Je suis plus intelligent que la moyenne…

Comme plus de la moitié de la population, je pensais être plus intelligent que la moyenne 😉… Malheureusement je viens d’apprendre grâce à un livre passionnant que c’est statistiquement impossible :/

Finalement, j’ai encore du boulot ! Voici pourquoi…

 

Apprendre encore !

“Apprendre au XXIème siècle” de François Taddei, voici le livre passionnant qui vient de doucher mes espoirs ! François Taddei est l’un des fondateurs du CRI, le Centre de Recherches Interdisciplinaires. Son postulat de départ est de décloisonner les savoirs et les recherches. Il adore les expériences comme “les Savanturiers” et “La main à la pâte” où les enfants manipulent, font des hypothèses et les vérifient. Cette véritable démarche scientifique dès le plus jeune âge et jusqu’à la thèse constitue chez lui un moteur puissant.

Dans son livre (que je vous recommande chaudement, vous l’aurez compris), il détaille son parcours personnel d’étudiant, de chercheur et de père aussi. Il constate que nous sommes passés en peu de temps d’un monde analogique à un monde numérique. Du point de vue de la connaissance, l’impact est immense : nous entrons dans l’ère du savoir exponentiel. Pour le cerveau humain, c’est un vrai challenge.

Échec et mat !

Pour s’en convaincre, François Taddei nous rappelle le mythe de l’invention des échecs par un sage indien (Sissa). Ce sage fait découvrir ce jeu complexe à son roi désœuvré (Belkib).  Le souverain est immédiatement emballé, il s’enquiert alors de la manière dont souhaiterait être récompensé le sage.

Le sage, diaboliquement stratégique, demande au roi de poser un grain de riz sur la première case de l’échiquier puis 2 sur la seconde, puis 4 sur la troisième et ainsi de suite. Le souverain accepte aussitôt sans se rendre compte qu’il vient de se faire aveugler par un calcul exponentiel (puissance de 2).

Le résultat obtenu défie l’entendement humain : plus de 18 milliards de milliards de grains de riz ! En poids, toujours selon les calculs de François Taddei que je me garderai bien de commenter, cela représente 720 000 millions de tonnes soit plus de mille ans de production mondiale ! Largement de quoi inviter quelques amis à manger… Le roi Belkib ne se doutait pas d’un tel appétit du sage !

Apprendre et poursuivre son chemin vers la lumière…

Aveuglé par l’ombre…

Comme nous le dit l’auteur d’Apprendre au XXIème siècle, notre cerveau nous joue des tours. Comme le roi Belkib, certaines données nous dépassent complétement. Il nous relate également une autre expérience dont j’avais déjà entendu parlé.

Dans une expérience, on projette une vidéo dans laquelle deux équipes de basket (l’une avec des maillots blancs, l’autre noirs) se font des passes. On demande à l’assistance de compter le nombre de passes de l’équipe avec les maillots blancs. A la fin du visionnage, il y a à peu près autant de réponses que de participants.

Puis la vidéo est repassée. Tout le monde découvre alors qu’un gorille traverse l’écran à un moment donné en se frappant la poitrine ! Stupeur dans l’assemblée ! Personne ne l’avait vu, tous concentrés sur leur comptage… C’est ce que les scientifiques appellent un biais cognitif. Les illusions d’optiques sont également des biais cognitifs.

Un cerveau lent

Les chercheurs étudient des dizaines de biais cognitifs différents. Certains affectent le traitement des informations par notre cerveau de manière plus problématique. Et c’est là que nous rejoignons le thème de ce blog : le développement personnel.

Une expérience menée aux États-Unis sur les électeurs républicains met en lumière certains mécanismes inconscients. Dans cette expérience, les chercheurs ont présenté des faits qui contredisaient les déclarations de leur candidat. Non seulement les électeurs n’ont pas varié dans leur soutien mais cela a même contribué à renforcer leur conviction ! Selon François Taddei, la remise en cause de leurs hypothèses a pu déclencher chez eux une réaction de défense inconsciente autant que puissante.

N’avez-vous jamais pensé de cette manière ?

