’est quand le bonheur ?”.

3 compétences à développer

La psychologie positive s’intéresse de près au bien-être, première étape vers le bonheur. Parmi les compétences nécessaires au bien-être, Krumm et Boniwell en citent 3 principales.

  • La méditation de pleine conscience
  • La gratitude et les remerciements
  • Le pardon
  • La méditation

Dans mes lectures, je constate quasi-systématiquement que les personnes qui atteignent un très haut niveau d’achèvement et de bonheur pratique un type de méditation très régulièrement. Les effets sur le cerveau sont associés à la réduction des impacts négatifs et au renforcement des aspects positifs. L’idée n’est pas de développer ici les différentes écoles de méditation car je ne suis pas (encore) expert en la matière. Je vous laisse donc à votre pleine conscience ou vos mantras…

  • La gratitude et les remerciements

La gratitude est une composante centrale de la psychologie positive. Elle nous permet de valoriser les évènements positifs, même infimes de notre quotidien. Dans notre famille, nous avons été surpris par la puissance d’un exercice quotidien : le carnet de gratitude.

Laissez-moi vous raconter une petite anecdote personnelle. Notre fille de 12 ans est dotée d’un caractère fort. En effet, un des traits marquants de son esprit est de souvent penser à ce qu’elle manque, à demain plutôt que maintenant. Il en résulte une profonde frustration au quotidien et une difficulté à se réjouir de l’instant. Nous lui avons suggéré de tenir un petit carnet de gratitude où elle note chaque soir ses 3 instants de bonheur de la journée. C’est parfois quelque chose qui peut paraitre insignifiant comme un sourire échangé au cours de la journée ou le hululement de la chouette à son arrêt de car le matin…

A notre grande surprise, elle poursuit avec constance cet exercice ! Le résultat est vraiment puissant : une humeur plus contrôlée, un niveau de satisfaction en hausse vertigineuse et une habitude vite prise. Les rares moments où elle ne tient pas son carnet, nous le remarquons rapidement !

  • Le pardon

Trop longtemps resté dans la sphère religieuse, le pardon gagne en puissance lorsqu’on le dirige vers soi-même autant que vers l’autre. Ses effets identifiés par la recherche sont la réduction de la colère, de la négativité, de l’angoisse et de la dépression.

J’avais découvert son impact dans le livre de Jack Canfield “The Success Principles”. Je l’ai mis en pratique dans ma vie personnelle et j’ai pu constaté les bénéfices quasi-immédiats de ce principe.

Du bien-être au bonheur

Pour finir, je vois une quatrième compétence à adopter d’urgence pour compléter ce que nous disent Charles-Martin Krumm et Ilona Boniwell. Le RIRE !

En effet, lorsqu’on met en pratique l’ensemble des éléments précédents, nous devons veiller à ne pas tomber dans du self-monitoring, de l’autocontrôle permanent. Sinon, le risque est de passer à côté du bonheur malgré le bien-être.

Les effets du rire sur le cerveau et le corps sont maintenant bien connus. Je pense à cet homme qui s’est soigné d’une grave maladie en s’administrant une cure de films comiques et de sketchs d’humoristes à son retour de l’hôpital. Après plusieurs semaines de cure, son état s’était vraiment amélioré et son cerveau complétement modifié. Longévité, résistance à la douleur…

Il parait que nous rions moins qu’il y a 50 ans… Le rire est-il en danger ? C’est à nous de le protéger, de lui réserver des bastions. Il parait que nous rions moins avec l’âge… Alors fréquentons des plus jeunes ! Ainsi, nous développerons nos réseaux sociaux chers à Robert Waldinger !

Je suis persuadé que le rire franc, généreux et partagé est une forme ultime de bonheur ! Et, contrairement au dicton, vous n’allez pas “mourir de rire” mais au contraire prolonger vos instants sur Terre !

Que les Forces soient avec Vous !

Guillaume Le Penher

La puissance du Focus

Histoires de Focus : Les poulpes apprennent de leurs erreurs…

Il faut bien le dire, le Focus (ou Focalisation) n’est pas un thème très répandu dans les résultats du test CliftonStrengths de Gallup. Avec à peine 10% d’occurrence contre plus de 34% pour Achiever (Thème de la Performance qui est le plus partagé), le Focus est plutôt rare. Il agit comme un rayon laser qui vous permet de pointer votre objectif… Et de ne jamais le perdre de vue !

Mon Focus est très haut dans mes résultats et je le vois en action constamment. Couplé avec le thème d’Achiever, cela devient parfois comme un rouleau compresseur pour abattre le boulot ! Mais, vous me voyez venir, je vais vous parler aujourd’hui du revers de la médaille de ce thème fabuleux qui, chez moi, anéantit la procrastination… Pour cela, je ne vais pas vous raconter d’histoire, je vais plutôt vous faire part d’une expérience réelle qui m’est arrivée il y a quelque temps…

On the road again

En ce mois de décembre 2017, je me rendais un peu anxieux à Paris. Avec mon épouse, Sophie, nous devions faire une présentation importante de notre travail d’artistes le lendemain. Nous connaissions ces moments depuis plus de 10 ans : charger le camion, quitter le foyer après avoir confié nos enfants, rouler puis décharger, faire le show, remballer, rouler encore…

Pendant longtemps, nous aimions ces trajets passés à faire le point et discuter de l’avenir. Pour un couple d’artistes ces instants sont précieux. Ils nous apportent une saine émulation. Pourtant, cette fois-ci, nous étions plus tendus. L’enjeu était important à nos yeux. Nous roulions vers la soirée célébrant les 25 ans de la Fondation Banque Populaire à l’opéra Comique de Paris ! En tant que lauréats de cette prestigieuse fondation, nous étions appelés à monter sur scène. Dans ce décor somptueux que Louis XIV avait foulé nous allions présenter devant près de mille invités notre installation artistique tactile et interactive : « Please Touch ! ».

Nous avions travaillé pendant des mois, avec le soutien financier de cette fondation, à concevoir et fabriquer une œuvre hybride mêlant art, artisanat et nouvelles technologies. Avec cette installation nous allions à l’encontre des préceptes établis, nous bousculions les frontières. A la fois œuvre physique et expérience visuelle et sonore. A travers le triptyque Homme / Matière / Outil, nous explorions la relation qui lie l’humain et la création…

Mais ce n’était pas tant de présenter notre travail qui me rendait tendu. Non. En fait, j’étais dans un état de fatigue physique et moral intense depuis plusieurs mois. A la lisière du burn-out physique. Alors, pour être sûr de remplir mon objectif, je me reposais inconsciemment sur un de mes talents naturels les plus forts chez moi : Le FOCUS.

Planning serré…

Pendant le trajet, je refaisais mentalement l’ensemble du déroulé du déplacement :

Arrivée à Paris vers 15h30, on laisse le camion au parking le plus proche de l’Opéra Comique que j’avais réservé quelques jours plus tôt. Ensuite, direction l’hôtel, petite sieste puis répétition de notre speech du lendemain. OK. Trafic fluide, météo correcte pour ce début d’hiver…

A l’heure prévue, nous arrivons au parking situé juste à côté du Palais Brogniart, la bourse de Paris. Entrée dans le parking. Et là, CRRRR ! Le toit du Transporter touche le signal de hauteur. Trop tard, nous sommes engagés. Nous pénétrons dans le premier niveau du parking sans dégâts. Le gardien me fait signe de ressortir. Je lui montre ma réservation et lui indique que mon véhicule est bien celui pour lequel j’ai réservé. Il ne veut rien savoir et m’indique la sortie. Comme il y a du monde derrière mois, je ressors garer le camion à l’extérieur du parking.

Là, mon focus monte d’un cran : j’ai réservé, j’ai le bon de véhicule, la hauteur indiquée à l’entrée est conforme. Je DOIS me garer et continuer mon programme millimétré. Muni de ma réservation, je redescends voir le gardien. Je le trouve dans un coin, fumant une cigarette avec un agent d’entretien qui part quand j’engage la discussion avec le gardien.

Dialogue de sourds

Ce premier niveau du parking est vide mais « privé » semble-t-il. Les niveaux inférieurs sont plus bas de plafond, impossible de m’y garer. Un abonné du parking me confirme alors avoir déjà abimé un camion similaire en tentant d’aller plus bas… Je demande alors au gardien de me garer à ce niveau.

« _ Impossible, c’est réservé !

_ Mais c’est vide et j’ai une réservation déjà payée !

_ C’est pas mon problème, faut partir c’est tout ! »

Le vieil employé maghrébin ne veut rien savoir. Il retourne dans son bocal glauque qui lui sert de bureau. Je le suis et demande qu’il appelle un supérieur pour trouver une solution. Il refuse. Entre temps, m’étant saisi d’un mètre à ruban, je vérifie la hauteur de la barre d’entrée du parking. A 2 cm près, c’est OK. Le problème vient plutôt de la pente de la rampe d’accès. Si vous avez déjà utilisé ce genre de parkings souterrains alors vous connaissez cette désagréable impression de s’engouffrer littéralement dans les entrailles de la ville…

En roues libres

Le souci donc, ce n’était pas la barre mais la pente. Avec l’empattement d’un véhicule un peu long, la hauteur utile du parking n’est plus de 1,90m ! Au lieu de 2 mètres. BUG.

Je retourne voir mon gardien et lui fait part de cette analyse technique. FOCUS : je DOIS me garer et continuer mon programme. Je commence à me mettre en mode rouleau compresseur.

Sophie quant à elle, est restée dans le camion, mal stationné, à l’extérieur. Elle est captivée par une émission scientifique de France Culture qui décrit par le menu l’intelligence du poulpe… 3 cœurs et du sang bleu !

Dans les entrailles de la ville, je commence à m’impatienter. Dans le bocal, l’ambiance chauffe. Je redemande au gardien d’appeler son supérieur. Niet. Il veut me sortir de son bocal, je refuse. J’aperçois alors le numéro de téléphone de son superviseur sur le bureau. Ni une ni deux, je prends mon téléphone et appelle. FOCUS. Le gars, un peu surpris, me dit rapidement qu’il ne peut pas régler ce problème et m’indique d’appeler le service client payant dont le numéro est sur la vitrine extérieure du bocal… Je sens comme une embrouille monter, j’insiste mais rien n’y fait. Tout en discutant au téléphone, je me déplace vers la vitrine en question. Un pied dehors, un pied dedans, je regarde la vitrine et perds de vue un bref instant le gardien patibulaire. Grosse erreur !

 

Le point de bascule

Là, tout s’emballe. Comme une assiette que l’on pousse millimètre après millimètre vers le bord de la table, l’inéluctable se produit. Je ne vois rien du drame en train de se nouer car à ce moment je suis complétement aveuglé par mon Focus. Le gardien, pris d’un soudain accès de colère ou d’exaspération me pousse violemment pour m’éjecter de son bureau-bocal. Mon téléphone valdingue. Dans la bousculade, mon précieux papier de réservation tombe du côté intérieur du bocal. La bourrade du gardien ne suffit pas à me détourner de ma « mission » et j’esquive la deuxième charge pour récupérer mon papier. M’en étant saisi, je me retourne pour assister, médusé, à un numéro de bluff du gardien qui fait semblant d’être blessé et s’allonge sur un paillasson, à quelques centimètres de la barrière d’accès des voitures…

Je suis un instant médusé par cet événement improbable. Le gardien gémit, allongé sur son paillasson. En le voyant sortir son téléphone portable, je comprends la supercherie : il tente de simuler une agression ! Dominé par mon Focus, je n’avais pas perçu à quel point cet homme était dépressif et malheureux dans cet univers de fin du monde. Je venais de lui fournir une occasion en or massif pour échapper un temps à sa misérable condition…

L’emballement

Toujours focalisé sur mes objectifs du jour, je tente de relever le gardien. Il gémit de plus belle, se plaint de la colonne vertébrale. Là, je dois l’avouer, je lâche une bordée de jurons ! Putain, ce gars est en train de me faire un sale coup ! Et voilà le gardien qui appelle son chef, les pompiers… Manque plus que sa pauvre mère si elle est encore de ce monde.

Pendant quelques secondes, je pense à quitter les lieux et trouver un autre stationnement. Petit coup d’œil latéral : 1, 2, 3 caméras sont en train d’immortaliser ce piteux évènement… La gloire est proche ! J’aperçois maintenant Sophie qui descend le long de la rampe d’accès. Elle trouve le temps long malgré sa passion nouvelle pour les poulpes.

Heureusement qu’elle me connait depuis longtemps car au vu de la scène, elle aurait pu imaginer rapidement une autre histoire. Nous décidons d’attendre les pompiers afin de leur expliquer la situation. Dans ma tête, la pression de mon Focus monte encore d’un cran face à ce nouvel élément perturbateur.

Le camion rouge

Sirène, gyrophare, camion rouge, brancard… La totale ! J’explique succinctement aux pompiers l’état de la “victime”. Le chef d’équipe effectue alors, l’air de rien, une petite manipulation qui aurait dû arracher un cri de douleur à mon gardien à l’agonie sur son paillasson. Pas de réaction. Le diagnostic du sauveteur confirme ma version : à priori pas de lésion à la colonne.