Moi, si ! Et pour accepter que notre hypothèse ou nos convictions sont erronées, il faut pouvoir se sentir en sécurité. Nous pensons souvent que nous ne pouvons pas nous permettre de baisser la garde en milieu hostile. Il en va de nos mécanismes de défense issus de notre cerveau reptilien

C’est qui le plus intelligent ?

Nous en arrivons (merci d’être resté jusque là !) à ce fameux test…

Quand les chercheurs demandent à des personnes si elles se pensent plus intelligentes que la moyenne, la majorité répond que oui. Les résultats sont les mêmes si l’on demande à ces personnes si elles s’estiment meilleurs conducteurs ou conductrices. OK.

Cela devient plus intéressant lorsqu’on sépare le panel en deux groupes. Au premier groupe, on déclare qu’effectivement, après les tests, il apparait bien que leur intelligence est supérieure. On leur demande alors s’ils veulent poursuivre l’expérience pour en savoir plus. Et là, tout le monde est à fond ! Bien sûr qu’ils veulent en savoir plus !

Par contre, quand on dit au second groupe que le test a démontré qu’ils sont moins intelligents que la moyenne, personne ne veut poursuivre l’investigation. Même rémunérés, les cobayes refusent d’aller plus loin…

Selon François Taddei, les résultats sont constants qu’il s’agisse de beauté, de santé, d’intelligence ou de réussite sociale. C’est un énorme facteur limitant puisqu’il prive de feedback constructif. Exactement comme l’état d’esprit “fixe” (fixed mindset) que je décrivais dans cet article.

Il n’y a pas plus aveugle que quelqu’un qui ne veut pas voir ! (Fresque par ADOR)

Comment sortir de ce cul-de-sac cognitif ?

Par la curiosité !

C’est ce que démontrent les connaissances actuelles. Selon Richard-Emmanuel Eastes, chimiste et docteur en sciences cognitives cité par François Taddei, la pratique d’expériences contre-intuitives permet de modifier les réseaux de neurones ! En effet, nos réseaux neuronaux, comme toute matière, peuvent être figés. C’est également le postulat chez Gallup pour affirmer que le résultat du test CliftonStrengths est assez stable si vous le faites plusieurs fois (déjà le faire une fois, c’est très bien !).

Gallup et Richard-Emmanuel Eastes s’accordent sur le fait qu’il faut dépenser beaucoup d’énergie pour modifier ses réseaux de neurones. Toutefois le chimiste avance un argument qui m’a fait réfléchir. Dans le cas de la matière “inerte”, la température est le facteur qui va déclencher la modification du réseau moléculaire. Dans le cas du cerveau, on peut faire une analogie avec le modèle de régulation d’une protéine nommée “allostérie”. Selon ce scientifique, la curiosité est donc un élément essentiel à la plasticité du cerveau et peut en modifier le réseau !

La curiosité, une qualité primordiale !

Je repense donc à ma discussion à Londres avec mes collègues coachs dont j’ai relaté le contenu ici. Comme j’ai développé énormément ma curiosité et mes connaissances dans des domaines dont j’ignorais tout jusqu’à présent, je voudrais savoir si cela peut avoir un impact sur mes résultats de test CliftonStrengths…Je vais donc prochainement le repasser, histoire de voir si la suggestion de mes collègues coachs se vérifie. Je vous en parlerai dans un autre article…

Aujourd’hui, nous savons que la curiosité n’est pas un vilain défaut mais une qualité essentielle. François Taddei nous le confirme en nous exhortant à se “poser des bonnes questions” plutôt que d’accumuler des connaissances qu’un Smartphone peut vous restituer plus sûrement et en quelques millisecondes. J’avais déjà lu des idées excellentes sur “Apprendre à apprendre” dans le livre d’Olivier Roland. Si vous n’avez pas encore lu le livre “Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études” alors il est temps de le commander !

Retour de flamme

Lorsque je parle du test et de l’importance, à mes yeux, de connaitre et développer ses forces, j’obtiens souvent des réactions contrastées. Parfois même violentes, alors qu’il n’y a aucun enjeu dans la discussion. Dans ces moment-là, il y a peut-être un effet “back fire” (retour de flamme) comme dans l’expérience des électeurs Républicains aux États-Unis…

Comme le monde évolue à vive allure nous devons nous adapter en permanence. Le seul moyen d’éviter le retour de flamme est de progresser chaque jour dans nos connaissances. La première des connaissances à travailler est celle de soi ! Mieux se connaitre pour avancer en confiance. C’est pourquoi je vous recommande, encore une fois, de vous tester avec le CliftonStrengths. Vous verrez, votre “retour sur investissement” sera excellent si vous continuez d’apprendre !

Que les Forces soient avec Vous !

Guillaume Le Penher

Voici les livres mentionnés dans cet article. Autant être clair avec vous, si vous les commandez en passant par ce lien, le prix sera le même mais je toucherai une petite commission qui m’aide à entretenir ce blog.

Quel est réellement votre “état d’esprit” ?

Lorsque j’ai récemment écris l’article intitulé “Les 3 livres qui ont changé ma vie”, ma trilogie était parfaite… Jusqu’à ce jour où mon collègue et ami Stephan Schulte m’a offert “Mindset : a new psychology of success”… Depuis, il m’est impossible de voir les choses sous le même angle !

MINDSET

“Mindset”, c’est notre état d’esprit, notre mentalité. L’auteure de ce livre, Carol S. DWECK, Ph.D, s’appuie sur de longues recherches en psychologie menée entre autre à l’université de Stanford en Californie. Elle s’est penchée dès ses premiers travaux sur la manière dont les enfants faisaient face à un problème difficile. A l’aide de puzzle plus ou moins compliqués, elle scrutait leurs réactions. Sa surprise fut totale quant elle comprit la profonde différence entre ceux qui appréciaient le challenge et ceux qui se lassaient ou évitaient la difficulté !

Comme elle l’explique dans un très bel anglais (qui fut aussi un challenge pour moi !), la réponse tenait en un seul mot : Mindset ! Voici tout l’enjeu de ce livre passionnant.

D’après vous, combien de “Mindsets”, d’états d’esprit différent, a-t’elle identifié au cours de son travail ?… La réponse est simple, seulement 2 ! Le “Fixed Mindset” et le “Growth Mindset”.

Pour ceux d’entre vous qui ne sont pas vraiment “English Friendly”, on pourrait traduire ces expressions par “état d’esprit fixe” et “mentalité de croissance ou développement”.

Activité cérébrale face à un problème. Publié par Chad Chandler, Stanford. Department of Psychology

Seulement 2 mentalités…

Pourquoi est-ce si important de connaitre et de comprendre les différences entre ces 2 états d’esprit ?

Pour répondre à cette question, je vais faire un parallèle avec le chemin des “Forces”. Que vous passiez le test de GALLUP ou celui du VIA INSTITUTE, vous obtenez un profil de talents bruts qui vous est propre. En appliquant le raisonnement développé par Carol S. DWECK, nous sommes face à 2 types de comportement face aux résultats.

  1. État d’esprit fixe  (Fixed Mindset) : “Voici mes résultats ! Je suis donc Analytique, je suis Focus, je suis empathique, etc. Ce sont des dons que j’ai reçus à la naissance, je ne peux pas y faire grand-chose.” La conséquence directe est une vision statique et factuelle.
  2. Mentalité de croissance (Growth Mindset) : “OK ! Voici mes résultats. Maintenant, que puis-je faire avec ? Comment cela peut-il m’aider à me développer ?…” Ici, la vision est dynamique.

Vous commencez à entrevoir les conséquences dans tous les secteurs de la vie…

FIXED MINDSET

A travers de nombreux exemples, Carol S. DWECK développe sa vision des choses avec franchise ! Elle aussi, elle a pu avoir des comportements issus de l’état d’esprit fixe. En toute honnêteté, je dois moi aussi vous dire que j’ai souvent pensé de cette manière par le passé ! Il paraitrait selon certaines sources que ce soit encore le cas parfois… C’est d’ailleurs bien pratique pour éviter les questions sensibles ou avoir des certitudes immuables sur certains sujets 😉 ! “C’est comme ça !” Cette mentalité m’apportait aussi de la confiance en moi…

Lors de ma séance de supervision de coach de Gallup à Londres, j’ai pu analyser cela en profondeur. A l’aide des connaissances apportées par ce livre et grâce à mes collègues coachs européens, j’ai établi un parallèle saisissant entre ma relative perte de confiance en moi et l’évolution de ma mentalité du “fixe” vers le “développement”.