Pourtant le protocole doit être suivi à la lettre. Les pompiers installent donc le gardien dans une attelle gonflable sur le brancard et direction les urgences avec son chef qui vient d’arriver de sa tour d’ivoire…

Le chef d’équipe m’informe alors que, maintenant, je dois attendre la police qu’il est obligé de prévenir lors d’un cas “d’agression violente”. Sidération.

L’instant d’après, j’entre en plein surréalisme : me voilà seul dans le bocal du gardien à tenir le parking en attendant les forces de l’ordre…

Le camion bleu

Sirène, gyrophare, camion bleu, flics en civil… Là, je ne rigole plus du tout. Je tente intérieurement de me rassurer en me disant que les caméras du parking pourront témoigner en ma faveur. Mais a-t’on déjà vu une caméra venir à un procès ?

Les flics m’interrogent une première fois. En nous voyant Sophie et moi, ils semblent plutôt accorder du crédit à notre version. “Allez, on va vérifier tout ça au poste avec l’OPJ (officier de police judiciaire) ! Vous nous suivez avec votre camion jusqu’au commissariat du 2ème arrondissement. Pas de blague hein !” Comme si j’étais d’humeur à faire des calembours…

Le commissariat miteux

17h, je me retrouve sur un banc patiné à côté d’un sans-papier marocain arrêté pour violence, lui aussi… Entre mes mains, le livre de Roy Baumeister et John Tierney “Le pouvoir de la volonté”. Un des meilleurs livres sur le self-control que j’ai pu lire jusqu’à présent ! Mais à ce moment-là, j’en étais encore qu’au premier tiers. Je tente de me plonger dans cette lecture instructive avant de me faire interpeller puissamment  quelques instants plus tard :

” Qu’est-ce que vous faites ?

_Ben, je lis en attendant l’OPJ…

_ Mais vous n’avez pas le droit ! Si l’OPJ vous voit faire, ça va chier. En plus, il est plutôt du genre à laisser macérer les prévenus en GAV (garde à vue). Vous me rangez ça tout de suite !…”

Le temps n’est plus le mien, je ne m’appartiens plus, je suis dans l’engrenage… Me voilà ensuite en train d’aider la communication en espagnol entre mon voisin de banc marocain et le flic de permanence. Le temps passe lentement. Mon Focus me taraude toujours mais je ne sais plus si je vais pouvoir sortir d’ici à temps pour continuer mon programme. Je suis venu à Paris avec Sophie pour être dans la lumière de la scène d’un opéra tricentenaire et voilà que je commence à moisir dans la crasse de ce commissariat miteux.

Signez-là !

Au bout d’une heure et demi, le commissaire avec lequel j’ai discuté dans le parking me fait monter dans un bureau tout aussi miteux pour prendre ma déposition. Il a eu le temps de vérifier mon passé vierge de faits de violence. Sinon, j’étais bon pour passer au moins la nuit ici. Il a reçu le rapport des pompiers, pas de lésions. Le gardien, malgré des antécédents psychiatriques, manifeste son intention de porter plainte contre moi. Je suis donc “l’accusé”.

Je parle des caméras et de la preuve qu’elles contiennent. Le flic me douche froid en m’expliquant que la procédure de récupération des bandes est longue, complexe et souvent couronnée d’échec. C’est donc parole contre parole. Ouille !

Toujours est il qu’il a discuté avec le fameux “OPJ qui aime la viande macérée à l’ombre des cellules de garde à vue”. Par chance, il ne souhaite pas me garder. Il a déjà assez à faire avec des sans-papiers, des camés et d’autres cas qui semblent plus excitants. Je ne suis pas dans son Focus !

Le commissaire prend donc ma déposition. Je la relis et commence à la corriger. Je le sens, ce commissaire a fait des efforts pour rédiger mais je ne peux m’empêcher de revoir des tournures de phrases et quelques fautes bénignes. Franchement, des fois, je suis un vrai casse-couille… C’est l’effet Maximizer : toujours chercher à transformer quelque chose de bien en œuvre superbe ! comme si c’était le lieu et le moment. Il accepte de bon cœur mes corrections et c’est parti pour l’imprimante et la signature. Pour moi, pas de copie, je suis l’accusé et c’est un avocat qui doit faire cette demande !

De l’air !

19h30, je suis à nouveau un homme libre ! Ouf ! Entre temps, Sophie est allée à l’hôtel pour tenter de se reposer sans savoir quand je sortirai. Je la rejoins en camion. Et là, nous réalisons que nous en sommes encore au point de départ : il faut mettre à l’abri le camion rempli de matériel. Nous faisons le tour du quartier. Pas de place. Un autre parking. Trop bas. Encore un autre…

Toutes les péripéties de la journée nous ont épuisés. Dans ces cas-là, mon Focus se déclenche encore. En mode “Sauvegarde”. Je suis près à faire la route du retour, là, maintenant. Rentrer maison, quitter Babylone. Se protéger. Tant pis pour les paillettes, tant pis pour toute cette énergie perdue, tant pis pour les frais.

Sophie me convainc de faire un dernier essai dans un dernier parking du même type. Cette fois-ci je la laisse descendre et négocier avec le gardien… Elle revient quelques instants plus tard, victorieuse : on peut se garer pour la nuit dans la partie “privée” du parking ! Enfin !

On stage !

Après une courte nuit, nous arrivons à l’Opéra Comique épuisés mais avec la tension nerveuse du “jour J”. Répétition le matin puis Générale le midi. La scénographe nous félicite au passage : “Ah ! On voit que vous avez bien répété votre prestation !”. En fait, non !

Le soir, devant près de mille invités, dans ce lieu si prestigieux, nous vivons un des pics de notre carrière ! Parler de notre passion, de notre travail sur cette scène emblématique est un cadeau de la vie ! Pour en arriver à ce résultat, j’ai fait appel à mon talent de Focalisation quasi en permanence. Couplé à mon talent de “Réalisateur” (Achiever), cela me donne de la puissance. Mon focus m’aide à fixer mes objectifs et à mettre de l’ordre dans les étapes pour les atteindre. Ensuite, mon besoin de réalisation se déclenche afin d’appliquer le plan définit…

Pourtant la veille, j’avais plutôt exprimé l’ensemble des “basements”* de mes thèmes comme on dit chez Gallup. J’avais uniquement utilisé le “côté obscur” de mes forces.

Et vous ? Comment voyez-vous vos talents à l’œuvre dans votre quotidien ? Êtes-vous conscient de la force qu’ils vous apportent ? Comprenez-vous comment ils se combinent et se décuplent ? Vivez-vous plutôt le “Basement” ou le “Balcony” de vos thèmes ? Si ce n’est pas encore le cas, il est temps de vous rapprocher d’un coach certifié par Gallup pour vous aider à faire ce travail puissant !

La tête et les pieds…

Sur le trajet du retour, Sophie m’a finalement raconté la vie et les capacités incroyables des céphalopodes (littéralement “tête et pieds” en grec !). Au détour d’une phrase, elle me lâche une petite pépite :

“Au fait, tu sais que les poulpes apprennent de leurs erreurs !…”

Un court instant, j’ai failli le prendre pour moi. Je me suis concentré à nouveau sur la route pour doubler un camion. Moi aussi j’ai une tête et des pieds ! Si les poulpes apprennent de leurs erreurs, je dois faire bonne figure. Depuis lors, cette idée ne me quitte plus… comme une ventouse !

Que les Forces soient avec Vous !

Guillaume Le Penher

*= Chacun des 34 thèmes du test CliftonStrengths est neutre. Lorsque vous recevez vos résultats, vous allez identifier comment vos thèmes principaux s’expriment naturellement chez vous. Dans cet article, je vous parle du thème du Focus. Il peut être à la fois un atout (vous restez concentré sur l’objectif) et un frein (vous êtes un peu trop rigide, comme Robocop…ou comme moi ce jour-là !). Vous pouvez prendre conscience qu’un de vos thèmes majeurs ne s’exprime à présent que dans sa partie négative (basement). Cette prise de conscience marque le début de votre travail de transformation de ce thème en Force. A l’opposé,  certains de vos thèmes principaux vous apportent de la satisfaction , des résultats et un équilibre émotionnel ? Vous êtes alors au balcon (balcony) de votre Force selon Gallup… Et si vous venez de passer votre test, je vous recommande cet article grâce auquel vous pourrez tirer de nombreux avantages de votre test gratuitement !

Enfant précoce, un challenge pour la famille !

Douance, précocité, surdouement… Si vous avez un enfant précoce, vous connaissez forcément ces termes issus de la psychologie. Depuis quelques années, nos connaissances sur le sujet ont fait un bond. Pourtant, il subsiste encore des idées reçues à leur encontre. Les enfants précoces sont encore loin d’être intégrés pleinement à la société. Beaucoup de parents se demandent comment les aider à mieux vivre leur différence.

Aujourd’hui je suis tombé sur la rediffusion d’une émission de radio qui m’a particulièrement intéressé. Il s’agit de l’émission “La tête au carré” de Mathieu Vidard (sur France Inter) qui invitait la psychologue et conférencière Arielle Adda. Cette émission avait pour but de démystifier ce thème tout en apportant des pistes d’accompagnement pour les parents.

1/ Arielle Adda

Arielle Adda est une spécialiste des “hauts potentiels”, enfants mais aussi adultes. En effet, certains découvrent tardivement leur capacité au-dessus de la moyenne. Cette prise de conscience donne un éclairage particulier à de nombreux événements de leur vie personnelle, affective et professionnelle. Arielle Adda a longtemps publié dans le journal de l’association Mensa France (de 1977 à 1998).

Mensa est une association internationale qui a pour vocation de rassembler les 2% les plus “intelligents” de la planète. Par cette fédération, l’association entend promouvoir la paix et la recherche, notamment sur la nature. Madame Adda exerce aujourd’hui en cabinet afin de conseiller adultes, parents et enfants face à ce défi que représente souvent la précocité.

2/ C’est quoi un enfant précoce ?

De nombreux parents se demandent si leur enfant ne serait pas en avance par rapport à ses camarades. Il existe, c’est vrai, des signes qui peuvent alerter sur ce phénomène : votre enfant marche très tôt, il est vraiment très éveillé ou développe un langage complexe. On dit que les premières années de vie sont cruciales pour le diagnostique. Toutefois, le seul moyen de confirmer ses soupçons est de faire un test chez un psychologue. Les tests de QI, par exemple, offrent une grille de lecture du niveau d’abstraction et de logique de la personne. Ils peuvent être passés à tout moment de la vie.

L’avance cognitive développée chez ces enfants peut se muer en difficulté sociale, affective et relationnelle. Nous connaissons tous des parents affolés ou désemparés face à la particularité de leur enfant surdoué. Alors que cela devrait être vécu comme une chance et une occasion inouïe de développement, la précocité engendre souvent de nombreuses difficultés pour l’enfant et ses parents.

Ne pas faire fausse route…

3/ 3×8=21 !

Contrairement aux clichés parfois véhiculés par les films ou les médias, les enfants (ou les adultes) précoces ne sont pas des “singes savants”. Ne confondons pas avec certains troubles autistiques type “Forest Gump”. Arielle Adda les décrit plutôt comme des êtres sensibles. Ils peuvent, malgré leur étiquette de surdoué, flotter en calcul mental par exemple.

Les enfants précoces ne sont pas des bêtes de foire !

Ils adorent généralement la conversation avec des adultes ou des plus “savants” qu’eux. Cela les nourrit intellectuellement. Ils aiment les recherches et peuvent passer des heures, des jours à creuser un thème qui les passionne. Ces enfants ont une grande capacité à devenir des spécialistes d’un sujet pointu. Vous reconnaissez votre enfant dans cette description alors même que ses résultats scolaires ne sont pas forcément bons ?

4/ La société de la performance moyenne

Notre système éducatif ne tolère que les enfants moyens. Tous ceux qui s’éloignent trop de cette moyenne sont rejetés tôt ou tard. Je trouve étonnant de donner une image de l’école comme d’un lieu de compétition alors que les plus intelligents d’entre nous s’y sentent si mal… La compétition n’a court en fait qu’entre une frange restreinte d’individus dans la norme. On n’y encourage pas l’excellence, la stimulation intellectuelle et encore moins l’émulation.

Pour vivre heureux, faut-il vivre dans “la moyenne” ?…

Voici l’écueil majeur pour les enfants surdoués dans le système scolaire… Ils sont capables par exemple de lire et écouter un cours en même temps. Cela, on le comprend, déstabilise les professeurs. L’enfant se réfugie alors dans un mode de communication défensif voire parfois insolent et arrogant. Certains interrompent le cours en permanence pour apporter leur précision, relever un détail inexact ou simplement faire usage de leur art oratoire. Ils s’installent alors dans une négociation permanente qui rompt la fluidité de l’exposé du professeur et marginalise l’enfant. A partir de ce moment, sa souffrance grandit.

5/ Un don néfaste ?

Cet enfant talentueux est maintenant en échec scolaire…

Surdoué ou pas, dans la vie il y a des cactus !

Quel gâchis ! un tel potentiel ne doit pas être brisé. Malheureusement, à force de ne pas être challengés à l’école, les enfants surdoués peuvent se retrouver avec des mauvaises notes ou être confrontés à l’échec pendant leurs études. C’est une situation qu’ils vivent généralement très mal (hypersensibilité) et qui peut les conduire à la dépression ou aux pensées suicidaires. Un autre facteur délicat est leur difficulté à nouer des relations amicales avec des jeunes de leur classe d’âge.