Il y a deux précisions capitales que Carol S. DWECK apporte. D’une part, rien n’est figé ! Nous pouvons tous changer notre état d’esprit. D’autre part, nous ne sommes généralement pas tout l’un ou l’autre. Les deux états d’esprit peuvent cohabiter. Prendre conscience de l’existence même de ces différentes mentalités nous place déjà sur le chemin de l’évolution.

Si vous prenez du temps pour lire mes articles, quelque chose me dit que vous êtes aussi sur ce chemin positif…

Des conséquences en cascade

Une grande part de ce livre détaille des exemples précis dédiés aux parents, aux professeurs, aux étudiants ou aux coachs. Tous les secteurs de notre vie sont impactés par notre état d’esprit. Ces nombreux exemples nous aident à mieux analyser comportements et réactions.

Publié par Chad Chandler, Stanford University.

De l’échec scolaire aux violences conjugales, on peut trouver derrière ces situations les conséquences délétères d’une mentalité fixe… Pour encourager l’état d’esprit de développement chez nos enfants Carol S. DWECK nous livre par exemple de précieux conseils.

Si mon fils me dit qu’il est un champion de tennis, je peux lui répondre que les champions sont ceux qui travaille le plus dur (par opposition aux “dons du ciel”…) et qu’il peut devenir un champion ! Ou si ma fille me dit qu’elle s’ennuie en cours de Breton, que c’est trop facile, je lui demande comment elle pourrait apprendre et travailler plus, la pousser à inventer des solutions créatives. Ce genre de rhétorique encourage les enfants à faire face aux challenges et aimer cela, quitte à apprendre encore plus d’un échec !

Quels indices ?

Et vous ? Partagez-vous quelques-unes des assertions ci-dessous ? Êtes-vous plutôt “Growth” ou “Fixed” ? Soyez sincères !

    1. Le monde doit changer, pas moi, je suis déjà au max !
    2. Le monde est aveugle : il ne se rend pas compte de mes talents. C’est trop injuste !
    3. L’intelligence et les talents sont innés. Certains en ont beaucoup, d’autres peu. Il y a peu de chance que ça change…
    4. Je suis nul en math !
    5. Après un échec ou un rejet, je me sens souvent amer, jugé ou revanchard
    6. Je me sens souvent mal à l’aise et j’ai peur d’être jugé en société.
    7. Je déteste recevoir des leçons ! je sais ce que j’ai à faire !
    8. Celle-là, c’est vraiment une tête : Elle est hyper intelligente !
    9. C’est trop dur, je vais lâcher l’affaire:(
    10. J’aime pas trop les challenges… La compète, c’est pas pour moi !
    11. Pfff ! Même si je bosse à fond, je ne parlerai jamais anglais correctement. Cela ne sert à rien d’essayer.
    12. De toute façon, c’est toujours les autres qui gagnent les concours. Et puis c’est souvent les mêmes…
    13. Et puis quoi encore ? Vous n’allez quand même pas me critiquer, non ? De toute façon je ne m’excuserai pas, c’est une question de principe madame !

Définitions

On pourrait étendre encore cette liste mais je pense que vous avez saisi le principe ! J’y ai glissé quelques pépites me concernant encore il y a quelque temps (impossible que ça m’arrive à nouveau ;)). Ce sont des paroles qui reflètent un esprit fixe. Voici la description complète des deux états d’esprit résumée dans un schéma très clair à la fin du livre :

Graphique de Nigel Holmes
  • Dans la mentalité fixe

    Lintelligence est figée, statique. Cela conduit à vouloir également paraitre intelligent et par conséquent avoir tendance à : éviter les challengesêtre défensif ou abandonner facilement face à un obstacle ; ne pas valoriser les efforts, penser qu’ils sont inutiles ; refuser ou ignorer les critiques et les retours négatifs ; se sentir menacé ou jaloux du succès des autres… Le résultat est qu’on ne développe pas notre plein potentiel, que nous talonnons plus vite dans nos compétences.