 

Beaucoup de parents d’enfants précoces se démènent pour trouver des solutions. Ils lisent, consultent, discutent et se rendent compte aussi qu’il n’y a pas de solution miracle. Pourtant, il existe des pistes pour leur venir en aide.

6/ Renouer avec la vie

Arielle Adda explique par exemple que bien souvent ces enfants se décrivent comme “anormaux”. Ils se stigmatisent donc eux-mêmes. Elle conseille aux parents d’organiser des rencontres avec d’autres enfants comme eux. Cela peut s’organiser via des associations ou en trouvant dans l’entourage des enfants précoces d’âge équivalent. Nous sommes des êtres sociaux et c’est un pilier pour notre développement psychologique et affectif.

Les enfants précoces ont encore plus besoin que les autres d’un environnement familial stable. Cela les aide à faire face à leurs émotions qui les submergent souvent. Aujourd’hui beaucoup de familles sont monoparentales. Il est donc d’autant plus important que les grand-parents, un oncle, une tante ou toute personne proche puissent être des référents pour l’enfant. Avoir un enfant surdoué est souvent un challenge et il ne faut pas hésiter à s’entourer.

7/ Surmonter l’échec

Beaucoup d’enfants précoces survolent leur scolarité avant de perdre pied plus ou moins rapidement. Au fil du temps, sans motivation, le cerveau devient paresseux. Comme l’enfant précoce n’a souvent pas besoin de travailler pour apprendre pendant les premières années, la léthargie s’installe…

Le problème, c’est que le jour où il faudrait enfin le solliciter pour faire face à un examen ou de nouvelles connaissances, le cerveau est devenu tout mou. Comme il se comporte comme un muscle, il lui faut de l’exercice ! Sinon, il devient tout flasque comme du fromage blanc…

Il faut donc donner le goût de l’effort très tôt à ces enfants. “Donnez-leur des activités qui les stimulent” nous dit Arielle Adda. Exposés, recherches, discussions profondes, jeux d’échecs ou de go, tout est bon pour entrainer leur cerveau.

8/ Accompagner la réussite

Il existe beaucoup de techniques pour aider un enfant précoce à faire face à son particularisme. La pratique des Arts Martiaux comme le judo peut l’aider à mieux maitriser ses émotions. De plus, ces sports demandent un effort constant afin de progresser. Les cérémonies de remise des ceintures sont également autant de moments intenses qui produisent des effets à long terme sur la psychologie de l’enfant (estime de soi, récompense de l’effort…).

Bruce Lee, un enfant surdoué

Une autre chose importante à faire avec un enfant précoce est de l’accompagner dans ses apprentissages scolaires en lui donnant des méthodes. C’est vrai qu’il est tentant de laisser en autonomie un enfant qui semble réussir très facilement à l’école. Pourtant, vous ne pourrez pas détecter les prémices du décrochage. En le suivant et en lui donnant des méthodes de mémorisation claires (répétition, écriture…), vous prévenez ainsi l’échec scolaire et la marginalisation.

9/ Un ultime et précieux conseil !

Si vous suivez ce blog régulièrement, vous connaissez mon attachement au développement personnel lié à nos talents naturels. Il s’agit là de notre plus précieux potentiel ! En les découvrant puis en les travaillant, nous les transformons en Forces.

Faites ce chemin avec votre enfant précoce. Aidez-le à découvrir ses Talents, ses qualités innées. Grâce à des tests comme le CliftonStrengths de Gallup (disponible en français, payant, à partir de 14 ans) ou comme le StrengthsExplorer (en anglais, payant, de 10 à 14 ans), vous pouvez rapidement connaitre le profil de talents de votre enfant.

Pour moi, les 3 ingrédients du succès de votre enfant sont un milieu affectif stable, une parfaite connaissance de soi allié à sa précocité intellectuelle…

Je vous le promets, c’est un parcours intellectuel ultra-stimulant ! Vous allez partagez ensemble un vocabulaire positif et précis pour envisager l’avenir plus sereinement. Cette connaissance de soi alliée à une précocité intellectuelle et un milieu familial rassurant est le plus sûr chemin vers la réussite ! L’aider à se connaitre lui-même est l’action la plus précieuse à mon sens que vous puissiez lui offrir.

Que les Forces soient avec Vous …

Et vos enfants précoces !

Guillaume Le Penher

 

Pour aller plus loin :

Le livre d’Arielle Adda ” Psychologie des enfants très doués” qui rassemble ses chroniques https://amzn.to/2XGNZle

Comme le sujet ne touche pas que les enfants, Arielle Adda a aussi publié pour les adultes :

“Adultes sensibles et doués : trouver sa place au travail et s’épanouir”

https://amzn.to/2XCr8Hq

Monique de Kermadec a également publié sur “L’adulte surdoué” :

https://amzn.to/2XGrsVN

L’association Française des Enfants Précoces : http://www.afep-asso.fr/index.php

L’association nationale pour les enfants intellectuellement précoces : http://www.anpeip.org/

A lire aussi sur ce blog : “La parentalité basée sur les forces”

 

La créativité au travail : enjeu commercial ou social ?

Vous connaissez la pâte à modeler Play-Doh ? Cela vous rappelle des souvenirs ?

Cette matière a été créée dans les années 30 par la firme américaine Kutol. A l’origine, elle servait à gommer et nettoyer les papiers peints encrassés par les systèmes de chauffage au charbon ou au fioul…

Play-Doh, exemple de la créativité au travail ?

En 1955, avec l’arrivée des tapisseries lavables et l’évolution des modes de chauffage, la société Kutol est au bord du gouffre. Les frères Mac Vickers ne savent plus comment remonter la pente. Un des employés de l’entreprise a une belle-sœur institutrice. En voyant un échantillon de cette pâte de nettoyage, elle imagine immédiatement l’utiliser avec ses élèves. Elle détourne donc l’usage de ce produit pour en faire un jouet pour enfants ! La marque Play-Doh nait peu de temps après.

Le reste de l’histoire est du marketing et du commerce. Le groupe Hasbro détient aujourd’hui la marque pour son plus grand profit. On estime la masse totale de pâte à modeler Play-Doh vendue à travers 75 pays dans le monde à plus de 350 000 tonnes ! De quoi réjouir des générations d’enfants.

Sérendipité et créativité

L’histoire de Play-Doh est un mélange de sérendipité (la pâte pour tapisserie détournée fortuitement de son usage initial) et de créativité. Autant il peut sembler difficile d’encourager la sérendipité, autant la créativité doit être placée au cœur des préoccupations dans l’entreprise.

La créativité n’est pas l’apanage des professionnels dédiés à la création ! Il n’y a pas que les designers, architectes, écrivains ou autres métiers d’Art qui doivent être créatifs. Aujourd’hui, les entreprises utilisent les ressorts de la créativité pour se démarquer, obtenir de nouveaux marchés et accroitre leur compétitivité. Voilà l’enjeu commercial actuel.

C’est quoi la créativité au travail ?

La créativité au travail, comme disent les anglo-saxons, c’est “think out of the box”. Penser différemment puis agir différemment pour obtenir de nouveaux résultats. Dominique Lhuilier, Jean-Philippe Bouilloud, Anne-Lise Ulmann et les autres auteurs de l’ouvrage collectif “La créativité au travail” ont une autre définition. Selon eux, “Travailler n’est pas exécuter.Dans le décalage irréductible entre ce qui est défini comme étant à faire et ce qui est fait, se loge la créativité”.

La créativité se niche donc dans un espace plus ou moins réduit, en fonction des attentes de l’encadrement d’une organisation. D’après une étude menée par Gallup auprès d’un échantillon de travailleurs américains, seulement 29% des sondés sont tout à fait d’accord pour dire qu’on attend d’eux d’être créatif et de penser à de nouvelles manières de faire les choses. On voit bien que même au sein d’une culture professionnelle développée, la créativité au travail n’est pas encore à l’ordre du jour…

Comment développer la créativité au travail ?

Gallup a creusé un peu loin le ressenti des salariés à propos de la créativité et des attentes de leur encadrement. Parmi les salariés qui sont tout à fait d’accord pour dire qu’on attend d’eux d’être créatif, seulement 52% déclarent qu’on leur donne du temps pour le faire…

Comme Steve Jobs l’a dit : “Vous ne pouvez pas imposer la productivité, vous devez fournir les outils nécessaires pour permettre aux gens de donner le meilleur d’eux-mêmes?”

Alors, pour encourager cette créativité au travail, il faut commencer par éliminer tous les obstacles en donnant aux employés le temps, la permission et la liberté d’être créatifs. C’est en agissant ainsi que nous permettons “aux gens de donner le meilleur d’eux-mêmes”, c’est-à-dire la créativité ! Par exemple, les ingénieurs de Google disposent d’un jour par semaine qu’ils consacrent à des recherches sur des projets personnels pour l’entreprise. Le cabinet de conseil Brighthouse de Joey Reiman accorde à son personnel 5 jours par an, en plus des congés, pour “rêvasser” !

Les freins à la créativité au travail

D’après Valérie Voiron (coach et formatrice), il existe 4 blocages principaux pour mettre en œuvre cette politique dans le milieu de travail. Elle les détaille dans un article publié sur le site Studyrama. Pour elle, ces blocages sont plutôt liés à l’humain qu’à l’organisation. Le poids des habitudes (c’est rassurant et confortable), la peur de l’inconnu (facteur de stress), la méconnaissance (ignorance et/ou hésitation) et la critique externe (focalisation sur des causes externes, “fixed mindset“) bloquent la créativité des employés.

Mesurer la créativité

Un autre frein potentiel à la mise en place d’une culture de la créativité au travail est le besoin rationnel de mesurer des résultats. Comme pour la recherche fondamentale, les bénéfices financiers ne sont pas immédiats.

Une des idées avancées par Gallup est de se concentrer sur d’autres indicateurs que la rentabilité à court terme. Par exemple, le nombre d’idées nouvelles ou de pistes de recherche proposées par les employés. Il est indispensable pour une bonne gouvernance de la créativité d’organiser des temps de restitution du travail effectué. Lors de ces regroupements, les idées sont partagées et dynamisent l’ensemble de l’équipe. Une idée encore imparfaite peut bénéficier d’un effet itératif du groupe et être peaufinée plus rapidement.

Accepter l’échec

Développer la créativité au travail, c’est un chemin risqué ! Il n’y a aucune certitude au départ que la démarche sera couronnée de succès. Il parait bien plus “raisonnable” de peaufiner des fiches de poste et d’exiger leur application sans réserve… Pour un temps seulement. Le commerce est intrinsèquement une entreprise risquée ! Que vous vendiez des produits physiques, dématérialisés ou des services vous prenez des risques en les proposant à la vente.

En développant la créativité au travail, la seule certitude est l’échec. Thomas Edison a fait plus de mille essais avant de parvenir à créer le filament de sa première ampoule. C’est avant tout un “serial looser”. Pourtant, il est connu pour ses nombreux succès ! Pour réussir, il faut donc développer sa tolérance à l’échec.

Selon l’institut de sondage américain Gallup, “Les gens sont assez peu enclins à prendre des risques au travail si l’évolution de leur carrière repose sur la démonstration d’un parcours professionnel réussi…” Cela signifie qu’il ne faut aucun accroc, que tout le chemin doit être lisse et impeccable.

Il n’est donc pas surprenant que seulement 18% des travailleurs américains interrogés par l’institut de sondage soient fortement d’accord pour dire qu’ils peuvent prendre des risques au travail qui pourraient aboutir à de nouveaux produits, services ou procédés.

L’aversion pour le risque

Ce danger est réel pour l’avenir de toute entreprise. Avoir peur de prendre des risques pour innover et se démarquer est la limitation la plus sournoise pour toute organisation. On pense se protéger alors que c’est le contraire qui se produit. Dans un monde en perpétuel mouvement, celui qui fait du sur place s’expose. En effet,  le statu-quo ne profite qu’aux concurrents qui continuent d’avancer !

Quand même, il y a des limites à la créativité au travail !…

Collaboration et engagement

Si la créativité au travail présente un risque, la limiter ou la bannir est pire encore. En effet, lorsque les salariés pensent que leurs idées ne seront pas les bienvenues ou que l’échec sera sanctionné alors ils ont tendance à se renfermer sur eux-mêmes…

Les études menées dans plusieurs entreprises américaines prouvent que l’engagement des salariés augmente lorsque la créativité est au cœur de la culture de l’entreprise. Cela signifie plus de collaboration au sein du lieu de travail. Cette culture renforce également le sentiment d’appartenance à une entreprise. Du coup, les salariés sont deux fois moins susceptibles de rechercher un autre travail.

L’effet Kiss-Cool

Mettre en place une culture créative dans l’entreprise apporte un avantage concurrentiel encore mal identifié. Engagement au travail, faible turn-over, image de marque, facilité de recrutement… Une fois en place, cette dynamique se propage vite. Si ses effets profonds sont à mesurer à long terme, les candidats, eux, affluent naturellement vers ces entreprises. Lorsqu’on voit les difficultés de recrutement actuelles dans certains secteurs, ce seul argument devrait convaincre certains leaders !

Enfin, pour terminer, le dernier effet bénéfique de cette politique interne est la fidélisation des clients. Nous nous associons facilement à des marques et des organisations créatives.

La créativité au travail est donc un enjeu majeur pour le développement de nos entreprises. C’est à la fois un atout social, commercial et concurrentiel.

Que les Forces soient avec Vous !

Guillaume Le Penher

Sources :

La créativité au travail, de Gilles Amado, Jean-Philippe Bouilloud, Dominique Lhuilier et Anne-Lise Ulmann. Éditions Érès, 2017

Fostering creativity at work, Ben Wigert and Jennifer Robison, Gallup poll, 2018

 

Comment appliquer votre bonne résolution ?

Cette fois-ci, c’est la bonne ! Vous avez décidé d’appliquer votre/vos bonne(s) résolution(s) ! Bravo, je vous encourage vivement à aller jusqu’au bout et franchir votre propre ligne d’arrivée. Vous êtes enfin résolu à arrêter de fumer, quitter votre dépendance à des produits stupéfiants, perdre quelques kilos, vous lever plus tôt, mettre de l’argent de côté, changer quelques habitudes, rendre visite à votre belle-mère chaque semaine ou que sais-je encore… Suivant votre objectif, vous le savez, le chemin sera plus ou moins long et difficile.

Comment choisir une bonne “bonne résolution” ?

Si vous êtes dans cet état d’esprit de défi mais que vous doutez encore de vos capacités à relever le challenge alors cet article est pour vous ! Lisez attentivement ce qui va suivre car cela pourrait bien vous aider à changer votre vie.

1/ Origines des bonnes résolutions

J’aime bien me pencher sur l’origine des concepts et des traditions, c’est mon côté “Input” (Collectionneur) révélé par le test CliftonStrengths

Les premières occurrences des “bonnes résolutions” remontent à la période antique. Les Babyloniens profitaient de la période de leur nouvel an pour procéder au remboursement de leurs dettes. Ils “remettaient les compteurs à zéro” pour repartir d’un bon pied. Cela semble venir à la fois d’une obligation morale autant que légale. En effet, la Mésopotamie était une société très encadrée par de nombreux textes légaux. Les archéologues ont retrouvé de nombreux textes en écriture cunéiforme qui témoignent de la richesse du droit antique.

Les romains ont repris plus tard cette tradition. Ils l’ont dédié à Janus, le dieu des commencements et des fins. Janus est un dieu de premier rang dans la hiérarchie mythologique. D’ailleurs, les plus vieilles pièces romaines en bronze sont à son effigie. Sa représentation est intéressante. Il a deux fronts, l’un tourné vers le passé et l’autre vers le futur. En lui dédiant le premier mois de l’année, les romains lui ont donné une importance stratégique. Depuis, à cette période, nous faisons le point sur l’année écoulée afin de mieux se projeter dans la suivante. Et d’éviter de faire les mêmes erreurs !

Voici la genèse de cette tradition bien ancrée.

2/ Comment choisir une bonne “bonne résolution” ?

Il ne faut pas se mentir, nous prenons parfois une bonne résolution en sachant pertinemment qu’elle ne passera pas le mois de Janus ! Les raisons sont souvent simples à comprendre. Comme pour les objectifs, votre bonne résolution doit être SMART ! Si vous avez besoin d’un rappel à propos des objectifs SMART, je vous recommande la (re-) lecture de cet article…

De manière encore plus pragmatique, il faut surtout que votre bonne résolution vous motive au plus profond de vous-même. Elle doit résonner en vous. Vous ne pouvez pas tenir une bonne résolution si elle provient uniquement d’une pression extérieure (familiale, sociale, culturelle…). Le spécialiste du développement personnel Steve Pavlina pourrait dire que votre bonne résolution doit vous motiver comme un projet de vacances !

En résumé, vous savez que vous venez de prendre une bonne “bonne résolution” quand :

  • Vous êtes motivé au plus profond de vous-même, comme s’il s’agissait de préparer le voyage de votre vie dans une île paradisiaque.
  • Vous pouvez traiter cette bonne résolution comme un objectif SMART (Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste, Temporel).
  • Cette bonne résolution ne s’ajoute pas à une liste d’objectifs longue comme le bras…

3/ Seul le présent compte…

C’est un peu étrange comme sous-titre mais vous pouvez être un peu effrayé par l’objectif créé par votre bonne résolution. Votre cerveau peut s’emballer à la vue du chemin qui vous sépare de votre ligne d’arrivée. Keep cool, vous allez y arriver puisque maintenant vous êtes sûr d’avoir choisi une bonne “bonne résolution” !

Votre volonté ne peut s’exercer que dans le présent. Vous êtes Ici et Maintenant. Vous ne pouvez plus changer le passé que Janus regarde encore. Personne ne peut prédire son futur. Vous ne pouvez agir consciemment sur celui-ci qu’avec ces seuls facteurs : vos décisions et vos actes ici et maintenant. Dans la tempête, le barreur ne scrute pas l’horizon mais seulement la prochaine vague et la rafale suivante…

Pour avancer avec le nouveau cap défini par votre bonne résolution, reposez-vous également sur vos Forces. Si vous avez passé le test CliftonStrengths (anciennement StrengthsFinder), vous avez un avantage de taille. En connaissant vos manières naturelles de vous comporter, d’agir et de réfléchir vous disposez alors de plus de connaissances personnelles pour atteindre votre objectif. Relisez votre rapport dans les moments de doute afin de reprendre de la confiance. Vous trouverez également dans cette approche basée sur vos Forces et Talents naturels des techniques pour vous motiver ou vous organiser au quotidien.

4/ Le bon état d’esprit pour votre bonne résolution

J’ai déjà parlé plusieurs fois sur ce blog de l’excellent travail de Carol S. Dweck et de ses élèves sur la définition des 2 états d’esprit : “Fixe” et de “Croissance”. Vous pouvez aller plus loin sur ce sujet passionnant avec cet article que j’ai publié il y a quelque temps.

Pour identifier le type de mentalité que vous avez plus tendance à utiliser, vous pouvez vous poser ce type de questions :

  • Ai-je tendance à prendre une bonne résolution ou ai-je plutôt tendance à éviter d’en prendre de peur d’échouer ?
  • Lorsque je me suis engagé dans une bonne résolution, est-ce que j’abandonne plutôt facilement lorsqu’un obstacle se présente ou est-ce que je persévère ?
  • Est-ce que je donne le meilleur de moi-même ?
  • Est-ce utile de faire mon maximum ou un résultat moindre me suffit ?

Répondez honnêtement à ces questions. Les personnes qui développent un état d’esprit de croissance :

  1. se fixent des challenges
  2. n’ont pas peur d’échouer car cela constitue toujours une leçon utile
  3. donnent toujours le meilleur d’elles-mêmes
  4. font des efforts constants pour s’améliorer

Un état d’esprit de croissance vous aidera à réaliser votre bonne résolution. Si vous vous rendez compte que vous penchez un peu du côté de l’état d’esprit fixe, j’ai deux bonnes nouvelles pour vous ! La première est que vous pouvez passer à un état d’esprit de croissance si vous le décidez. La seconde est que cela constitue une excellente bonne résolution ! 😉

5/ On n’est pas à Las Vegas !

Prendre une bonne résolution, ce n’est pas comme aller au casino ! On a beaucoup plus de chance d’atteindre notre but dans le premier cas que de faire sauter la banque ! Et puis, si vous échouez, comme cela m’arrive aussi, faites-le avec panache…

En effet, au casino, chaque essai est indépendant des autres. Lorsque vous perdez votre première mise, vous n’avez pas plus de chance de remporter la seconde. En ce qui concerne la vraie vie, il en va tout autrement. Si vous échouez dans votre engagement face à vous-même en abandonnant une bonne résolution, vous ne repartez pas de zéro. Chaque échec vous apporte son lot d’enseignements. Vous reprenez le tabac après un premier arrêt ? Votre déception est inversement proportionnelle à votre estime de vous-même. J’ai déjà vécu ce moment difficile. Je me suis pourtant débarrassé définitivement de cette mauvaise habitude au bout de la troisième fois. Il m’aura quand même fallu des années pour mûrir ma décision et atteindre mon but. Chaque nouvel essai se nourrit de l’expérience accumulée et des connaissances glanées entre temps. Je ne repartais donc pas de zéro à chaque fois…

Sur la scène de l’Opéra Comique à Paris…

Dans ma vie d’artiste avec ma femme, nous avons également connu beaucoup d’échecs. Combien de concours avons-nous perdu ? Combien de ventes nous ont échappé ? Pourtant, nous sommes lauréats de plusieurs fondations prestigieuses. Nous avons exposé et vendu nos sculptures jusqu’en Chine et en Corée du Sud. Certaines de nos pièces sont dans des musées, des collections privées ou même, voyagent à bord de paquebots de luxe autour des pôles ! Tout cela n’est pas arrivé en une année. Il a fallu beaucoup de travail, d’essais et d’échecs pour finalement atteindre ce résultat. Chaque concours raté nous a apporté une partie de la solution. C’est souvent très difficile à vivre mais il faut persévérer !

6/ 2 conseils d’un expert…

Steve Pavlina dont je parlais plus tôt dans cet article donne un conseil qui me semble très précieux : “Développez votre tolérance à l’échec !”. Nous sommes dans une société qui ne valorise que la victoire et pourtant il n’y a aucune honte à échouer ! Cette focalisation sur la victoire est paralysante pour beaucoup d’entre nous. Ne nous laissons pas leurrer par les résultats flamboyants. En effet, ils ne font que cacher de multiples échecs ! Ils doivent en réalité beaucoup au développement d’une mentalité de croissance.

La vie est une fresque dont vous décidez seul des couleurs et des motifs…

Pavlina dit également une autre chose remarquable : “La motivation commence la course mais c’est l’autodiscipline qui franchit la ligne d’arrivée”. Pour appliquer votre bonne résolution, vous devrez donc trouver une solide motivation afin de démarrer. Ensuite, c’est le développement de votre volonté, de votre autodiscipline qui est votre pilier. Le pouvoir de la volonté est un des sujets du développement personnel qui me passionne le plus… Peut-être car je pense en avoir manqué régulièrement à certaines périodes de ma vie ! Je vous recommande chaudement la lecture du livre de Roy Baumeister et John Tierney dont je parle dans cet article.

7/ A vous de jouer !

Bonne année à tous !

Comme nous ne sommes pas non plus là pour exiger l’impossible de nous-même en permanence, restons joueurs ! Votre bonne résolution est un objectif personnel qui doit repousser un peu vos limites actuelles. Allez-y mollo ! On ne peut pas tout changer radicalement en quelques semaines. Laissez-vous un peu de temps ou votre volonté sera terrassée par l’ampleur de votre chantier ! Pour moi, le plus important dans ce processus de bonne résolution est de s’approcher un peu plus de notre vraie personnalité, d’être plus en accord avec nos valeurs. En diminuant nos conflits intérieurs, nous gagnons en équilibre et en sérénité. Quel que soit le niveau de persévérance, renforcer ses bases est toujours une victoire !

Et si vous avez besoin de plein d’autres ressources motivantes pour vous aider à devenir meilleur, je vous recommande le blog d’Olivier Roland ! Cet article fait d’ailleurs partie de l’évènement interblogueurs qu’il organise. Pour ma part, je viens de lire l’article sur l’intérêt de se lever tôt. Je vous livre du coup ma bonne résolution : je veux continuer de me lever tôt pour pouvoir écrire mes articles avant de démarrer ma journée de travail ! J’ai essayé ce rythme pendant quelques semaines et je suis bien décidé à le poursuivre… après les vacances bien sûr 😉

Que les Forces soient avec Vous !

Guillaume Le Penher

 

Manager vos équipes avec Talent !

Chaque fin d’année dans de nombreuses entreprises, la même histoire se répète ! Vous, le manager, convoquez vos collaborateurs pour les traditionnels entretiens d’évaluation. Vous passez ensemble en revue les objectifs passés ainsi que les forces et faiblesses de votre équipier. Puis vous faites un point sur les attentes de chacun et sur les secteurs à améliorer afin d’atteindre de nouveaux objectifs. Et c’est reparti pour un an…

Et si l’année prochaine vous décidiez de changer de braquet ? Au lieu de continuer à focaliser votre attention sur les faiblesses de vos collaborateurs, que se passerait-il si vous décidiez de vous concentrer sur leurs Forces ?… Et sur les vôtres ?

Voici une citation du célèbre théoricien du management Peter Drucker :

Le management est une affaire de personnes. Son rôle est de rendre ces personnes capables de performance conjointe afin de rendre leurs forces plus efficaces et leurs faiblesses hors sujet.

Voilà le sujet, rendre les faiblesses “hors sujet” ! Il ne s’agit pas de les ignorer, nous le verrons dans cet article, mais de mettre vos efforts sur le développement des Forces. D’ailleurs, êtes-vous sûr de bien connaitre les vôtres ? Savez-vous faire la différence entre une approche managériale conventionnelle et une approche basée sur les Forces ?…

Restons zen et basons-nous sur nos Forces !

1/ L’approche du manager basé sur les Forces

L’approche de développement basée sur les Forces est unique et puissante. C’est le chemin le plus court vers la croissance et l’amélioration individuelles. Ce chemin débute par un investissement conscient dans vos plus grands talents.