 

  • Dans la mentalité de croissance

    L’intelligence est en perpétuel développement. Le moteur principal est le désir d’apprendre. En conséquence, nous avons tendance à : aimer les défis, repousser sans cesse nos limites ; never give up, never surrender, se battre jusqu’au bout ; penser que l’effort est le chemin qui mène à l’excellence ; que l’on apprend toujours des échecs et des critiques ; que le succès des autres est aussi inspirant qu’instructif… En résultat, nous atteignons les plus hauts niveaux d’accomplissements.

Quelques personnalités

Au fil du livre, Carol S. DWECK nous parle des vies de personnalités politiques, économiques ou sportives tout autant que de son propre cas ou bien de parfaits inconnus… Parmi tous ces caractères, je retiendrai chez les esprits “fixes” le champion de tennis John Mac Enroe. On peut être champion un temps et être “fixe”. Ces défaites n’étaient pas de sa faute car il se considérait lui-même comme très talentueux. Non, il fallait y voir une mauvaise digestion, un arbitrage calamiteux, une raquette en dessous de son talent ou un vestiaire trop modeste…

En restant dans le domaine sportif, chez les “growths” on peut citer Serena et Venus Williams ou Michael Jordan. Ou même Tiger Wood qui prouve qu’après des frasques sexuelles, des opérations successives au dos et une longue traversée du désert il est encore capable de redevenir un champion (même si je ne comprends pas grand-chose au golf…:/)… Bien sur, il y a un autre facteur : la volonté ! J’ai déjà abordé le sujet passionnant de la volonté dans cet article qui résume le livre de John Tierney et Roy F. Baumeister.

Changer !

La volonté elle-même est sujette à deux interprétations selon notre état d’esprit. En avoir ou pas ? Carol S. DWECK nous dit que “la volonté a besoin d’aide” ! Comme un alcoolique, nous devons absolument nous désintoxiquer car nous avons souvent baigné depuis notre tendre enfance dans un état d’esprit fixe. Nous “sommes des être humains inachevés et notre propre clé pour comprendre comment faire mieux la prochaine fois” nous dit l’auteure.

Changer notre état d’esprit, ce n’est pas comme lorsque nous sommes malade nous explique-t-elle. On n’arrête pas le traitement dès lors qu’on pense que les symptômes ont disparu ! Ce changement ne se fait malheureusement pas en mettant en place quelques petites astuces glanées ça et là ! Nous devons pour cela adopter une vision des choses en totale contradiction parfois avec nos habitudes. Passer de “juger et être jugé” à apprendre et aider à apprendre”. Cela demande du temps, des efforts et un soutien mutuel. Faire cela à deux est toujours plus efficace.

Et puis, toujours sous les conseils de Mme Dweck et des dizaines de chercheurs qui ont travaillé au fil du temps avec elle, posons des questions qui nous pousse à développer notre mentalité :

  • Quels sont les possibilités d’apprentissage et de développement aujourd’hui ? Pour moi-même, pour les autres autour de moi ?
  • Où quand et comment vais-je démarrer mon prochain plan ?
  • Comment puis-je continuer à me développer ?…

Allez, je m’y mets ! Et vous ?…

“Que les Forces soient avec Vous !”

Guillaume Le Penher

PS : J’ai entre-temps trouvé la traduction française par Jean-Baptiste Dayez que vous pouvez commander ici.

Si vous ne voulez pas lire le livre et que vous souhaitez en savoir plus, regardez le diaporama de Chad Chandler.

La parentalité basée sur les Forces

Strengths Based Parenting,

la parentalité basée sur les Forces

Strengths based Parenting : Developing your children’s innate Talents

De Mary RECKMEYER (with Jennifer Robison)

Gallup Press, 2016

Le livre contient 2 codes pour accéder au StrengthsFinder (adultes et jeunes de plus de 15 ans) et StrengthsExplorer (enfant de 10 à 14 ans). Ces test sont accessibles en ligne. Malheureusement, le test pour les enfants (StrengthsExplorer) n’est pas encore disponible en français.