Mais d’abord, voici l’approche la plus commune : celle centrée sur les faiblesses. L’idée est d’identifier chez la personne des secteurs à améliorer puis d’élaborer un plan pour y parvenir. Cela repose sur des acceptations implicites :

  • La plupart des comportements, sinon tous, peuvent être appris. Mais pourquoi donc ne sommes-nous pas tous des Einstein ou des de Vinci ?…
  • Les meilleurs résultats sont produits par les mêmes comportements. Alors pourquoi les sportifs les plus talentueux ont-ils des styles différents ?…
  • La correction des faiblesses mène au succès. J’ai eu beau travailler mes maths, je n’en suis pas pour autant devenu un champion… J’étais bien meilleur dans les langues !

On peut donc résumer cette approche en une phrase : “On maintient les forces de chacun et on travaille à corriger les faiblesses”. Pensez-vous du coup que vous pourriez obtenir des résultats fulgurants avec cette méthode ?

Voyons maintenant une seconde approche : l’approche basée sur les Forces pour le développement personnel. La grande différence est de renverser l’attention. Ici, le manager se concentre sur les Forces de chacun et gère simplement les points faibles. Dans ce modèle, vous identifiez les Talents puis vous développez les Forces. En résumé, voici ce que ça donne :

  • Seuls quelques comportements peuvent être appris comme la compétence et la connaissance.
  • Les meilleurs résultats peuvent provenir de comportements très différents.
  • Corriger les faiblesses prévient l’échec mais seules les Forces mènent au succès.

OK, la théorie est sympa ! Mais en pratique, vous doutez peut-être de la pertinence d’une telle approche…

2/ 3 types de salariés

Vous vous souvenez de la citation de Peter Drucker au début de cet article ? Votre rôle en tant que manager est de motiver les troupes et de développer l’engagement des salariés pour atteindre (ou dépasser) les objectifs fixés.

Dans le monde, selon les études de Gallup, seulement 13% des employés sont réellement engagés dans leur travail. Aux État-Unis, ce taux grimpe à 30%. Ces salariés sont le véritable moteur de l’entreprise. Ils ont plaisir à venir travailler et le font savoir autour d’eux. Ce sont des personnes loyales et responsables. Vous avez surement identifié des employés “Engagés” dans votre entreprise ou dans vos relations.

Et les autres, la vaste majorité ? Quel est leur état d’esprit ? Suivant les chiffres précédents, entre 70 et 87% des salariés, de vos collègues ne sont pas engagés. Cela signifie qu’une partie conséquente n’est “ni pour ni contre”. Elle vient simplement chercher son chèque de paie en faisant le job au minimum. Nous appellerons cette majorité silencieuse les “Indécis”.

Enfin, une troisième frange plutôt marginale est constituée d’individus activement désengagés de la bonne marche de l’entreprise. Ce sont les “Saboteurs”. Leur but est de nuire au système qui les emploi. Leur pouvoir de nuisance ne doit pas être sous-estimé car dans certains cas, ils font basculer une partie des “Indécis” dans leur camp.

3/ Une faille énorme du management !

Le style de management basé sur les faiblesses, majoritaire actuellement, montre

Manager, ce n’est pas de la magie !

clairement ses limites avec ces chiffres ! Devons-nous encore répéter que le rôle du manager n’est pas simplement celui d’un GO du Club Med qui fait de l’animation mais d’être payé pour MOTIVER les équipes ? Au vu de la situation globale actuelle, on peut dire que nous sommes face à un échec…

Les conséquences sont énormes pour les entreprises et pour l’économie. Production freinée, turn-over conséquent, coût social généré par la souffrance au travail, conflits insolubles… La spirale infernale !

C’est également un gâchis humain car on le voit, peu d’employés parviennent à un niveau de développement satisfaisant. Nous passons une grosse part de notre temps au travail alors le manager doit tout mettre en œuvre pour que ce temps soit mis à profit de manière bénéfique pour l’employé autant que pour l’entreprise. L’un ne va pas sans l’autre !

4/ Votre nouvelle stratégie de business

Encore quelques chiffres pour vous convaincre (si vous ne l’étiez pas déjà…) de baser votre stratégie managériale sur les Forces.

  • Les employés qui utilisent leurs forces chaque jour sont 6 fois plus nombreux à être engagés dans leur travail !
  • Les équipes qui se concentrent sur leurs forces chaque jour ont une productivité supérieure de 12,5% !
  • Les équipes qui reçoivent un feedback sur leurs forces augmente leur profit de 8,9% !

Connaissez-vous beaucoup de leviers qui donnent de tels résultats ? Dans un contexte de croissance molle et de compétitivité exacerbée, baser sa stratégie sur les Forces est LA solution à mettre en place immédiatement. Maintenant, savez-vous quelle est la démarche à suivre ? Par où vous devez commencer ?

5/ Un seul test

J’ai déjà parlé de nombreux tests de personnalité sur ce blog. L’outil majeur que je vous recommande est le test CliftonStrengths. Il révèle, grâce à ses 177 questions et aux 40 minutes d’attention qu’il demande, un profil de 34 forces réparties en 4 domaines (Influence, Pensée Stratégique, Relations Sociales, Exécution).

Avec le test CliftonStrengths (que vous connaissez peut-être déjà sous le nom de StrengthsFinder), vous allez définir l’ADN de votre équipe ! Mais avant cela, vous serez le cobaye… En effet, avant toute chose, vous devez connaitre vos propres forces, vos biais et vos filtres.

6/ Commencez par vous-même !

Allez-y ! Faites le test et découvrez les 10 principales forces que vous exploitez le plus. Vous y gagnez une connaissance accrue de vous-même et de votre type de management. Comment changer de stratégie si vous ne savez pas d’où vous démarrez ? Il faut identifier le point A avant d’aller au point B. Ce test va vous permettre de visualiser vos chemins mentaux les plus puissants.

Il n’y a pas plus aveugle que quelqu’un qui ne veut pas voir ! (Fresque par ADOR)

Voici ce que vous allez apprendre :

  • Qu’est-ce qui vous motive ? Cela peut-être le goût du défi, l’argent, le pouvoir…
  • Comment motivez-vous les autres ? Vous les encouragez et remarquez chacun de leurs progrès, vous les haranguez tel un coach sportif, vous leur donnez une vision claire et motivante du but à atteindre…
  • Quel est votre style de communication et d’influence ? Vous managez par l’exemple en travaillant très dur, vous favorisez l’esprit d’équipe ou au contraire, vous faites fleurir un esprit compétitif afin de pousser vos collaborateurs au maximum de leur potentiel…
  • Comment prenez-vous vos décisions ? Vous consultez tous les membres de votre équipe ou bien vous avez une confiance absolue dans votre boussole interne pour fixer le cap…
  • Comment cheminez-vous vers vos objectifs ? Vous tenez la barre fermement, même pendant les pires tempêtes ou vous vous entourez des meilleurs chefs de quart afin de former un pack solide…
  • Quelle est votre approche du contact humain ? Aimez-vous faire des nouvelles connaissances ou préférez-vous l’intimité des relations suivies…
  • Comment appréhendez-vous des situations nouvelles ou variées ? Êtes-vous motivé par le défi que représente une situation nouvelle ou préférez-vous régler tous les détails au préalable afin d’instituer des routines productives…

7/ Que les Forces soient avec Vous !

Vous voyez maintenant l’importance de commencer par vous-même. Le travail que vous allez effectuer sur votre propre connaissance est capital pour la suite du chemin. Grâce au test CliftonStrengths, vous allez pouvoir adapter votre style de management à chaque personne, à chaque situation et à chaque activité. En vous reposant sur la manière dont vous PENSEZ, AGISSEZ et vous COMPORTEZ naturellement, vous allez pouvoir bâtir un style de management Haute Performance !

Vous serez plus à l’aise pour :

  1. Sélectionner les bonnes personnes à la bonne place
  2. Créer de la cohésion dans l’équipe
  3. Augmenter l’engagement au travail
  4. Manager la performance et le développement de votre équipe

Selon les études de Gallup, il n’y a pas de modèle clé en main chez les managers Haute Performance. Les chercheurs de Gallup ont étudié des milliers de profils de managers dans le monde, issus de différentes cultures et entreprises tous secteurs d’activités confondus (industrie, service, technologie…). Ils ont toutefois identifié des points communs à tous ces managers qui réussissent à dépasser les chiffres moyens de l’engagement et du développement au travail.

8/ 3 points communs des managers Haute Performance

Tous ces managers ont des styles différents et des profils de forces variés. Ils s’y prennent tous différemment pour nouer leurs relations sociales ou motiver leur équipe. Il n’y a pas de “modèle unique et universel” du manager que l’on pourrait enseigner efficacement dans les écoles. Non. Par contre, Les managers les plus performants se focalisent sur 3 leviers.

Levier n°1 : Ils se basent sur les Forces.

  • Ces managers pensent que chaque personne a des talents uniques et que ceux-ci constituent leur capital de développement le plus précieux. Les meilleures opportunités de succès découlent directement de ces talents.
  • Ils sont également conscients de leurs propres talents et travaillent chaque jour à les améliorer.
  • Ils comprennent et apprécient les talents et les forces de chaque membre de leur équipe. Ils personnalisent leur style grâce à cette connaissance pour obtenir plus de succès dans leur mission.

Levier n°2 : Ils sont axés sur l’engagement.

  • Ils se préoccupent sincèrement du bien-être de chacun et aident leurs collaborateurs à se développer dans leur rôle.
  • Ils construisent une culture de la collaboration et du partenariat.
  • Ils sont focalisés sur l’engagement au travail. Ils mettent en place des systèmes pour s’assurer que les besoins de chacun des membres de l’équipe soient respectés.

Levier n°3 : La performance est leur credo.

  • Ils établissent des objectifs et des attentes clairs en matière de performance.
  • Ils mesurent les bons résultats
  • Ils fournissent une rétroaction et une orientation qui aident leurs équipes à prendre les bonnes décisions et à passer à l’action

Avec ces 3 leviers, vous allez développer une culture d’entreprise plus cohérente, plus collaborative et plus productive. C’est une excellente nouvelle si vous détestez le saut à l’élastique, le paintball, les séminaires de survie ou remonter la mécanique d’une 2CV !

9/ Pourquoi votre approche compte tellement

Si dès maintenant vous décidez en tant que chef d’entreprise ou de manager de baser votre approche sur les Forces, vous allez découvrir ses effets profonds et durables. Dans une autre étude, Gallup a sondé des employés américains en leur demandant si leur superviseur / supérieur hiérarchique se “focalisait plutôt sur leurs Forces ou leurs caractéristiques positives” ou bien s’il/elle se “concentrait majoritairement sur les faiblesses et les côtés négatifs”.

Cette étude a fait d’abord émerger un troisième groupe : les ignorés ! Ces employés ne ressentaient aucun soutien ni intérêt de la part de leur hiérarchie. Comme vous vous en doutez certainement, c’est le groupe qui a montré le plus faible taux d’engagement : 2 % ! Si l’on reprend notre division en 3 groupes des salariés tels que mentionnés plus haut dans cet article, voici les résultats complets :

  1. “Mon boss, ma hiérarchie reconnait et valorise mes points forts”. Salariés Engagés 61%, Indécis 38%, Saboteurs 1%
  2. “Mon boss, ma hiérarchie se concentre sur mes faiblesses”. Salariés Engagés 45%, Indécis 33%, Saboteurs 22%
  3. “Mon boss, ma hiérarchie m’ignore”. Salariés Engagés 2%, Indécis 57%, Saboteurs 40%

Je pense que la troisième catégorie est marginale. Comment une entreprise pourrait-elle être viable avec 40% de Saboteurs ? Je vous rappelle également qu’il s’agit d’une étude faite uniquement aux États-Unis. Les chiffres varient certainement en fonction des cultures.

10/ Forces ou faiblesses ?

Dans l’étude ci-dessus, il est intéressant de constater l’impact de l’approche basée sur les Forces. Lorsque vous donnez quotidiennement la possibilité à vos équipiers de découvrir et développer leurs Forces alors cela rend toute l’équipe plus puissante et productive. L’engagement au travail est un enjeu majeur.

Dans les 2 premiers cas de l’étude (focalisation sur les forces ou sur les faiblesses) les écarts se situent moins sur le taux d’Indécis que sur l’engagement et le sabotage. Nous sommes tous habitués depuis l’enfance à l’éducation orientée sur les faiblesses. Souvent, cela nous parait être le modèle classique, voire l’unique voie de développement. Ce type d’études nous prouvent le contraire. Vous devez, nous devons tous changer notre standard à ce sujet afin de créer des cultures d’entreprise plus favorables, plus humaines, plus épanouissantes tout en étant plus productives. Ce défi est à notre portée !

Le résultat d’un tel changement de paradigme se mesure aussi avec une baisse des burn-out, des bore-out ou des brown-out. Le taux de turn-over baisse également de manière drastique. Même si nous ne devions pas gagner de productivité (ce qui est en totale contradiction avec les résultats d’expérimentations menées dans de nombreuses entreprises), ce serait déjà une énorme victoire avec la réduction du coût social des pathologies du mal-être au travail et du turn-over…

11/ Le manager du futur !

Ça y est, vous êtes convaincu ? Vous aussi, vous voulez rejoindre les rangs des managers du futur ? Vous vous posez encore des questions sur la marche à suivre ? Le temps vous manque pour mettre en place un tel changement ?

Voici quelques conseils. Tout d’abord, comme je vous l’ai dit plus haut, commencez par

Coach certifié par Gallup

vous. Allez-y faites le test CliftonStrengths. Puis, continuez avec votre équipe. Ensuite, vous pouvez vous faire accompagner par un coach certifié par Gallup. Nous sommes une vingtaine en France à pouvoir vous aider en ce sens.

Ensemble, nous allons pouvoir :

  • Définir et mettre en place votre stratégie
  • Identifier les besoins de votre équipe
  • Cartographier son ADN
  • Évaluer l’état de votre équipe
  • Analyser l’expérience qu’elle en a retenu
  • Poser les jalons de votre plan de développement basé sur les Forces

En vous engageant dans cette voie, c’est un voyage palpitant que vous démarrez !

12/ Conclusion

Le monde change rapidement. Les métiers, les esprits et les technologies sont en mutation constante. Face à un tel constat, le management ne peut rester tel qu’il était il y a 30 ans. Il en va de la responsabilité de chaque employeur, de chaque manager de faire évoluer ses pratiques. Passer au management basé sur les forces en présence est une question primordiale. Je viens de vous exposer une partie des conséquences heureuses pour votre entreprise comme pour votre équipe. Alors foncez ! Plus vous retarderez l’échéance, plus vous laisserez filer des talents qui ne reviendront peut-être jamais. Agissez dès aujourd’hui, testez-vous et contactez par exemple un coach Gallup pour vous épauler…

Que les Forces soient avec Vous (et vos équipes !)

Guillaume Le Penher

Comment vivre votre propre “Légende” ?

Connaissez-vous le célèbre livre de l’écrivain brésilien Paulo Coelho, l’Alchimiste ?…

Paru en France en 1994, ce livre a connu un succès phénoménal à travers le monde. Il raconte l’histoire d’un jeune berger nommé Santiago. Au cours du récit, son voyage initiatique va le mener d’Andalousie aux pyramides d’Égypte à la recherche de sa “Légende Personnelle” et d’un trésor…

Ce livre a particulièrement inspiré un jeune américain nommé Scott Dinsmore. En 2013, il a décidé de sortir du rythme du “9h-17h” afin de vivre lui aussi sa propre légende.  Avec sa femme Chelsea Dinsmore, ils sont à l’initiative des groupes “Live your Legend” (LyL) pour que nous puissions tous partir à la recherche de notre trésor…

A l’invitation d’un ami, j’ai donc rejoint il y a peu un groupe local de “Live your Legend”, celui de Nantes. Laure, l’animatrice de ce groupe, est une startupeuse dynamique, toujours prête à partager son énergie ! Elle nous a réuni ce soir-là dans les locaux de la Creative Factory de Nantes. Nous étions une trentaine pour discuter du thème suivant :Mode d’emploi de soi : tests, profils, personnalités types…

Cette soirée a fait germer l’idée de rassembler sur une page de ce blog l’ensemble des tests de personnalité dont j’entends parler. Je les passe petit à petit et vous en fait un résumé.

1/ C’est quoi “Live your Legend” (LyL) ?

La communauté créée par Scott et Chelsea Dinsmore compte aujourd’hui plus de 160 000 personnes à travers le monde. En France, les premiers groupes constitués sont basés à Nantes, Paris, Lyon et Toulouse.

L’idée est de s’entraider afin de développer “la version la plus sincère de nous-même”. Scott Dinsmore souffrait dans son travail de ne pas pouvoir aligner ce qu’il était au fond de lui avec ce qu’il faisait. Et il n’est pas le seul dans ce cas ! Qui parmi vous est vraiment en phase avec ce qu’il fait quotidiennement dans son activité professionnelle ? Selon le Baromètre du Bonheur au Travail, un salarié sur deux en France est stressé, fatigué ou s’ennuie au travail. Si vous partagez ce sentiment d’insatisfaction alors rejoignez ou créez un groupe près de chez vous car c’est exactement la philosophie de “Live your Legend” ! Lorsque nous sommes pleinement à notre place dans le monde, nous avons plus d’impact positif autour de nous.

Peu de temps après une conférence TED X très populaire en 2012, Scott et Chelsea ont vendu leur maison californienne et entamé un tour du monde. Un des rêves de Scott était de gravir le Kilimandjaro. Il est malheureusement décédé en 2015 sur les pentes de cette montagne à l’age de 33 ans. Aujourd’hui, sa femme Chelsea continue de faire vivre l’esprit de Scott Dinsmore et anime avec enthousiasme la communauté “Live your Legend”.

2/ Où est caché votre trésor ?

J’ai glané dans le livre de Jack Canfield “The success principles”, une ancienne légende intéressante et que je souhaite partager avec vous…

“il fut un temps où les gens ordinaires avaient accès à toute la sagesse des dieux. Mais ils persistaient à ignorer la voie de la connaissance. Un jour, les dieux se lassèrent de faire don gratuitement d’un présent dont personne ne semblait se soucier. Ils décidèrent de la cacher, de telle sorte que seuls les chercheurs les plus résolus la découvriraient. Ils croyaient que, si la sagesse était plus difficile à obtenir, on en ferait un meilleur usage.

Un premier dieu suggéra de la cacher dans les entrailles de la terre.

_Non, dirent les autres. Les hommes la découvriront facilement en creusant le sol.

_Plaçons-la au fond du plus sombre des océans ! proposa un autre, mais son idée fut aussi rejetée. Les autres dieux savaient que les gens apprendraient à se déplacer sous l’eau et qu’ils la trouveraient un jour.

Un autre encore suggéra le sommet le plus élevé de la plus haute montagne, mais il n’eut pas plus de succès car on savait qu’un jour quelqu’un l’escaladerait.

Finalement, une divinité plus avisée déclara : “Cachons la sagesse au plus profond des gens eux-mêmes.Ils ne penseront jamais à la chercher à cet endroit !”

Et ce qui fut dit, fut fait. Et il en est encore ainsi aujourd’hui…”

Votre sagesse est cachée au plus profond de vous-même et vous ne pouvez plus l’ignorer…

3/ Vivez votre Légende !

Pour commencer à vivre votre propre “légende”, il faut trouver votre passion. L’une des forces des groupes “Live your Legend” est de vous guider, de vous donner des outils pour créer ou trouver le travail que vous aimez vraiment. En ce sens, cette philosophie rejoint l’esprit du test CliftonStrengths et des autres tests de personnalité qui vous permettent de valoriser vos talents. Une fois que vous avez défini votre/vos passions et points forts, entourez-vous des personnes qui vous soutiennent dans vos projets. Ce sont vos personnes-ressources, celles qui croient en vous et sont toujours prêtes à vous aider à vous dépasser. Si vous ne côtoyez pas encore de telles personnes alors voici une autre raison de créer ou de rejoindre un groupe “Live your Legend”

Avec l’Ikigai, Live your Legend !

Il existe également un autre concept pour vous aider à découvrir votre raison d’être et de vivre : l’Ikigai. Cette technique importée du Japon vous permet de réfléchir à vos aspirations profondes. Sur l’île d’Okinawa (qui fait partie de ma liste de voyages !…), au sud de l’archipel, l’Ikigai est perçu comme la raison qui vous fait vous lever le matin.

L’exercice de l’Ikigai vous aide à clarifier la zone de convergence entre ce que vous aimez, ce dont le monde a besoin, ce pour quoi vous êtes doué et ce pour quoi vous êtes payé (ou voulez l’être !).

Faire une activité qui a du sens apporte de l’épanouissement personnel. Cet épanouissement permet de mieux se comprendre et de mieux comprendre les autres. Votre propre développement personnel apporte par conséquent un impact positif sur la société !

4/ 4 étapes pour vivre sa propre Légende

Maintenant que vous êtes convaincu que vous devez “vivre votre propre légende”, vous vous demandez peut-être comment mettre cette belle formule en pratique ? Voici un plan d’action simple en 4 étapes

  1. Développez votre propre “état d’esprit” (Mindset) : La plupart des gens sont insatisfaits de leur propre job. Ils ne vivent pas selon leurs propres plans mais selon ceux des autres ou de la société. Si vous êtes dans ce cas-là, pensez-vous un jour pouvoir atteindre la plénitude ? Pensez-vous connaitre le sentiment du devoir accompli ? Vraisemblablement, il y a peu de chance. Même parmi ceux autour de vous qui semblent avoir réussi suivant les standards classiques, peu sont réellement accomplis. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est jamais trop tard pour commencer à vivre sa propre Légende ! Pour cela, il faut Apprendre sans cesse, Assumer sa vraie nature, Suivre son inspiration et son intuition, Renforcer son esprit et son âme, Refuser les plans des autres et… Avoir le courage d’être enfin soi-même !
  2. Favorisez votre propre congruence : Le psychologue Carl Rogers nomme “congruence” l’harmonie entre les pensées et les actes. La congruence vous apporte la sérénité en éliminant vos conflits intérieurs. Suivez votre propre chemin dicté par vos propres rêves, valeurs, croyances. Vous seul devez définir votre mission de vie. Ne vous laissez plus impacter par des visions extérieures. Fiez-vous à votre compas interne et à votre connaissance personnelle. Faites ce que vous DEVEZ faire et non pas ce que l’on ATTEND de vous. Voici les clés de votre propre liberté.
  3. Entourez-vous : Réussir seul est quasi-impossible. Il vous faut donc choisir avec soin

    Ensemble on va plus loin…

    vos partenaires de glisse. Le motivateur américain Jim Rohn et bien d’autres nous rappellent que nous sommes la “moyenne des 5 personnes que nous fréquentons le plus”. Comme la vie n’est pas un sport individuel, constituez votre équipe gagnante en vous entourant du mieux possible. Nous avons tous fait les frais un jour de personnes qui drainaient notre énergie par leur comportement toxique. Votre première action doit être de s’en préserver puis de se rapprocher de celles qui vous apportent de la force pour vos grands desseins.

  4. Définissez vos rituels de succès : Ne laissez pas mourir vos rêves avant de les avoir vécus. Entretenez consciemment votre “flow”. Toutes les connaissances que vous allez agréger en chemin ne vous seront d’aucun secours si vous ne les mettez pas en pratique. Pour vous aider à être plus efficace et obtenir plus de succès, vous devez mettre en place des systèmes automatiques, des rituels immuables. Ces procédures vont vous permettre de garder votre stock de volonté car vous n’aurez pas de choix à faire. Ces rituels peuvent vous aider à vous organiser et à gérer votre temps. Ils peuvent vous aider à acquérir les connaissances qui vous manquent pour obtenir les résultats que vous souhaitez. Ils peuvent également vous aider à garder le cap vers votre but en célébrant par exemple tous les succès intermédiaires.

    Live your Legend : gardez le cap !

5/ C’est parti !

Les groupes “Live your Legend” rassemblent des personnes issues d’univers différents : salariés, consultants, indépendants, coachs… Le ciment de ces groupes est le partage et l’entraide. Nous en avons tous besoin afin de pouvoir exprimer notre plein potentiel.

Si vous vous sentez seul dans votre quête de changement vers une activité qui vous motive et répond à vos aspirations profondes, ces groupes sont fait pour vous.

Si vous ne savez toujours pas par où et comment commencer (même après la lecture de cet article) alors ces groupes sont aussi fait pour vous !

Nous vivons une période formidable, contrairement à ce que beaucoup de médias veulent nous faire penser. La masse de savoir sur la planète augmente de façon exponentielle et elle est de plus en plus accessible. Après de siècles d’accumulation, la principale clé de l’intelligence aujourd’hui est, à mon humble avis, de savoir chercher et trier ce que l’on souhaite apprendre… Puis d’appliquer, de tester pour soi les connaissances qui nous rapprocheront de notre but, de notre Ikigai et de notre “Légende” !

Que les Forces soient avec Vous !

Guillaume Le Penher

De quel bois je me coach !

Lorsqu’on parle de coaching en France, la discussion est souvent mitigée. Scepticisme, confusion entre thérapie et développement personnel, profusion des “écoles de coaching”… Cette activité heurte souvent le cartésianisme français. Pourtant, le coaching n’est pas une mode importée des États-Unis et réservée à une élite ! En plus du monde anglo-saxon, nos voisins allemands, suisses ou néerlandais ont bien compris l’importance de cette pratique. Face aux enjeux de plus en plus complexes du monde actuel, pensez-vous encore que l’éducation que vous avez reçue vous suffise pour définir vos buts et les atteindre ? Non, un coach n’est pas destiné qu’aux athlètes de haut niveau !

Avec votre coach, vous allez faire des étincelles !

1/ Presque tout le monde a besoin d’un coach…

Si votre vie est parfaite, que vous avez développé votre plein potentiel et que vous ne souhaitez pas aller encore plus loin, alors vous pouvez abandonner la lecture de cet article. Cela vous fera gagner un temps précieux !

Par contre, si comme moi vous pensez que vous pouvez aller encore plus loin dans votre connaissance personnelle et votre développement alors, vous pourriez vous adjoindre l’aide d’un coach… Même si vous n’avez pas prévu de participer aux prochains Jeux Olympiques !