Mary Reckmeyer

Qui est plus légitime que Mary Reckmeyer pour parler de la parentalité basée sur les forces ? En effet, Mary est la fille de Donald Clifton, le fondateur du StrengthsFinder ! Il a mis en pratique au sein de sa famille ses découvertes autour de la psychologie positive. Mary a donc vécu de l’intérieur les bienfaits des méthodes de son père et du développement des Forces. A l’âge adulte elle s’est naturellement penchée à son tour dans la recherche et la transmission de méthodes éducatives positives.

Mary Reckmeyer est Docteur en psychologie, Directrice exécutive du centre de recherche et développement sur l’enfance chez Gallup à Omaha, Nebraska. Elle a déjà aidé des centaines de jeunes à construire leur vie en se basant sur leurs forces. Le centre qu’elle a développé sert de modèle pour de nombreuses écoles américaines et de lieu de formation pour les professeurs. Elle a également interrogé plus de 2000 enfants, adolescents, parents et professeurs pour ses études. Mary Reckmeyer est la co-créatrice du test StrengthsExplorer pour identifier les talents des enfants.

Tous uniques !

Présenté de cette manière, la vie de Mary parait simple et idyllique. Élevée avec respect et positivité dans une famille qui place les talents naturels au centre du débat. Plus tard, à la naissance de son premier enfant, elle déchante complètement ! Sa calme assurance la quitte soudainement face au raz de marée permanent créé par son bébé… Il lui faudra attendre l’arrivée de son second enfant pour commencer à entrevoir que tout n’est pas de sa faute : chaque enfant a sa propre personnalité ! Quelle découverte bouleversante et déculpabilisante ! Pour autant, cela ne veut pas dire que tout est prédéterminé. Elle apprendra auprès de ses 4 enfants que nous avons tous des manières particulières de ressentir, d’agir et de se comporter. Mary parle à ce sujet de “pré-câblage”.

Je suis comme ça !

Heureusement le pré-câblage ne détermine pas tout…

Le “pré-câblage” du cerveau n’est pas pour autant un déterminisme rigide. Il n’y a aucune fatalité bien au contraire. Toutes les études personnelles ou relatées dans ce livre Strengths Based Parenting mettent en lumière une dualité entre la personnalité intrinsèque de l’enfant et l’environnement social, le niveau de cognition et le type de pédagogie. C’est un tout indissociable !

Super ! Mais comment fait-on pour transformer ces belles paroles en actes ? Ceux d’entre vous qui sont parents savent que le quotidien de la famille, c’est une autre paire de manche. Encore plus pour les nombreuses familles monoparentales où toute la charge économique et éducative repose sur une seule paire d’épaules…

Voir le meilleur en eux

C’est tout le paradigme de ce livre. Mary Reckmeyer nous accompagne pour devenir ceux qui verront chez nos enfants ou ceux des autres le meilleur en eux. Le but de l’éducation n’est pas de formater des adultes tous identiques mais plutôt de forger des personnalités en accord avec elles-mêmes. De mettre en avant la diversité des talents, des convictions, des engagements, des passions… Voilà la richesse de l’humanité depuis toujours ! Alors pour parvenir à ce résultat, il faut se baser sur nos propres forces et développer celles de nos enfants.

Par l’écoute et l’observation, on peut distinguer assez tôt les motifs comportementaux de nos enfants. Facilité à tisser des relations au parc, créativité dans les jeux, attrait pour telle ou telle activité, personnalité calme ou affairée en permanence… Tout cela nous renseigne très tôt sur leurs penchants naturels. C’est dans ce vivier d’aptitudes que ces futurs adultes trouveront les ressources les plus utiles et efficaces pour se développer !

Strengths Based parenting

Ce livre est avant tout un manuel d’idées et de connaissances que nous devons adapter à chaque cas particulier, c’est-à-dire à chaque parent et enfant. En 7 courts chapitres (90 pages au total) Mary Reckmeyer brosse le tableau inspirant du développement des forces : les nôtres puis celles de nos enfants. Elle ne donne pas de directives, elle nous incite plutôt à trouver une voie personnelle. En effet, pour préparer les enfants au succès il faut pouvoir se reposer sur nos propres forces puis identifier celles de nos enfants (grâce au test StrengthsExplorer). Elle explique ensuite inefficacité du modèle d’éducation basé sur les faiblesses, le modèle dominant depuis longtemps. Étant elle-même mère de 4 enfants, elle se garde bien de donner des leçons aux parents ou aux éducateurs (“There’s no right way to parenting !”).