Je pense que la meilleure illustration de cette nécessité de coaching est la “supervision”. En effet, chez Gallup et ailleurs, les coachs sont eux-mêmes régulièrement coachés. J’en ai déjà parlé dans ce blog lorsque je suis allé il y a quelque temps à Londres pour jouer aux Lego… Vous pouvez relire cet article ici.

2/ C’est quoi un coach ?

Selon Google, il y a plusieurs sens :

  1. (vieilli) Automobile à 2 portes et 4 places…
  2. Personne chargée de l’entrainement d’un sportif, d’une équipe.
  3. Professionnel qui accompagne une personne, une équipe pour l’aider à développer ses aptitudes, à atteindre ses objectifs.

Finalement la première définition me plait bien… Le coach est donc un véhicule pour vous amener d’un point A à un point B ! Il vous aide à cheminer. Il vous apporte un moment hors du temps pour vous pencher sur vous-même et prendre du recul (mais pas en marche arrière…). L’autre utilité de ce véhicule “coach” est de vous aider à régler votre GPS. Ainsi vous êtes plus sûr d’atteindre votre objectif en empruntant le chemin optimal.

3/ Comment choisir votre modèle de coach ?

C’est vrai qu’aujourd’hui, c’est un peu l’industrie du coach ! Alors, comment choisir le vôtre ? Berline, citadine ou all roads ? Le coaching est avant tout une aventure humaine. Vous devez donc vous sentir à l’aise avec la personne que vous choisissez ! Nous sommes là pour passer un bon moment. L’atmosphère doit être propice au dialogue et à l’écoute active.

Il y a également un élément à prendre en compte : l’engagement. Choisiriez-vous plutôt un coach qui affiche 100 fois une heure de coaching au compteur ou plutôt 100 heures d’expérience ? Cela fait toute la différence !

Le coaching est d’abord une activité de seconde partie de vie. Je pense qu’il faut un minimum d’expérience de vie afin de pouvoir se connaitre en profondeur et aider efficacement quelqu’un d’autre. Comme c’est un secteur qui n’est pas encore clairement réglementé, tout le monde peut se prétendre “coach”. Il existe heureusement des formations et des méthodes claires et éprouvées.

4/ Pourquoi choisir un coach certifié par Gallup ?

Choisir un coach certifié Gallup Strengths Coach, c’est l’assurance d’obtenir un accompagnement de qualité. En effet, notre formation se déroule en 3 temps. D’abord, une semaine de formation en groupe d’une dizaine de personnes maximum. Pour ma part, j’ai participé à cette première phase à Delhi, en Inde (je vous dévoile 4 choses que j’y ai appris dans cet article). Avec mes collègues indiens, japonais et allemand, nous avons d’abord décortiqué nos propres “filtres”. En effet, nous portons tous un regard différent sur le monde et en tirons des conclusions personnelles. Ce prisme qui est propre à chacun constitue le fondement de la vision de chaque coach. En prendre conscience est primordial.

Ensuite, nous devons coacher au moins 6 personnes afin de mettre en pratique nos connaissances fraichement acquises. J’ai vraiment adoré cette période car on peaufine petit-à-petit nos entretiens. J’ai senti que je gagnais à la fois en confiance et en pertinence au contact de mes coachés. Étant issu de la sphère artistique, j’aime apporter une certaine créativité et de l’humour lors des échanges.

Pour finaliser cette séquence de formation, un examen en ligne sanctionne le niveau de connaissance. Pendant près de 2 heures, nous devons valider notre compréhension des outils mis à disposition ainsi que la philosophie globale du coaching basé sur les Forces. J’ai fait l’ensemble de ce cursus en anglais car il n’y a pas de formation dispensée en français à l’heure actuelle.

Passé cette étape, je suis devenu officiellement “Gallup Certified Strengths Coach” !… Pour une période de 2 ans uniquement ! Je dois renouveler ma certification après un nouvel examen biannuel. Entre temps, je suis convié régulièrement à des séances de supervision (coaching de coach). Je peux ainsi discuter avec des pairs plus expérimentés sur mes méthodes et les problématiques que je rencontre au cours de ma pratique. Nous formons une réelle communauté mondiale dont le but est de vous révéler vos Forces et vous aider à les développer.

5/ Strengths coaching : Stratégie en 11 points

Gallup a élaboré une stratégie afin de permettre au coaché d’être pleinement engagé dans les échanges. Le coaching c’est aussi une affaire de confiance. Lorsque vous faites appel à moi, voici les 11 points qui me guident :

  1. Vous écouter activement : je focalise toute mon attention sur vous afin de déterminer vos besoins et vos attentes. C’est la base.
  2. Garder une attitude positive : je mets tout en œuvre pour créer un climat de coopération amicale avec une attitude serviable.
  3. Rester objectif : je m’engage être pleinement réceptif, sans jugement. Je me retiens de sauter trop rapidement à une conclusion.
  4. Prenez votre temps : je vous assure de ma patience afin de laisser mûrir les idées plus complexes ou plus difficiles à extérioriser dans votre esprit. Je sais que les personnes dotées du thème de la “Prudence” (Deliberative) doivent peser chacun de leurs mots avant de les livrer…
  5. Être souple : je m’adapte à vos demandes et vos besoins. Vos buts sont mes objectifs.
  6. Être disponible : je reste à votre écoute entre deux conversations si vous avez besoin. Je suis disponible par mail ou pour un court appel téléphonique convenu ensemble.
  7. Être honnête : je me positionne comme votre partenaire fiable et constant. J’aime que les choses soient claires. Mes questions et commentaires sont transparents.
  8. Je fais toujours ce que je dis : 15 années au service de mes clients dans l’Art et l’artisanat ont forgé mon caractère ! Lorsque je m’engage, c’est du solide. Pour moi, c’est une valeur primordiale.
  9. Quand je ne suis pas sûr, je me renseigne : j’ai appris au fil du temps à connaitre mes propres limites et faiblesses. Alors, quand je ne suis pas sûr de la meilleure réponse à vous apporter, je consulte ma communauté internationale.
  10. Rester ouvert : pas 24h/24, 7j/7 😉 ! Je vous offre mon ouverture d’esprit issue de mes nombreux voyages en immersion totale dans des cultures lointaines depuis mon adolescence (Afrique, Asie, Amazonie…). Après avoir mangé du rat de Gambie ou des vers de palmier et dormi dans un hamac au bord du fleuve Maroni (Guyane) ou sur un lit Kang (chauffé au charbon de bois) au pied de la muraille de Chine, je vous assure de toute mon ouverture d’esprit !
  11. Vous convaincre de l’intérêt de faire votre propre “Révolution des Forces” : mon rôle est de vous aider à comprendre la puissance qui se cache dans vos manières innées de penser, de vous comporter et de ressentir les choses. Commencez par vos Talents, finissez par vos Forces !

6/ Coaching versus Thérapie :

Je vais très bien, je vous remercie !

L’une des attaques fréquentes contre le coaching et les coachs en France est la croyance selon laquelle le coaching serait destiné aux personnes souffrant de “Burn-Out”… La bonne blague ! Le coach serait alors une sorte de thérapeute qui soignerait l’âme de personnes en grande détresse physique et morale…

J’y vois 2 attitudes polluantes chez les colporteurs de cette croyance. La première attitude est celle de dire : “moi, je vais bien, je ne suis pas en dépression alors je n’ai pas besoin d’être coaché”. Sous-entendu, le coaching, c’est pour les faibles. Ceux qui ont craqué. Cela laisse entrevoir une attitude morale de toute puissance qui limite le développement (cela me fait penser au “fixed-mindset” de Carol Dweck dont je parle dans cet article)

La seconde attitude est de confier aux coachs un rôle qui n’est pas le leur. Aider à lutter contre la dépression est quelque chose d’extrêmement difficile qu’il ne s’agit pas de prendre à la légère. Seuls les psychologues, les psychiatres et les autres professions médicales sont habilitées à soigner ce genre de pathologies.

En clair, le coaché n’est pas malade ! Au contraire, il va même très bien puisqu’il cherche à se développer ! Quant au coach, ce n’est pas un thérapeute. Il écoute, motive, accompagne et donne des techniques pour fixer et atteindre des objectifs variés.

7/ Seul le coaché peut avancer…

J’ai une mauvaise nouvelle pour ceux d’entre vous qui sont tentés par un accompagnement avec un coach. VOUS allez devoir faire le chemin vous-même ! Comme je viens de vous l’indiquer juste avant, le coaching, ce n’est pas une thérapie mais un coup de pouce.

Pour illustrer cette idée, voici la petite histoire du fermier qui pouvait comprendre le langage des animaux :

“Un soir qu’il s’attardait dans la cour de la ferme pour écouter ce que disaient ses bêtes, il entendit le bœuf se plaindre à l’âne de la dureté de son sort

_Je tire la charrue du matin au soir. Peu importe combien il fait chaud ou que mes pattes soient fatiguées, ou bien que l’attelage m’irrite le cou, je dois tout de même travailler ! Mais toi, tu es une créature de loisirs. Tu es paré d’une couverture colorée et tu ne fais rien d’autre que de mener notre maître là où il désire aller. Quand il ne va nulle part, tu te reposes et tu broutes l’herbe verte toute la journée.

L’âne, en dépit de ses sabots agressifs, était d’un bon naturel et sympathisait avec le bœuf.

_Mon bon ami, répondit-il, tu travailles très dur et je voudrais alléger ton sort. Donc, je vais te raconter comment tu peux gagner une journée de repos. Le matin, quand l’esclave vient te chercher pour labourer, couche-toi sur le sol et beugle sans arrêt pour qu’il rapporte que tu es malade et que tu ne peux pas travailler.

Alors, le bœuf écouta le conseil de l’âne et le matin suivant, l’esclave alla vers le fermier et lui dit que le bœuf était malade et qu’il ne pourrait pas tirer la charrue.

_En ce cas-là, dit le fermier, attelle l’âne pour le remplacer parce que le labourage doit être fait.

Toute la journée, l’âne, qui avait seulement voulu aider son ami, fut contraint de faire le travail du bœuf. Quand arriva le soir et qu’il fut détaché de la charrue, son cœur était amer, ses pattes étaient fatiguées et son cou lui faisait mal parce que l’attelage l’avait irrité.

Le fermier resta dans la grange pour écouter. Le bœuf commença le premier.

_Tu es un bon ami. Grâce à ton sage conseil, j’ai joui d’une journée de repos.

_Et moi, rétorqua l’âne, je suis comme plusieurs autres cœurs tendres qui commencent par aider un ami et finissent par accomplir le travail à sa place. Dorénavant, tu tireras ta propre charrue parce que j’ai entendu le maître dire à l’esclave d’aller quérir le boucher si tu étais encore malade. J’espère qu’il le fera car tu es un compagnon paresseux. Ils ne se parlèrent plus jamais. Là s’est arrêtée leur amitié…”

La morale de cette fable est décrite dans le livre “l’Homme le plus riche de Babylone” de George Samuel Clason (vous pouvez acheter ce monument littéraire de la gestion financière sur Amazon en suivant ce lien). Je vous la livre telle quelle : Si tu désires aider ton ami, fais-le de façon à ce que les tâches de celui-ci ne te reviennent pas…

En clair, vous allez devoir faire le travail vous-même. En tant que coach, je peux vous aider à ouvrir les portes mais pas à conduire. Le chauffeur, la chauffeuse, c’est vous !

A vous de jouer !

8/Qui peut être coaché ?

Il y a une aussi une bonne nouvelle ! Le coaching basé sur les Forces se base sur votre manière de PENSER, d’AGIR et de RESSENTIR les choses. Ça tombe bien car ce sont justement 3 éléments de votre vie sous votre contrôle !

Le coaching s’adresse à l’individu, au manager et aux groupes. Selon le public, les techniques nécessitent une adaptation. Les méthodes enseignées par Gallup à ses coachs certifiés sont conçues pour répondre tant au développement personnel de la personne qu’à la conduite du changement du management dans les entreprises. Le coach travaille alors en symbiose avec le manager en suivant les objectifs de celui-ci.

9/ Impact

En choisissant le bon coach et en vous impliquant dans votre propre développement, vous prenez votre vie en main ! Avec un minimum de persévérance, vos résultats seront à coup sûr spectaculaires. Vous deviendrez un “meilleur vous-même” au lieu de tenter de ressembler à un modèle. Votre monde s’élargira grâce à la connaissance personnelle que vous aurez acquis. Fermez les yeux quelques instants et imaginez avec précision cette nouvelle vie… Visualisez vos réussites, vos succès, vos victoires et les sensations qu’ils vous procurent.

Alors, comment vous sentez-vous maintenant ?…

Que les forces soient avec vous !

Guillaume Le Penher

Faites sauter le verrou… Avec Talent !

1/ Le trésor qui sommeille en vous

Je vais vous raconter une petite histoire qui m’a vraiment interpelé… Je l’ai glanée dans le livre de Jim Rohn, Stratégies de prospérité. Ce livre est intemporel et je vous le recommande chaudement si vous n’avez pas encore défini vos objectifs de vie à court, moyen et long terme.