Un autre chapitre intéressant est consacré aux écoles. Comment intégrer le modèle de développement basé sur les forces dans ces institutions ? Quel impact cela peut avoir sur les relations adultes / enfants ?

Exploiter notre potentiel

La majeure partie du livre Strengths Based Parenting est consacrée aux résultats des tests adulte et enfant. Ces connaissances et éclairages sont précieux pour percevoir l’impact de chaque thème identifié par les tests. Tout l’enseignement de Mary Reckmeyer dans ce livre repose sur la connaissance, la revendication et l’utilisation de nos talents naturels et de ceux de nos enfants. C’est pour elle la clé du succès.

Tout au long des chapitres introductifs, elle nous raconte des histoires touchantes, inspirantes et pertinentes qui m’ont confirmé la puissance et la simplicité des outils développés par Gallup. J’y pense chaque jour et c’est un levier incroyable pour se développer. Ce qui est encore plus fort, c’est qu’en intégrant cette philosophie dans notre vie familiale, nous voyons chaque jour grandir les bénéfices de cette approche : relation, confiance, perspectives, réduction du stress…

Merci Mary Reckmeyer !

Que les Forces soient avec Vous (et vos enfants !)…

Guillaume Le Penher

PS : Si vous avez besoin d’aide pour atteindre le site français du test Gallup StrenghtsFinder, suivez ce lien vers mon tuto.

PPS : Les liens vers Amazon contenus dans cet article sont des liens commerciaux. Si vous passez par ces liens pour acheter le livre, vous ne paierez pas plus cher mais une petite commission me sera reversée pour m’aider à entretenir ce blog. Merci !

Le Pouvoir de la Volonté

Fiche de lecture

 

livre le pouvoir de la volonté
Le pouvoir de la Volonté

Le Pouvoir de la Volonté

de Roy F. Baumeister et John Tierney

édité par Flammarion, collection Clés des Champs, 2017

 

Pourquoi lire ce livre ?

Je vais être direct : ce livre est un des meilleurs que j’ai pu lire ces derniers temps ! Pourtant, avec une moyenne de 2 à 4 livres de développement personnel par mois, les auteurs et les concepts s’enchainent. Ma soif de connaissance n’étant jamais rassasiée (mon côté Input !), j’aurais pu remettre ce livre sur l’étagère et passer au suivant…

Et bien non ! Il est toujours près de mon lit ou bien à côté de moi à table. Il me suit au bureau car je m’y réfère souvent afin de comprendre différents concepts abordés par les auteurs. Son sous-titre est comme la promesse d’un pays merveilleux à mes yeux : “La nouvelle science du Self-control”…

Une genèse cocasse !

La rencontre entre John Tierney, journaliste scientifique au New York Times, et Roy Baumeister, professeur de psychologie à l’université de Floride vaut à elle seule son pesant de cacahuètes !

En effet, le journaliste Tierney était aussi un acheteur compulsif ! Il ne pouvait s’empêcher de succomber à la tentation d’acquérir tout un tas d’objets inutiles mais tellement attirants… Chaque fin de mois, le même schéma se répétait : il recevait avec horreur son relevé de carte de crédit qui indiquait un compte nettement débiteur. Il décida alors d’aller consulter le labo du Professeur Baumeister à Stanford pour en finir avec ses découverts bancaires.