Cette petite histoire que Jim Rohn nous raconte est tirée d’une de ses 7 stratégies pour prospérer. La voici racontée avec mes propres mots…

Un jour, un chercheur d’or découvre enfin un énorme filon. Lorsqu’il retourne en ville, il rencontre un de ses amis et lui raconte sa fabuleuse découverte :

_” Viens donc exploiter ce filon avec moi…” lui dit-il.

Son ami, lui rétorque alors qu’il n’a pas d’outil ! Le chercheur d’or tente de le convaincre :

_”Tu n’as qu’à acheter une pelle et me suivre dans la montagne !

_ Mais enfin, tu n’as pas idée du prix d’une pelle de nos jours ? C’est impossible !…”

Tant pis, j’y vais à dos de chat avec un balai…

2/ Faites sauter le verrou !

N’adoptez pas la mentalité de cet ami ! Faites sauter le verrou de votre “coffre à trésors” ! Si vous souhaitez pour vous-même, pour vos enfants ou votre conjoint quelque chose de meilleur alors SOYEZ ce changement ! C’est la seule attitude raisonnable !

Mais quel sont ces trésors dont je viens de vous parler ? Ces trésors, ce sont vos Talents Naturels bien sûr ! En les découvrant, en les utilisant vous allez transformer votre vie. Tout simplement.

Donald Clifton s’est posé un jour la question suivante :

“Que se passerait-il si on se concentrait sur ce qui va bien chez les gens au lieu de toujours voir ce qui ne va pas…”

Il passa ensuite le reste de sa vie à tenter de répondre à cette question. Son résultat le plus emblématique est le test qui porte désormais son nom et qu’il nous a légué : le CliftonStrengths. Grâce à ce test en ligne, chacun peut désormais et facilement découvrir ses propres talents naturels et les développer.

Avant la fin de l’année 2018, plus de 20 millions de personnes à travers le monde auront découvert leurs Talents Naturels ! Aujourd’hui, des grandes écoles comme le MIT, des entreprises prestigieuses comme la NASA ou SPACE X, des organisations internationales comme les Nations Unis utilisent ce test. Elles basent ensuite tout leur système de management sur la valorisation des Forces !

3/ Nous avons tous du Talent !

Et même plusieurs ! Voilà qui est chouette ! Mais au fait, c’est quoi un Talent Naturel ?…

Selon la définition de Gallup, l’entreprise de sondages et de recherches sociales qui développe le test, un Talent c’est “un schéma de pensée, de comportement, une manière de ressentir les choses qui se répète naturellement chez une personne et qui peut être appliqué de manière productive à une tâche ou une activité donnée”.

Nous avons tous du talent !

Donald Clifton et les chercheurs de Gallup ont défini une liste de 34 thèmes ou Talents Naturels. Vous pouvez retrouver la liste complète de ces 34 thèmes ainsi que leur occurrence au niveau mondial dans cet article. Ces 34 thèmes se divisent en 4 catégories :

  1. L’exécution des tâches
  2. La pensée stratégique
  3. Le développement des relations
  4. L’influence

Votre séquence de thèmes est comme votre ADN ou vos empreintes digitales : il est unique ! Imaginez qu’il n’y a qu’une chance sur 33 millions qu’une autre personne ait le même Top 5 dans le même ordre que vous ! VOUS ÊTES UNIQUE !

4/ Comment détecte t-on les Talents Naturels ?

Finalement, ce n’est pas si compliqué de détecter un Talent Naturel. Il existe de nombreux indices de nos talents dans nos vies quotidiennes. En voici quelques exemples :

  • Pouvoir lancer une conversation instinctivement et sans effort sur un sujet précis
  • Penser de manière ordonnée et chronologique
  • Développer facilement une influence naturelle sur les autres
  • Être capable de distinguer des tendances dans un lot de données
  • Avoir constamment une vision positive de la vie

Maintenant, cherchez à identifier des moments où vous pouvez appliquer un ou plusieurs de ces schémas. Ainsi vous vous rapprochez de vos Talents Naturels. Si vous avez encore des difficultés à analyser votre comportement, il existe d’autres manières de détecter vos Talents :

  • Désir ardent, une passion profonde pour un sujet précis ou une activité
  • Capacité d’apprentissage rapide
  • Être dans un état de “flow” (le “flux” en français, état extrême de concentration dont le concept a été élaboré par le psychologue hongrois Mihály Csíkszentmihályi), on connaît alors instinctivement les étapes à suivre
  • Vision d’excellence : “Wow ! Comment ai-je pu faire ça ?!” Comme un éclair de génie…
  • La satisfaction : “Quand est-ce que je peux recommencer ? j’ai trop hâte !”
  • Le temps qui passe trop vite. Comme sur le horloges où il est écrit : “Tempus fugit”…

5/ 177 questions, 34 Talents Naturels

Le plus sûr pour connaître vos Talents Naturels est encore de passer le test CliftonStrengths, autrefois appelé StrengthsFinder ! C’est sûrement l’un des meilleurs investissements que vous pouvez faire pour votre développement et votre connaissance personnelle.

Pour cela, prévoyez environ 3/4 d’heure de tranquillité, coupez toutes les sources de distractions potentielles (réseaux sociaux, téléphone, bip et alarmes en tout genre…). Connectez-vous au site du test de Gallup et c’est parti !

Paré à faire décoller vos Talents !…

Vous allez devoir répondre sincèrement et rapidement (20 secondes maximum par question) à 177 paires d’affirmations. Ces affirmations sont du style : “Quand je dois faire un exercice, je fonce bille en tête ou je lis bien toutes les instructions avant de commencer…”. Si vous n’avez pas le temps de répondre à une ou deux questions, pas de panique ! Cela peut même être signifiant pour vos résultats : vous avez hésité au-delà des 20 secondes imparties entre deux affirmations car vous n’avez pas pu les départager…

Je vous conseille clairement d’opter pour la version complète du test avec la séquence complète des 34 thèmes dans votre ordre particulier. Bien souvent, on utilise régulièrement plus que notre Top 5. Je pense que la majeure partie d’entre nous utilise souvent ses 10 premières forces.

6/ Votre classement est arrivé !

OK ! Super ! Mais qu’est-ce que je fais maintenant que j’ai reçu mes résultats? Je les affiche en grand dans les toilettes ou sur le frigo ?

Et pourquoi pas ? Vous pouvez aussi débuter votre voyage par les exercices que je vous propose dans cet article puis dans celui-ci. Ces actions vont vous permettre d’accroître votre compréhension de vos résultats. Pour transformer vos Talents en Force, vous allez devoir investir du temps et acquérir des connaissances. C’est le moment idéal pour commencer dès aujourd’hui !

7/ Maintenant, au boulot !

Découvrir et développer vos forces est bénéfique dans tous les secteurs de votre vie. Souvenez-vous, vos Talents sont vos trésors ! Alors faites-les fructifier ! Quel est l’utilité d’un fabuleux butin s’il est enterré sur une île déserte dont nul ne soupçonne l’existence ? Aucune bien sûr.

Pour vous convaincre, par exemple, de vous appliquer à utiliser quotidiennement vos Talents majeurs dans votre vie professionnelle Gallup a mené de nombreuses études. Quel est l’impact selon vous de la puissance de vos Forces ? Voilà ce qu’on peut aujourd’hui répondre. Ceux qui se focalisent sur leurs Forces et les utilisent chaque jour sont :

  • 3 fois plus nombreux à déclarer avoir une excellente qualité de vie
  • 6 fois plus engagé dans leur travail

On peut également ajouter que ceux qui travaillent dans leur zone de Forces :

  • ont envie d’aller bosser !
  • ont plus d’interactions positives que négatives avec leurs collègues
  • prennent plus soin des clients
  • déclarent spontanément à leurs amis qu’ils travaillent dans une super boite !
  • abattent plus de travail au quotidien
  • Vivent plus de moments créatifs, positifs et innovants !

Il convient de remettre ces affirmations en perspective. Dans le monde, seulement 25% des employés déclarent pouvoir faire chaque jour ce qu’ils font le mieux… Doit-on en déduire que les trois quarts des travailleurs ne sont pas à leur place véritable ? De plus, selon le rapport mondial d’enquête sur le milieu de travail de Gallup en 2013, seulement 13% des employés sont pleinement engagés dans leur travail. Cela signifie que 83% des salariés ne peuvent atteindre leur plein potentiel. ! Ne pensez-vous qu’il s’agit d’un gâchis énorme ? Alors passons à l’échelle supérieure…

8/ Une équipe gagnante !

Pour renverser la tendance, il y a une arme secrète : initier les managers, les dirigeants et tous les décideurs au management par les Forces. Comme à la NASA ou à la Banque Mondiale, toutes les entreprises doivent appliquer ces nouveaux principes de management.  Le but ? Créer des équipes qui gagnent !

Dans le monde actuel, il y a 3 types d’équipes :

  1. Les équipes dépendantes
  2. Les équipes indépendantes
  3. Les équipes interdépendantes

 Les équipes dépendantes : Dans ces équipes chacun a son propre rôle et travaille sous l’étroite supervision du manager. C’est lui qui tient l’agenda, qui définie les priorités et les règles pour l’ensemble de l’équipe. Chaque membre doit en référer au manager en cas de problème ou de demande particulière. Dans ce type d’organisation, le manager décide lui-même de la répartition des tâches et prend la majeure partie des décision en solitaire. L’autonomie est réduite à la portion congrue.

Les équipes indépendantes : Comme dans les équipes dépendantes, chacun a un rôle bien défini. La différence c’est que le manager ne contrôle pas chaque détail. A la place, les membres de l’équipes agissent de manière indépendantes en remplissant leurs propres tâches. Le manager n’applique qu’une supervision générale de l’ensemble. Il n’y a pas de coordination.

Les équipes interdépendantes (la “Dream Team !) : Tels des pièces d’un grand puzzle, les membres de l’équipe s’appuient les uns sur les autres afin d’accomplir ensemble le travail. Ils s’organisent afin que chacun puisse donner le meilleur de lui-même en faisant ce qu’il fait le mieux. Tout le monde est conscient de ses propres Forces et de celles des autres membres de l’équipe. Dans ce type d’équipes, les faiblesses ne sont pas ignorées mais on ne se focalise jamais dessus. On les “gère” et puis basta !

Et vous , dans quelle équipe travaillez-vous ?

9/ La DREAM TEAM

La dream team se base sur les compétences profondes de chacun. Pas de goal déguisé en attaquant, pas de coach en défenseur. Tout le monde est au poste qui lui correspond. Cela semble si évident qu’il semble impossible désormais de penser autrement !

Gallup définit cette équipe de rêve de la manière suivante :

Une équipe basée sur les Forces est un groupe constitué de personnalités imparfaites mais talentueuses qui sont reconnues pour leurs Forces particulières. Chaque membre a besoin des autres afin de se réaliser pleinement et d’atteindre l’intelligence collective.

Voici comment fonctionne cette équipe :

  • Chacun connait et utilise ses propres Talents et Forces
  • Chacun connait et apprécie les Forces des autres membres de l’équipe
  • Chacun combine ses propres Talents avec ceux des autres membres pour atteindre le succès

Le résultat est spectaculaire ! Outre les résultats déjà mentionnés plus haut sur l’engagement et le bonheur au travail, Gallup a mesuré d’autres effets.

  • Les équipes qui se focalisent sur leurs Forces chaque jour voient leur productivité augmenter de 12,5% !

Connaissez-vous beaucoup de méthodes qui atteignent de tels résultats ?

  • Les équipes qui reçoivent un feedback (sous la forme d’un coaching) ont une profitabilité accrue de 8,9%

Voici les raisons pour lesquelles de nombreuses universités et entreprises prestigieuses ont décidé de baser leur organisation sur les Forces en présence ! Dans un monde ultra compétitif, c’est un avantage majeur au vu de l’impact sur les résultats. Alors ? Combien de temps allons nous encore attendre en France pour lancer cette “Révolution des Forces” ?

Un nouveau jour commence !…

10/ Pour conclure (provisoirement !)

Vous l’aurez compris, tout commence à la réception de vos résultats. Je le dis souvent mais c’est à cet instant que votre voyage débute ! Ne restez pas sur le quai à regarder le tableau des départs, montez dans le train avec nous dès maintenant !

La clé du système est de comprendre pleinement vos résultats, de les incarner, de les proclamer et d’en appliquer la puissance à votre vie quotidienne. Ce blog est là pour vous y aider !  Souvenez-vous qu’en utilisant vos Forces chaque jour, vous atteindrez plus sûrement des niveaux d’excellence et de réalisation totale. Vos efforts en ce sens seront immanquablement récompensés.

Grâce à votre application, une nouvelle vie s’offre à vous : moins de stress, plus de bonheur. Comme vous êtes arrivés jusqu’au bout de cet article, les yeux rivés sur votre écran, c’est que vous êtes mûr ! Passez le test maintenant pour ouvrir à votre tour votre “coffre à trésors” ! Vous pourrez alors faire briller et scintiller vos joyaux à la lumière de vos succès à venir. Je ne vous promets pas que ce sera facile ni rapide. Non. Vous devrez faire preuve de rigueur, de discipline et de constance mais le jeu en vaut largement la chandelle…

“Commencez par vos Talents Naturels, finissez par vos Forces”

Je vous souhaite un beau voyage et je reste à vos côtés si vous désirez que je vous aide à trouver votre chemin…

Que les Forces soient avec Vous !

Guillaume Le Penher