Il fut alors soumis à une batterie de tests et même d’IRM. L’équipe de Baumeister a étudié le cortex insulaire du journaliste lorsqu’il s’apprêtait à craquer pour un nouveau gadget ou quand on lui présentait sa dernière facture de carte de crédit…

Finalement, la prodigalité de Tierney a eu du bon ! Elle nous permet aujourd’hui de tenir entre nos mains un excellent outil de développement personnel. Il semble que depuis cette première rencontre, John Tierney a réussi à augmenter son self-control grâce aux techniques du professeur…

Des expériences incroyables !

régime et volonté
Où l’on apprend que l’on ne maigrit qu’une seule fois dans sa vie, peu importe le niveau de volonté…

L’écriture vivante de John Tierney, journaliste scientifique au New York Times apporte une fluidité à la lecture. Cela nous permet d’enchainer les expériences de Baumeister dans des domaines très variés (addictions, habitudes, gestion de l’argent, régime…) en restant captivés du début à la fin ! Finalement, j’ai lu ce livre avec une tension digne d’un polar ! j’ai tressailli en lisant les défis insensés de David Blaine : se faire enfermer dans un cercueil pendant une semaine en ne consommant que de l’eau, passer 63 heures sans dormir dans un énorme bloc de glace à Times Square ou encore, rester cloitré dans un cube de plexiglas hermétiquement clos pendant 44 jours, en jeûnant, suspendu au dessus de la Tamise !

Durant cette lecture, j’ai aussi appris que la volonté n’avait rien à voir avec la réussite d’un régime. Avec Oprah Winfrey, on mesure l’écart entre notre vie moderne et notre biologie datant, elle, de près de 100 000 ans !

J’y ai découvert la violence du SPM. Le syndrome pré-menstruel vécu par certaines femmes a des conséquences récurrentes et parfois dramatiques dans leur vie…

On souffre également avec les Alcooliques Anonymes. Quant au calvaire d’Eric Clapton qui passe en voiture un soir devant un pub…

Le pouvoir du glucose

Cela revient comme un leitmotiv tout au long du livre : le taux de glucose dans le sang et le lien avec le niveau de volonté. Nous ne parlons pas de manger du sucre ou d’un problème de diabète. Baumeister et ses élèves, à travers leurs recherches, ont mis en évidence ce rapport improbable. Plus le taux de glucose dans notre sang baisse, plus notre niveau de volonté est faible !

L’impact de cette découverte dans notre vie quotidienne et professionnelle est immense ! Comme l’histoire de ce juge de la liberté aux États-Unis qui recalait 3 fois plus de demandes de remise en liberté conditionnelle lorsque l’heure du repas approchait. Son faible niveau de glucose lui interdisait inconsciemment de prendre des risques !

L’alcool et les drogues réduisent ce taux, nous rendant encore plus faibles face à la tentation…

Quelle est la parade à la baisse du taux de glucose suggérée par l’équipe de Baumeister ? S’alimenter correctement, avec des sucres lents de qualité. Privilégier des aliments salés au petit déjeuner, des fruits secs. Ne pas grignoter mais prendre une petite collation toutes les 2 ou 3 heures selon notre niveau d’activité.

Cette seule révélation du taux de glucose est d’une valeur inestimable pour la compréhension des mécanismes qui nous régissent.

Conclusion

Voilà pourquoi je relis en permanence des passages de ce livre ! Le mécanisme du taux de glucose et son rapport à la volonté me fascine. Les auteurs nous livrent également des clés précieuses pour améliorer notre développement personnel. A travers les nombreux thèmes abordés, nous pouvons comprendre les enjeux des neurosciences (qui sont très à la mode aujourd’hui) et de la psychologie comportementale.

Les stratégies dévoilées dans ce livre vont dans le même sens que le développement de nos Talents Naturels en Forces. J’ai souhaité partager la lecture de ce livre avec vous car il nous apprend à renforcer notre self-control. En contrôlant mieux notre volonté, nous gagnons en confiance personnelle. Ce capital-confiance est indispensable pour atteindre nos buts !

J’espère que vous aurez autant plaisir à lire ce livre que j’en ai eu à partager ce résumé avec vous !

Vous pouvez commander le livre : “Le pouvoir de la Volonté “ sur Amazon ou chez votre libraire préféré.

 

Que les Forces soient avec vous !

Guillaume Le Penher

PS : Je veux être honnête avec vous et vous informer que le lien vers Amazon est un lien sponsorisé. Si vous achetez le livre via ce lien, je toucherais une petite commission qui m’aide à entretenir ce blog. Cette commission n’augmente pas le prix que vous payez. A bon entendeur !